logo : La relation cheval cavalier

Lettre a mon cheval

La relation cheval cavalier

Lettre ouverte à notre ami, le Cheval !

 

Cette newsletter est une Tribune ouverte à tous, et sur tous les sujets,
pour l’intérêt du Cheval et de ses passionnés.

 

 

 

Génial (++) - Bien (+) - Pédagogie (-/+) - Bof (-) - Oups (- -)

 

 

L'ECHO de FONTAINEBLEAU

Petit résumé des faits marquants de la Grande Semaine de l’Elevage. Pour se faire en fin de chaque après-midi, j’échangerai par téléphone avec des connaissances de toutes les régions de France :

 

SAMEDI 31 AOUT - DIMANCHE 1 SEPTEMBRE

+ A l'unanimité, très beau week-end, très bonne organisation, beaux tracés,
terrains spomtueux...

- La réception SHF a fait pâle figure avec  ses " 3 tables, 3 cacahuètes
pour 500 personnes " !

 

LUNDI 2 SEPTEMBRE - MARDI 3 SEPTEMEBRE

+ Terrains fantastiques…

+ Tracés fautifs mais sans aucun piège…  

+ Très bonne organisation (avec des chefs de paddock plus compréhensifs des retards)…

+ Moins de chevaux, moins de cavaliers…

+ Commerce pour les bons chevaux à vendre quelque soit le résultat…
 

- Buvette aux prix exorbitants…

- Paddocks profonds l’après-midi…

- Tristesse dans les stands

- Ineptie des S.F. du genre Parco x Coddex
 

 

MERCREDI 4 SEPTEMBRE

+ Gens heureux sous le soleil, l’aboutissement d’une année de travail ;

+ Des parcours de 4 ans bien faits avec des cuillères moins profondes pour préserver un côté sélectif ;

+ Une activité commerciale sur les bons chevaux à vendre.

 

? Peu d’intérêt des 4 ans à Fontainebleau

 

- Etalons de 4 ans approuvés après testage « ne représentent rien » sauf exception !

- 2 cavaliers sur 6 appelés rentraient avec leurs 4 ans, préférant ne pas mettre dans le rouge leurs bons 5 et 6 ans, les ayant valorisés tranquillement dans un mixte Formation/A la saison écoulée : « Les chevaux qui vont mal sont des chevaux mal entraînés ou mal engagés, c’est toujours une histoire d’Homme ! »

- Pas de listing de départ des 7 ans

- Pas de parking à proximité pour les propriétaires  !!!!
- Une majorité de chevaux moyens ;
- Rond de longe fermé avec une chaîne !!
- Trop de poussière à proximité des boxes : arrosage à prévoir

 

JEUDI 5 SEPTEMBRE

+ Terrains et tracés top, parcours bien faits sont toujours très appréciés
 

? Difficulté à suivre des épreuves « fleuves » sur plusieurs pistes
 ? Epreuve à 8h n’est plus la même que celle à 19h30
 

- Chevaux qualifiés avant la clôture des engagements et qui ne sont plus qualifiés après !
- Polémique autour de l’encouragement « style » à un étalon en défense et sautant 1m au-dessus des obstacles de 4 ans, barré, noté 17 (Petit Parquet) ; "calme mais nul" sur le Grand Parquet ! Arnaque pour soutenir un système Top Price et la vente de saillies auprès d’éleveurs non avertis car les indices maquilleront la réalité.

 

 Du VENDREDI 6  au DIMANCHE 8

Finale des 7 ans
J'ai observé les 20 meilleurs couples de la finale des 7 ans grâce à Canal SHF. Le couple gagnant n'a jamais failli en répétant tous ses sauts dans la fluidité, le respect et l'équilibre, c'était beau, et notamment lorsque la performance couronne une souche vivante.
J'ai moins apprécié de nombreux chevaux se faire sanctionner dans des combinaisons,  courtes. Renseignements pris, les épreuves étant moins éprouvantes cette année, le tracé technique avec le profil de la piste et la disponibilité des chevaux ont permis de faire la différence. Le souhait des cavaliers a été entendu, c'est toujours mieux.

 

Finale des 5ans Femelles
Les cavaliers ont apprécié les tours de qualification comme personnellement la quinzaine des derniers partants de la finale. De belles présentations.
 

Finale des 5ans Mâles & Hongres
Ce qui vaut aux femelles vaut à cette catégorie, la sélection à la finale a été bien faite. J'ai même cru observer (à confirmer) un plus grand nombre de "Trajectoire + Force + sang" dans cette catégorie.

MORALITE : On sait sélectionner pour la finale sur une qualité d'ensemble moyenne. Pour optimiser les ventes, développer et satisfaire le marché amateur et pro, il faudrait dissocier deux lots* précédemment la sanction, le choix d'une consolante a été préférée.
*Je sais que cela passe par l'éducation de l'éleveur, mais un jour il va bien falloir  y venir si les institutions souhaitent son possible retour sur investissement ! On se plaint de l'importation de chevaux mais rien est fait pour mettre en valeur la catégorie Amateur, côté chevaux comme cavaliers ! L'envolée des importations n'est pas le fait du haut niveau...

 

Finale des 6 ans
J'ai beaucoup apprécié le tracé qui nécessitait d'avoir une équitation fluide et des chevaux disponibles (relâchés), le tracé dans son ensemble était fautif.
Pour la sélection de cette finale, c'était parfait ou plutôt la morale marche pour toutes les générations.

Ce championnat, malgré l'écartement des chevaux "autres que SF", a failli être gagné par deux chevaux 100 % de sang étranger :
- Cassini II  X  Burggraff
- C Indoctro  X  Adelfos

Je suis toujours partagée par ce choix fait par la SHF, c'est l'ANSF qui aurait du prendre le taureau par les cornes et dresser un tableau directif pour aider les petits éleveurs à devenir des éleveurs. Ce sera le thème repris dans la newsletter d'octobre : A quoi joue la SHF... les instituions ? Ce sujet offrira l'occasion de mener un débat interactif.

Conclusion
La SHF est un super organisateur. J’ai du mal à apprécier la présence du marché SHF au Mans, une semaine après la Grande Semaine de l’Elevage et les ventes Fences ! Je dirais même que cela m'inquiète...

Il semblerait préférable de dégraisser le mammouth et de lancer des signes positifs :
1. Faire un comparatif des coûts de chaque concours SHF  et analyser les différences. Il semblerait présenter des budgets bien différents !
2. Revenir aux prix des engagements 2012

Si la différence des gains entre étranger et SF se régularisera par la voie de la justice, Il y a une problématique de fond (associée aux autres choix) sur sa discrimination, car le travail d’orfèvre est mis en exergue ou ressenti comme cela. Je ne dis pas qu’il ne doit pas être fait, surtout qu’il a été fait au mieux pour que les bons chevaux puissent être présents au Grand Parquet, mais que ce travail devrait être fait à la base par l’ANSF. En effet, il me semble déjà aberrant que les "petits" éleveurs, la majorité, testent les jeunes, les bébés étalons français (à la préférence d'étalons CONFIRMES PAR LEUR PRODUCTION) donc, je ne parle pas de ceux de l'Europe !!  Le choix SHF est non pédagogique pour les petits éleveurs et frustrant pour le haut niveau, qui a "obligation d'investir dans le meilleur pour vivre du savoir faire de valorisation" ! A suivre car cette politique n’éduque pas mais sanctionne. Rappelons que les marchands étrangers ou les investisseurs français ne viennent pas à Fontainebleau pour acheter des chevaux qui sauteront 1m30…

 

 

 




 

Je vous remercie de votre attention portée à cette newsletter dont les statistiques quotidiens prouvent que ce genre d'information est recherchée.


 

2. CoupS de cœur (++)

3. Flop (-) … Top (+)

4. Choix d’un maître de stage et ses problématiques (-/+)

5. Canada  (-/+)

5Bis. Education… Passion… Fidélisation… (-/+)

5Ter. Monsieur S. Lecomte (-/+)

6. 7 Galops, limite de l’expertise fédérale en 1996 (-/+)

6Bis Problématiques récurrentes en centre équestre (+/-)

6Ter. Aide pédagogique (++)

7. Piroplamose (-/+)

8. Audit des Courses (++)

9. Le savez-vous ? (++)

10. Enrênement Shetland (++)

11. Des émotions plein les yeux (++)

12. Elevage & Echographie (++)

13. Stages & Formateurs BPJEPS (++)

14. Elevage : pères (+++)

15. Comparatif « Courses & Sports équestres » (++)

16. L’union donnela force d’être entendu ! (-/+)

 

 

2. CoupS de cœur (++)

par Adeline Cancre(Tout public)

 

Extraordinaire coup de cœur à Trouville sur Mer : http://youtu.be/WJzoE-XpDf8

 

Mes coups de cœur de la rentrée vont aux petites structures que j’ai visitées dernièrement :

 

A Lan Pen Hoat aux portes de Morlaix, Jennifer Oison enseigne en cours particuliers afin de proposer une offre complémentaire à celle plus conventionnelle des centres équestres : http://www.larelationchevalcavalier.com/?C=Methodes/Detail_centres_equestres&Pop=1&ctreq=85

 

A La Chapelle Cécelin aux portes deVilledieu les Poëles, Caroline Desmottes enseigne entre autres la discipline de l’attelage, ce qui me semble très important pour développer l’image du gentleman meneur cheval sur nos routes de France. L’année 2013 lui a permis de dresser des Shetlands en compétition ainsi que des chevaux de propriétaires :  http://www.larelationchevalcavalier.com/?C=Methodes/Detail_centres_equestres&Pop=1&ctreq=88

 

A St Germain des Grois, chez Nathalie Thullier à la Colline aux Poneys, proche de Coulonges les Salons dans l’Orne, j’y reviendrai plus loin car les idées pédagogiques y pullulent !

 

Paradoxalement, chacune de ces adresses rencontre la même problématique, de ne pouvoir devenir tuteur d’élèves BPJEPS (moniteur), car leur nombre de licenciés ne correspond pas au cahier des charges FFE ! Pourtant, elles démontrent de disponibilité et de qualité pédagogique !! Ce qui est navrant, c’est que la variable « nombre de licenciés » ne détermine aucunement l’attention et les compétences que nécessite le tutorat. A quand la sélection d’enseignants investis pour offrir de véritables tutorats ? Cf. point 4.

Malgré tout, rendez-vous dans 5 ans car ces structures gagneront leur place dans le paysage équestre… Il suffit de passer à Brécey pour constater l’évolution depuis 2007. A ce sujet, la Manche, la Normandie, voient se développer de nouvelles structures avec une ouverture d’esprit et un professionnalisme digne de ce pays d’élevage, le savoir être des éleveurs qui font école : Les Berlioz (Elevage de Louvo), Les Janvier (Elevage de Moyon) … Cf. point 5bis. Education… Passion… Fidélisation…

 

 

3. Flop (-) … Top (+)

par Adeline Cancre  (Tout public)


TOP 

Le terrain en herbe de Dinard, quel site !

Si je n’ai pu assister au CSI, j’étais présente au concours des jeunes chevaux. Comme au Pin (61), j’ai observé beaucoup de bons chevaux et de bons cavaliers. Par contre, la formation du cheval amateur commence à se faire rare, l’importation n’est qu’à ses débuts ! Ce qui est quand même assez déconcertant à la croisée de régions d’élevage et ce d’autant plus, lorsque les cavaliers des jeunes chevaux, du grand ouest de la France, ont pris conscience d’une formation continue indispensable…

 

J’encourage tous les jeunes bons cavaliers de jeunes chevaux des régions d’élevage, structurés, à développer ou à s’associer PROFESSIONNELLEMENT à un centre équestre. Il faut évoluer avec les nouvelles donnes, former les « petits » chevaux et les cavaliers sous le même toit, car il y aura toujours plus de chevaux sympas que de grands chevaux, d’autant plus que les grands propriétaires se font comme les chevaux avec le temps. Les institutions vous écouteront lorsque vous n’aurez plus besoin d’eux, triste constat mais c’est la réalité. Evidemment, ce sera trop tard pour elles comme le montre la fin des Haras Nationaux, mais c’est comme cela que le changement s’opère en France !


Les tracés de Mr Xavier TROUILHET étaient top. On peut regretter que l’épreuve du second jour des 5 ans était plus facile que celle du premier jour. Il y avait aussi deux « caramels » dans les 6 ans du premier jour, notamment le premier, l’obstacle Mars qui a occasionné beaucoup de fautes de trajectoire certainement du à trop de difficultés cumulées. Donc, pour être terriblement critique, la préparation pour Fontainebleau pourrait se faire encore un peu plus crescendo…
Les épreuves au chronomètre sur un terrain en herbe étaient instructives car les cavaliers sont restés raisonnables. Je l’avais déjà observé à Dijon en début d’année.

 

Au sujet du chrono, j’ai une suggestion à faire pour aider les chefs de piste dans leur difficile mission :

- Je trouve bizarre de placer le Barème A chrono en seconde épreuve :
a/ La découverte et l’ambiance du terrain se font sur le gros tour, ce qui ne me semble jamais être le cas pour un cheval d’âge ?
b/ Certains cavaliers auraient me semblent-ils un respect plus significatif à l’encontre de leur partenaire, si le tour technique était le lendemain sur entre autres les terrains en sable ?
c/ La préparation du premier jour aurait moins de raison d’être ?

 

TOP 
Fabuleux destin de Léna

http://www.larelationchevalcavalier.com/File/Lena.pdfavec le soutien du Centre Equestre de La Chapelle Cécelin dont j’ai déjà parlé plus haut. Ce sont de ces belles histoires dont j’aimerai que la FFE développe sous forme de mécénat…
 

TOP

J’ai aussi visité un centre équestre avec un cross sur 12 ha vallonnés, cela m’a rappelé mes 12 ans en Angleterre ! Un homme de cheval et cavalier orienté CCE, aussi travailleur que disponible, humain, attentionné, professionnel... Sa cour ne permet pas encore de recevoir le label FFE ! Il est aujourd’hui labellisé par l’Association LRCC : http://www.larelationchevalcavalier.com/?C=Methodes/Detail_centres_equestres&Pop=1&ctreq=90

 

 

FLOP

« Transitions… Soutien du dos – Recul des épaules » !

Observant un essai d’une ponette fraîchement débarquée, assez traumatisée des expériences passées, je remarque dans les transitions d’allures, le recul des épaules de sa cavalière suivi d’une légère avancée des jambes, normal, peu recommandable pour détendre cette sympathique apeurée… A la fin, malgré l’excellent comportement final du couple, je souligne ce petit détail technique. Nous partons découvrir le charmant cross de 12 ha et à notre retour au club-house, Gregory Degouet me tend un protocole de jugement d’une reprise de dressage. Toutes les transitions demandent un soutien du dos et un recul des épaules sinon l’élève est sanctionné !! Comment un règlement français amateur peu demander le contraire d’un règlement international ? Peut être pour aider à placer ce fichu bassin !!!!

 

TOP 
« Cavalière » (pour cavalier aussi) est le magazine pédagogique français par excellence. Paradoxalement, ce n’est pas le mieux achalandé dans les points presse ;  c’est d’ailleurs une amie en début d’année 2012, non cavalière, qui me l’avait signalée...

Le hors-série de juillet – août 2013 présente clairement des exercices d’ajustements basiques. D’ailleurs, je dois y pomper quelques exercices proposés par Nicolas Sanson, qui vont dans le sens de renforcer les circuits neuronaux de comportements Pro dans le but de compléter l’Aide pédagogique, gratuite et disponible, sur le site de l’association LRCC. Si vous ne le trouvez plus en kiosque : magcavaliere@yahoo.fr  Tél. 01 40 21 82 00

 

TOP*****

a. La découverte d’ateliers de Dressage en cours collectif. Excellente idée qui présente de multiples intérêts :

- A chaque atelier se présentent et se succèdent deux couples. Les objectifs sont aussi clairs que simplifiés et permettent de travailler calmement sans temps mort pour les cavaliers ;
- Chaque couple travaille en autonomie, est observé et critiqué par le second, ce qui permet à l’observateur de développer sa mémoire imagée, l’expression et d’apprivoiser le vocabulaire spécifique ;
- Les objectifs précisés et contrôlés à chaque atelier permet de catégoriser et de mémoriser l’information autour de simples apprentissages, qui bien sûr s’automatiseront correctement plus rapidement ;
- Le pédagogue tourne et ajuste les discours…

 

Progressivement en groupe, une prestation individuelle est notée par chaque élève, qui permet d’établir une moyenne… débriefée ultérieurement avec Nathalie :

- « Les notes sont toujours représentatives de la prestation. »

- « Cela ne m’étonne pas, on ne naît pas bon critique, un critique  a appris… Votre manière de faire est tout simplement excellente. Vos enfants écoutent, observent, échangent… L’animation de votre cours est un modèle et votre clientèle est majoritairement parisienne. »

 

Ecouter, entendre, faire, ajuster, observer, dire, critiquer, proposer des astuces constituent le cocktail gagnant pédagogique qui renforce la bonne posture est primordial.

 

b. La seconde idée est tout aussi intelligente, en fin de cours, chaque élève descend de cheval après avoir répondu positivement à une question adressée au groupe.
 

c. Une autre idée est plus commune, quoique ! Tous les cours débutants (½ h ou 1 h) ont un leader confirmé pour faciliter la prise d’équilibre sur les pieds dans la réussite du mouvement. Tout cela se passe à La colline aux poneys (61) : http://www.larelationchevalcavalier.com/?C=Methodes/Detail_centres_equestres&Pop=1&ctreq=92

 

TOP*****
Le manège circulaire pour les débutants ou le rond de longe adapté, c’est idéal. J’en croise de plus en plus dans les petites structures, c’est une véritable aide pédagogique pour faciliter la prise d’équilibre des débutants dans la réussite du mouvement, les échanges enseignant/enseignés, le cours de voltige…

 

 

Pour éviter les FLOP
Vous êtes nombreux à me demander de décrier le travail peu recommandable de certains vétérinaires (et commerçants de mèche). Comme certaines professions l’autorisent, elles tenteraient de faire la loi… En fait, il a semblé préférable de s’écraser craignant les conséquences… mais j’ai l’impression que la non sanction donne des ailes et nuit aux plus courtois ? Il y a des moments où il est certainement bon de rétablir l’ordre des choses afin de restituer un peu de respect. Envoyez-moi votre vécu… Bien sûr, comme à mon habitude, je préserverai l’anonymat des victimes.

 

 

 

4. Choix d’un maître de stage et ses problématiques (-/+) 

par Adeline Cancre (Tout public)

 

Grâce à la coopération des responsables des formations et élèves BPJEPS en Bretagne, j’ai relevé les problématiques essentielles que présente le tutorat dans les formations des Sports Equestres.

 

Premièrement, ces formations bretonnes réalisent des sélections sur les sélections nationales, ce qui est INDISPENSABLE ! L’ENE ne devrait-elle pas recevoir cette responsabilité, sa position géographique assez centrale serait un plus ? Un standard serait observable…

 

A. Côté responsable de formation
Après des essais à vouloir placer les élèves dans des endroits sélectionnés, les responsables ont fini par laisser choisir les stagiaires afin d’éviter de supporter les possibles critiques de challenge impossible à relever. Dans cette nouvelle orientation, un cahier des charges est signé par le tuteur.

 

Si j’ai pour habitude d’utiliser le ratio 80/20, 80 % des tuteurs en France (signataires des cahiers des charges) exploitent seulement ce personnel gratuit et donc, ne les forment pas ! Finalement, 80 % de ces élèves finissent donc par être meilleurs cavaliers qu’enseignants (lorsque la formation à cheval est de qualité), notamment car n’ayant su prendre le recul entre leur formation et celle de leurs élèves, associé à quelques dérives techniques : la fixette sur le bassin, les épaules en arrière au galop, les étriers et les rênes non ajustés, la détente en autonomie, le tout dans un espace trop grand avec essentiellement des débutants… vous assistez à votre plus grand moment de solitude en équitation.

 

B. Côté stagiaires
Pour la grande majorité des futurs stagiaires, la méconnaissance du milieu est réelle et donc, la sélection du tuteur quasi impossible.

 

A la question : Pourquoi avoir choisi cet endroit ? Quatre réponses ont été données par les stagiaires :
- La peur de ne pas trouver (par effet possible d’une future concurrence)
- La proximité
- La peur de l’inconnu
- L’inconnu des fondamentaux et d’une expertise de sélection
 

 

C. Problématiques & Solutions

 

Problématiques

a. Lors des sélections, l’échange est difficile à instaurer par la direction lorsque le niveau de culture équestre des recrutés est si faible.
b. Les meilleurs tuteurs veulent essentiellement former leurs élèves ou les éléments crédibles.
c. Les petites structures compétentes qui auraient le temps de correctement former n’ont pas le droit de le faire ! Il faut un minimum de 100 licenciés + 30 engagements en concours club, au minimum, pour bénéficier de cette responsabilité. Google n’a pas su me confirmer les conditions pour devenir tuteur : Comment autant d’argent anime les formations équestres sans pratiquement aucune information et responsabilité rendues publiques ? !

De mes observations en centre équestre, la taille de l’établissement n’est jamais un gage de qualité : par contre, très favorable aux établissements spécialisés dans les disciplines du CCE, du Hunter et du Dressage (qui d’ailleurs dérivent vers ces disciplines pour préserver le meilleur de la politique fédérale).
 

Sur un long terme, les raisons marchandes fédérales obscurcissent de plus en plus le tableau…

Solutions 
- Il semblerait indispensable de préparer les élèves à sélectionner un tuteur ?

- Le cahier des charges devrait annoncer les visites du responsable de formation dès les 15 premiers jours avec contrôle les 30ème et 60ème jours. Si à chacun de ces contrôles, le cahier des charges n’est pas respecté par le tuteur, l’élève devrait pouvoir rejoindre une adresse sélectionnée par le responsable de la formation ?
- Une liste de tuteurs devrait être tenue à disposition ?
 

Formations et formateurs BPJEPS recommandés par l’Association LRCC

http://www.larelationchevalcavalier.com/?C=Accueil/formationBPJEP_recommandee

 

 

 

5. Canada  (-/+) 

par Adeline Cancre (Tout public)

 

Actuellement, le site La relation cheval cavalier « explose »  à l’international grâce à Internet, c’est une grande satisfaction. Quelles peuvent être les motivations de ce centre équestre canadien à s’inscrire à la newsletter : http://www.equitationsansoucy.ca/home/

 - Les difficultés franco françaises ?
- Les astuces pédagogiques ?
- Les chevaux et poneys à vendre ? Ce serait dommage car je n’ai quasi plus le temps de m’y consacrer… Pourtant, ce témoignage d’un investisseur rencontré en 2012 est explicite, la disponibilité professionnelle autour des pistes est appréciée :
- « Bonjour Mme Cancre, pas de petit tour à Lamotte Poneys cette année, car je ne vois pas d’articles à ce sujet… ? Amicalement, P.R. un « papa poney » !! 

- « Monsieur, cela aurait été un plaisir d’échanger à Sologn Pony, mais je vais me reposer pour me préparer à ma prochaine expédition de 10 mois. Cela va me permettre aussi d’approfondir ma culture des courses sur les hippodromes Deauvillais pour mieux instruire mon comparatif « Courses & Sports Equestres » dans le journal « Le Cheval » à partir d’août ; c’est à dire associer l’utile à l’agréable qui me définit bien !  Comment se portent vos acquisitions ? Amicalement, A.C. la globe-trotteuse qui passera dans le Sud. »…
Le rendez-vous est pris, nous nous rencontrerons lors de mon prochain passage en fin d’année dans le Sud …

 

 

5Bis. Education… Passion… Fidélisation… (-/+)

par Adeline Cancre  (Tout public)

 

Cela fait un certain temps que ce sujet me passe par la tête, c’est les rencontres successives incroyablement investies dans leurs jeunes affaires, ouvertes à la critique, dans les départements de la Manche et de l’Orne, qui cette fois-ci me font argumenter.

Bien sûr, je ne vous apprendrai rien de neuf en vous disant qu’un passionné éduqué (même durement) sera fidèle à sa passion et ouvert aux autres toute sa vie durant. J’ajouterai même que la dureté « professionnelle » a été un renforcement qualitatif. A ce sujet, Alain Janvier me rappelait que son père, boulanger, souhaitait le dégoûter en l’envoyant jeune adolescent chez Jean-Bernard Palmer… opération ratée :

http://www.larelationchevalcavalier.com/?C=Methodes/Detail_centres_equestres&Pop=1&ctreq=89

 

En effet, les difficultés  SURMONTEES ne font que renchérir la passion alors que la consommation dans l’apparence, des années 2000, sonnent le plus souvent l’investissement éphémère. Cependant, les années des examens de bronze et d’argent me semblent avoir été une génération qui a eu la chance d’être plus éduqués qu’endurcis aux forceps ! Cette évolution, les Galops l’ont annihilés, notamment en mêlant le meilleur comme le pire aux Galop 1 et 2 ; le pire étant non modifiable par le niveau des enseignants qui l’ont institué !

 

L’éducation ou la passion contagieuse 

En 2012, Mouna Limayrac rentrait en contact avec l’association LRCC car Google lui avait permis de découvrir la newsletter qui décrivait la vie de son mari et les difficultés de la filière. En m’encourageant dans ma démarche, les échanges de mails m’avaient d’ailleurs fait apprécier un contrat de syndication pour la carrière d’un Cheval de Sport. J’avais promis de les rencontrer car un contrat de syndication sur la valorisation n’a de valeur que si la valorisation est bonne… mais la confiance passe par le contrôle et le contrôle se passe sur le terrain, tout cela prend du temps :

1. Son mari Renaud, cavalier a été un des proches de Marc de Balanda dans le sud, vous conviendrez que c’est mieux qu’une formation FFE…
2. Les éleveurs Limayrac, le Haras d’ Elmy, ont été formés par Yves Berlioz, vous conviendrez que c’est mieux que les formations ANSF… Ultérieurement, j’ai appris qu’Eric Elias comptait aussi parmi leurs amis, c’est mieux…
3. La finale SHF n’est pas un objectif, car seule la valorisation compte à l’heure des vidéos pour la commercialisation…
Comme dirait l’autre, le monde est petit, les chiens ne font toujours pas des chats… La passion n’est pas le fruit de l’apparence, mais celui de l’éducation autour de personnes compétentes dans un objectif commun.
 

Si vous souhaitez partager les joies de la valorisation entres personnes cool, sérieuses, investies pour le Cheval, vous devriez rentrer en contact avec les Limayrac. Le contrat de syndication me semble aussi* l’avenir dans l’élevage du Cheval de Sport, notamment pour les passionnés qui déposent les armes en tant qu’éleveurs : http://www.larelationchevalcavalier.com/?C=Methodes/Detail_cavaliers_jeunes_chevaux&Pop=1&cava=93

*Cette offre à plaisir et risque partagés a uni les passionnés anglo-saxons autour des pur-sangs… que les courses françaises commencent à multiplier. Sachons importer les bonnes idées pour arrêter de subir l’Ecole des Nuls qui agresse un peu plus chaque jour le monde des Sports Equestres : « De plus, en trois semaines, la création de l’écurie des parieurs RMC a permis de lever 500.000 euros à raison de 10.000 parts vendues 50 euros chacune. ».

 

Après cette nouvelle immersion de 2 mois dans l’Ouest de la France et avoir échangé avec le bureau de l’Association LRCC, j’avance officiellement 5 cartes à l’occasion des prochaines élections de la FFE, leurs aménagements seront des conditions suspensives :

 

 

5Ter. Monsieur S. Lecomte (-/+)

par Adeline Cancre  (Tout public)

 

 

Cher Président,

 

Beaucoup de personnes pensent que le système électif fédéral est verrouillé et permettra votre élection à vie au détriment du développement de l’ensemble de la filière. Ce qui est probablement vrai, mais participer à une noble cause est un challenge salutaire, pour dans la continuité, qualifier votre « œuvre ».
D’ailleurs, dire les choses en temps et en heure évitera dans la dernière ligne droite  « nous étions entrain de le faire… ce sont nos objectifs depuis une année… ». D’autre part, je ne marcherai jamais à couvert car celui qui le fait, poursuit… l’ambiance des terrains et l’éducation au milieu des personnes de valeur m’ont façonné ce tempérament, j’en suis fière et d’autant plus que les solutions sont insufflées du terrain : http://www.questions-de-management.com/rationalite-organisation-et-changement/

 

 

Six points sont faciles à mettre en place, dans les deux prochaines années, pour l’intérêt de TOUTE la filière du Cheval :
 

1. Développer un label pédagogique auprès de tous les centres équestres et poney-clubs
(A – B – C).
D’une certaine manière, j’y arrive seule sur un plan national alors régionalement pour une fédération, ça paraît plus simple voire très facile à faire. Très rapidement, les directions s’ajusteront quand ils verront la facilité à proposer un enseignement simplifié et harmonisé, qui permet l’effet boule de neige, constructif, à l’opposé de la non transmission des bases et du concurrentiel des prix d’aujourd’hui. D’ailleurs, la première visite pourrait seulement signaler les labellisés A, les autres bénéficieraient de la seconde visite fixée pour démontrer l’adaptation. Car, une journée d’échanges, quelques astuces démontrées et assimilées sur place transforment un enseignement (sinon vous imaginez bien que je n’aurais pas fait long feu au milieu d’un manège). Donc, un club C peut devenir un club A en une semaine, et régionalement, il est facile de prévoir rapidement la seconde visite :
A, l’établissement démontre de bons cours Galops 5 à 7 et de cours Galop 1 et 2 structurant la réussite du mouvement grâce à l’harmonie du couple ;
B, l’établissement bloque les élèves au Galop 3 et 4 car ses cavaliers ne fonctionnent pas en majorité avec leurs poneys ou chevaux ;
C, les étriers ne sont pas ajustés et les cavaliers bougent les mains comme les jambes, quelque soit le Galop.
 

2. Simplifier les Galops 1 - 2 et le manuel des 4ers Galops
La majorité des centres équestres le réclament… en commençant par un retour aux robes : BAN BIS GAL RP !

3. Simplifier et hiérarchiser les formations
De manière à élaborer une méthodologie du débutant dans le but de tendre vers la possible découverte des disciplines : le dernier Plan FFE de Formation du Cavalier (2012) a achevé vos plus fidèles partenaires !
Donc, si l’élève enseignant reçoit en majorité des cours de débutants, il doit être formé lors du premier examen à faire des cours de débutants. Ce qui est super simple et lui permettra parallèlement de mettre à niveau son équitation sans confondre ses cours et ceux de ses élèves ! Dans un deuxième temps, il poursuivra sa formation. Des formations courtes et précises à cumuler…

4. Redistribuer aux centres équestres labellisés A (souvent organisateur des compétitions),un pourcentage des « 5 » euros perçus par la FFE sur chaque engagement sportif

Dans le but de permettre aux centres équestres A de faire monter des enfants défavorisés et en difficulté scolaire, ainsi développer parallèlement leur sérénité ou vivacité d’esprit et l’image sociale de notre sport dit élitiste ; lorsque les meilleurs socioprofessionnels vivent une forme de précarité entre polyvalences incroyables et horaires insoutenables ! La FFE deviendrait le premier des mécènes du Cheval et lancerait une politique du mécénat et du sponsoring.

5. Apposer une note « style » au barème A ou C

Aux Championnats de Lamotte-Beuvron ainsi que sur les épreuves de plus en plus au chrono… les couples préserveraient la relation cheval cavalier, donc y gagneraient à long terme. Les cavaliers s’imprègneraient progressivement de technicité et sans y paraître élèveraient leur niveau dans une globalité. Bien sûr la critique porterait sur le comportement du cavalier dans les épreuves Club et Amateur jusqu’à 1m10 :

A, parcours fluide voire harmonieux ;

B, parcours démontrant d’une bonne position du cavalier mais avec un tracé ou des sauts irréguliers ;

C, cavalier portant préjudice au comportement du cheval.
Les chronos A devancent les chronos B et C… C’est le mode de barème qui départage le plus souvent les cavaliers hollandais aux Pays-Bas.
 

6. Revenir aux 5 catégories

 

Monsieur Lecomte, je compte sur votre talent à organiser les changements, sinon je tenterai de prendre votre place. Mon programme vous est maintenant connu. J’abandonnerai régulièrement mon camping car et les centres équestres pour rejoindre la capitale, La Baule… car mes rencontres et le label d’aujourd’hui aideront à façonner le paysage de demain. Je poursuivrai mes rencontres sur les hippodromes et autres lieux plus insolites afin de mieux organiser tout ce que le Cheval peut associer de l’équitation de loisir à l’équitation sportive, dans l’intérêt général,  le rôle d’une fédération.

 

Cordialement,
AC


...Des raisons d'y croire : http://www.lefigaro.fr/mon-figaro/2013/08/29/10001-20130829ARTFIG00444-pierre-yves-gomez-on-n-espere-vraiment-que-si-on-est-lucide.php


6. 7 Galops, limite de l’expertise fédérale en 1996 (-/+)

par Adeline Cancre (Tout public)

 

Mon expérience en Bretagne m’a mené à un livret de valeur inestimable ! Mais comment avons-nous pu accepter l’ineptie des 7 Galops en 1997 et les programmes de formation qui suivront en 2006. Votre avis m’intéresse ?

http://www.larelationchevalcavalier.com/File/Equitation_Limite_expertiseFFE.pdf

 

 

 

6Bis Problématiques récurrentes en centre équestre (+/-)

par une lectrice du livre“Pour une relation cheval cavalier simplifiée »  (Mr Lecomte… Tout public)

www.larelationchevalcavalier.com/?C=Accueil/Livre1

 

avis_note_generale : très bien

avis_obs_generale : Je pense qu'il est important de rappeler qu'il y a un certain ordre à respecter lors de l'apprentissage/enseignement. Je trouve la modélisation en 2 périodes particulièrement pertinente : travail du cavalier, puis travail du cheval. Je suis incapable de dire si les 19 apprentissages sont pertinents et abordés dans le bon ordre. Pour moi, il est un peu compliqué de les appréhender en une fois. Heureusement, le sommaire détaillé facilite la lecture et montre les efforts faits pour offrir une méthode la plus structurée et la plus claire possible. On peut vraiment le lire comme un guide, on peut s'y replonger souvent et facilement. Les termes "période", "apprentissage" et "contrôle" me semblent bien choisis. Ce livre me permet de mieux comprendre pourquoi je reste bloquée au niveau "galop 4" et me permet de repérer les points à améliorer en priorité. Il comble les lacunes pédagogiques, aide à faire le tri des informations reçues (souvent contradictoires). Cette modélisation a bien répondu à toutes mes interrogations sur la position à acquérir, le contact à avoir, la définition d'une détente efficace, les effets de rênes et figures à travailler, l'importance du trot assis... je comprends à présent à quoi on doit ressembler quand on monte et ce qu'il faut rechercher dans le travail du cheval.

 

AC : Madame, il est compliqué pour la majorité des cavaliers d’assimiler l’ordre, car l’instauration des 7 galops l’a détruit. C’est la raison pour laquelle ce travail de modélisation, jamais effectué, m’a fait prendre la plume. Les éditeurs ont moins ressenti son besoin que la cible large que représente son lectorat d’aujourd’hui dont les critiques prouvent son indispensable nécessité. D’ailleurs dès la première lecture du premier manuscrit, Patrick Le Rolland ne s’était pas trompé « Enfin quelqu’un qui commence par le début ! ». Notons que sans ce manque d’intérêt à cette échelle présentant l’ordre des apprentissages des Fondamentaux de l’équitation, l’Association LRCC n’aurait jamais vu le jour…


 
avis_obs_1 : Apprentissage n°1 : Contrôles B, C, D, F et G

avis_obs_1_desc : 1B, p.13-14 : Découverte de la notion de gonflement des pectoraux pour éviter le relâchement des abdominaux. Peut-être une des clés pour que je reste à ma place au planer et à la réception. 1C, p.14-18 : Dégagés du corps vers l'avant, bon angle d'ouverture. Ne sachant pas quoi en faire, j'ai tout essayé dans leur positionnement, sans remarque de la part des moniteurs. J'avais les bras beaucoup plus "tendus" vers l'avant que les autres et j'avais fini par faire comme les autres et les fermer (beaucoup trop) en espérant qu'en étant pliés ils seraient moins raides et que la jument foncerait moins sur les obstacles, je comprends maintenant que c'est ma mauvaise position à la réception qui la déséquilibrait et que refermer les coudes n'arrangerait rien, puisqu'elle s'était alors mise à dérober presque systématiquement. Donc maintenant, je garde les coudes ouverts, je vais plus avec, elle fait plus rarement des dérobades, mais elle se remet à foncer sur les barres... Donc il faut que j'apprenne à aller avec mais que je résolve impérativement ce problème de base de position qui nous fait perdre l'équilibre aux réceptions... Je retiens que les coudes ouverts n'étaient finalement pas la raison de notre problème à l'obstacle, mais mon positionnement en général. J'avais notamment repéré à une époque que mon menton partait vers l'avant et un peu vers le haut aussi (ma nuque s'ouvrait) à l'abord de l'obstacle et résultat, que des mauvais sauts ! 1D, p.18-21 : Comme quand on est débutant, donc, les pouces au-dessus. Par contre, vers les oreilles, je n'avais jamais entendu ça. Précision qui fera probablement la différence. J'avais abandonné cette pratique des pouces au-dessus, n'en voyant que des désagréments : cheval contre ma main. Je découvre que ce n'est pas la faute des pouces, mais probablement, la mauvaise direction des mains (pas vers les oreilles) et comme avec ça on ne nous disait pas d'ouvrir nos coudes, ça ne pouvait pas aider. Idem pour les mains en avant du garrot avec des rênes ajustées correctement. Cela faisait probablement plus d'à-coups qu'autre chose puisque tout le reste n'était pas au point. Rappel de la notion de contact continu si difficile à garder. Découverte de la notion d'ouverture des commissures des lèvres. J'aime l'approche qui explique ce qu'il se passe au niveau des vertèbres si on positionne mal nos mains. Je trouve qu'il manque des photographies pour aider le lecteur à se représenter la position des pouces sur le plat et à l'obstacle, ainsi que de la position des rênes dans la main avec les phalanges semi-ouvertes. J'ai du mal à visualiser où la rêne doit se positionner exactement dans la main : dans le creux de la paume, ou plutôt vers les premières phalanges ou bien le s deuxièmes (?)

1F, p.22 ; 1G, p.24 : Adducteurs relâchés ! Quand je n'arrive à rien, je me rends compte que mes adducteurs sont crispés et depuis que je lis ce livre et que j'essaie d'appliquer les conseils, j'ai moins de courbatures voire plus du tout à cet endroit le lendemain d'une séance d'équitation. Dire que j'ai monté pendant des années avec systématiquement des courbatures à l'intérieur des cuisses... je me disais bien que ce n'était pas normal d'avoir les muscles lésés après chaque séance. Mon moniteur m'y aide aussi en me disant qu'il faut que j'arrête de me dire que l'équitation c'est dangereux et moi j'essaie de faire davantage confiance à mon assiette et à mon cheval et ça va mieux. Le mental joue aussi. Mais quand j'arrive à trouver un selle adaptée, je n'ai pas de courbatures aux adducteurs, effectivement !

 

AC : En effet l’obstacle ne fait que majorer les problématiques de position sur le plat. Prenez le temps de caler votre position sur le plat avec l’aide d’un collier, largement décrit aussi dans les newsletters. La souplesse des bras, la possible fermeté provenant de l’axe vertical et des doigts... Vous n’êtes pas la première à me parler des limites de l’animation au sujet des courbatures ! Le moniteur doit vous aider en live à modifier votre position dans sa globalité… Le résultat est rapide ou n’est pas. Si vous n’y arrivaient pas ensemble dans ce premier temps, il faut temporairement sélectionner un pédagogue référent aux bagages techniques plus confirmés. Le retour ne sera que meilleur…



avis_obs_2 : Apprentissage n°5

avis_obs_2_desc : p.39-40 : Ayant un moniteur qui refuse qu'on bidouille avec nos mains, donc qui craint de nous apprendre à nous servir des effets de rênes, on doit simplement pousser avec notre jambe intérieure et tourner avec les deux mains, oui mais ça ne suffit pas à m'expliquer comment éviter que la jument se couche dans les virages et me mange toutes mes courbes, pratique pour aller sauter... surtout quand je veux rectifier sans savoir comment faire et que cela a pour effet de la tordre encore plus en franchissant le garrot avec ma main intérieure... et de rompre encore plus le mouvement en avant... Donc enfin j'ai pu comprendre à quoi pouvaient bien servir ces effets de rênes à mon niveau... reste à pratiquer mais au moins j'ai une piste pour corriger ce défaut.

 

AC : Impulsion > Effet des mains



avis_obs_3 : Apprentissage n°10 : Contrôle n°1

avis_obs_3_desc : p.50-51 : À la fois embêtée et rassurée de voir que la jument que je monte me donne l'impression d'avoir l'arrière-main qui s'affaisse ou se décroche, je n'ai donc rien inventé, le problème existe bel et bien. Personne ne semble le constater donc je n'avais jamais eu d'explications sur ce phénomène que je croyais être la seule à expérimenter. Il est vrai que ce problème apparaît au moment où je la remets en avant. Pourtant je n'ai pas l'impression de pratiquer le droite-gauche... mais je ne suis pas la seule à la monter. En tout cas, je ne la mets certainement pas encore assez en avant.

 

AC : Malheureusement s’il était possible de se rendre compte de ses propres erreurs à cheval, les meilleurs cavaliers n’auraient pas de coach et ils en ont tous ! Pour mettre votre cheval en avant dans la sérénité, il faut se rendre sur l’Aide pédagogique du site et cliquer sur le lien 3. Contact « Tenue et manipulation de la cravache » qui résoudra un ensemble de problématiques récurrentes :
http://www.larelationchevalcavalier.com/?C=Accueil/Aide_pedagogique

 


avis_obs_4 : Apprentissage n°12

avis_obs_4_desc : p.54 : Explique l'importance du trot assis avec et sans étriers avec la bonne position, même si cela n'existe pas dans mon club (pas de travail sur le plat en général en tout cas pas pour les chevaux de club). Mon moniteur a préconisé la même position de talons descendus que dans ce livre, l'unique fois où on a sauté au galop un petit vertical sans étriers... Dans un autre centre équestre où on travaillait régulièrement sur le plat, on trottait assis mais on nous demandait au contraire de relâcher complètement les jambes, pointes de pieds vers le bas. Séances catastrophiques pour moi où je rejoignais bien vite le milieu de la carrière, épuisée, découragée, avec l'impression de perdre mon temps et de faire n'importe quoi, la larme à l’œil à regarder mes petits camarades et essayant de comprendre comment ils pouvaient tenir à cheval ainsi... Finalement pas de mise en selle dans mon nouveau club, moins de cris et de tensions durant les cours de plat et pour cause, il n'y en a pas... ou alors très rarement et comme on est souvent trop nombreux, impossible de comprendre vraiment ni de s'améliorer... donc performances à l'obstacle pas terribles voire laborieuses surtout avec la jument que je monte qui a peu de moyens et est mal montée car elle n'intéresse pas les "bons" cavaliers (trotteuse qui galope un coup à 3 ou 4 temps, on a l'impression qu'elle a plus de 4 pattes parfois, s'emmêle un peu les pinceaux et ferait presque de l'aubin entre deux obstacles parfois). Visiblement, le label Ecole Française d'Equitation peut être attribué malgré la surcharge des effectifs en cours et l'absence de travail sur le plat.

 

AC : Je ne peux qu’acquiescer ! Vous avez participé à me faire prendre position dans cette newsletter à prendre mes responsabilités…

Démonstration du bon ajustement de la position au trot assis, sans étriers, plus les personnes sont débutantes, plus c’est facile, finis les heures de mise en selle. Bien sûr, je n’ai rien inventé, les meilleurs me l’ont appris et personne n’a réussi à me prouver du contraire car en une minute, un cavalier lambda trotte avec son cheval et apprécie de le faire pour la vie : http://youtu.be/ihh6AqHocd4

ATTENTION : Pratiquer le trot assis, sans et avec étriers, en temps égaux sinon le cavalier finit par perdre ses étriers… le médicament rend malade !

avis_obs_5 : LA DÉTENTE

avis_obs_5_desc : p.113-116 : Explique bien ce qu'on doit rechercher pendant la détente, enfin, je sais maintenant à quoi elle sert cette fameuse détente, que certains ne prennent pas au sérieux et utilisent pour discuter avec les copines ou pour téléphoner ou fumer... et que d'autres utilisent pour commencer le travail du cheval en voulant griller les étapes ; j'ai récemment vu une cavalière commencer sa détente en demandant un reculer. Ou alors on essaye tant bien que mal de tester si ça avance, si ça s'arrête, si ça marche droit, si ça tourne comme le préconise le moniteur, mais très rapidement sans pouvoir prendre le temps de régler les problèmes, car 5 minutes après, prêts ou pas prêts, le premier exercice de saut d'obstacles "pour finir la détente" commence déjà, il va falloir attendre le passage des 7 à 11 cavaliers avant que ce soit notre tour.

 

AC : En effet, l’affranchissement et la personnalisation des apprentissages par les élèves BPJEPS avant le contrôle d’une méthode simple pour enseigner est redoutable. Ajoutons le désintérêt ou l’incompétence pédagogique de 80 % des tuteurs, c’est terrible pour les passionnés et la filière.



avis_edition_papier : non

avis_edition_papier_obs : Plutôt non dans un premier temps, mais je ne suis pas sûre. Le livre numérique comporte 157 pages. Y aurait-il plus d'informations dans le livre de 260 pages ? Vu que c'est une méthode, j'aurais préféré l'acheter directement en version papier plutôt qu'en numérique si ça avait été possible. Mais peu importe, le principal c'est de pouvoir découvrir ce livre très intéressant. Je préfère garder mon argent pour acheter vos prochains autres livres.



avis_arrive_via : Internet

avis_arrive_via_autre : Apprentissage n°3, p.34-35 : Apprentissage du maniement de la cravache. C'est cette notion qui m'a amenée à découvrir le site web de l'association, le blog puis ce livre. Depuis quelque temps, je me suis rendu compte que ma cravache me gênait. Je savais que je ne la tenais pas bien puisque sans dragonne, elle tomberait tout le temps ! Donc je me doutais qu'il y avait un problème, mais je n'avais jamais eu d'explications sur la bonne manière de la tenir. Maintenant je vois un peu mieux ce qu'il faut faire, mais ce n'est pas encore clair. Et quand j'essaie de la tenir mieux à l'horizontale, la sensation dans la main est tellement étrange que j'ai l'impression de faire erreur. Et comme il n'y a personne pour me corriger dans mon club, j'ai peur d'acquérir une autre mauvaise manière de la tenir, puisque je ne suis pas sûre d'avoir bien compris. Je pense qu'il me faudrait une photographie en gros plan de la main côté intérieur/cheval/paume pour mieux visualiser comment s'imbriquent rêne et cravache dans la main.

 

La cravache tombe peu lorsqu’elle est tenue et manipulée comme un Pro car elle pose le couloir de rênes puis des aides. Les sensations étranges dont vous parlez lorsque les années de mauvais comportements se cumulent, c’est normal… C’est un exercice que chaque débutant devrait bénéficier et contrôler à l’occasion des dix premiers cours. La pratique de l’équitation ferait un grand pas en France par ce simple apprentissage… Je vais prendre la photo !



 
avis_si_autres_livres : Comment gagner la confiance du cheval (autrement que par la nourriture pour l'attraper au pré ou le récompenser).
Si l’éthologie n’a rien inventée, elle envahit la culture équestre, mais vous avez l’expertise pour trouver le maître qui vous convient. Monty Roberts est cependant un des meilleurs…

 

 

Pour télécharger ce livre I (PDF) : www.larelationchevalcavalier.com/?C=Accueil/Livre1

 

 

“ Bonjour Madame Cancre,

 Je viens de laisser mon avis sur la critique, mais j'ai oublié de mentionner qu'un autre sujet pourrait m'intéresser :

Le choix du matériel (en faire assez, mais pas trop)
Tapis fin ou tapis épais ? Amortisseur ou pas ? Mors à canons épais ou pas trop épais (quelle épaisseur, certains disent que plus c'est fin plus c'est sévère, d'autres disent que trop épais est trop encombrant et préconisent du 16 à 18 mm maximum...), protège-boulets ou pas, sangle bavette obligatoire ?

Soins des pieds (quelles substances, à quelle fréquence) selon les saisons et le mode de vie, le climat. Comment évaluer la qualité d'un produit : par sa texture ? sa composition plus ou moins naturelle ? ne risque-t-on pas d'étouffer le sabot et d'enfermer les bactéries ? Comment savoir quand il est préférable de ne rien mettre ou de graisser selon l'état du pied. Doit-on doucher systématiquement les membres après le travail, combien de temps pour que ça ait un effet massant pour le cheval ou alors éviter de le faire pour ne pas trop fragiliser la peau...
Bref, comment en faire assez mais pas trop non plus... Dans mon club, j'ai l'impression que la tendance est de vouloir trop en faire, mors épais, tapis épais, amortisseur épais et lourd, pieds souvent graissés ou goudronnés, douche systématique sans savoir pourquoi. Je ne sais pas à partir de quand c'est excessif... et je ne dois pas être la seule visiblement.

Et merci pour votre livre qui gagnerait à être connu dans tous les clubs, au moins par tous les enseignants et pourquoi pas des interventions sur la chaîne Equidia ! ».

 

AC : Vos questions posent le problème général du manque de culture équestre donné aux entrants en centre équestre, problématique de l’égalité française accouplée à  l’évolution d’une société qui a cru possible de savoir avant d’apprendre à apprendre, d’observer et de comprendre ! Pour tenir à disposition une méthodologie simple, il faut savoir simplifier, hiérarchiser, argumenter et seuls les techniciens, passionnés et généreux, en sont capables. Je ne suis pas la plus technique mais certainement une des plus disponibles, polyvalente des débutants jusqu’aux courses via l’élevage et l’élite… Je dirais même que cette diversité d’échanges constructifs m’enthousiasment. En effet, il y a 5 à 6 sujets de facilitation à faire sur Equidia, le média Pro français. Dans 50 ans, ils pourraient toujours les diffuser, car je n’ai rien inventé des bases ! Je participe seulement à la manière de les démocratiser. Je traiterai le sujet « En faire trop ou pas assez » précédemment dans le journal « Le Cheval » après la série de rendez-vous que mérite le comparatif Courses & Sports Equestres.

 

 

 

6ter. Aide pédagogique (++)

par Julie Sauquet et Adeline Cancre  (Tout public)

 

1. Si j’explique souvent la même chose lors de mes visites en centre équestre car les problématiques reposent sur le contrôle de base et de la clarté de les présenter. J’observe parfois des astuces que je trouve essentielles aussi à partager dans la conjoncture actuelle d’impératif de simplification. Evidemment une astuce, c’est bête, mais transforme magiquement le moche inefficace en esthétique efficace, alors vive l’astuce !

 

La belle volte classique ne s’observe quasiment plus à cause des multiples raisons d’asymétries et de déséquilibres du couple cheval cavalier…

 Pour remèdier au déséquilibre que la réalisation d’une volte peut cumuler, Julie Sauquet la matérialise de 3 cônes, en début et en fin de la longueur d’une carrière. De cette manière, il ne reste plus qu’à contrôler la symétrie du contact sur des bras souples, chaque pouce en direction de chaque oreille du cheval (à associer au repère visuel d’un collier). C’est simple et constructif pour développer une relation cheval cavalier simplifiée et classique.

 

2. Il y a une démonstration que je voulais filmer depuis au moins 6 mois, d’ailleurs je vous ai déjà présenté deux ou trois vidéos des corrections, mais une correction sans observation des 5 minutes précédentes ne prouvent rien. La grande majorité des structures que je visite me sont totalement inconnues. Parfois c’est différent, je pourrais dire que pour Alain Janvier nous avons presque grandi ensemble donc, il m’est plus facile de demander ce qu’il m’est important de filmer afin de prouver que 2 ou 3 astuces changent le ressenti, magiquement, et permettent le changement rapide dans un esprit de satisfaction commune… Donc à mon arrivée chez les Janvier, 5 élèves de Galops et d’âges différents, qui devaient partir en promenade, ce sont sympathiquement proposés à découvrir mes astuces dont voici les vidéos :

 

Avant : http://youtu.be/bIusG8iFUfk

 

Après 5 minutes d’explications qui permettent de comprendre les multiples intérêts de l’astuce. Des astuces tellement faciles à assimiler qu’il ne reste plus qu’à répéter des informations aussi simples qu’efficaces : « tenez vos pouces vers les oreilles », « serrez vos abdos », « laissez passez votre cheval devant vous », « Propulsez votre cheval avec vos jambes et laissez-vous tirer par vos bras », « Maintenant que votre axe est vertical, vous pouvez plier légèrement vos bras pour finaliser l’avancée de votre bassin et votre assise sur les ischions en profondeur de la selle »… : http://youtu.be/cJvnHUz37hs

 

Mise en place de l’axe vertical grâce à des rênes ajustées : http://youtu.be/ihh6AqHocd4

Ce sont beaucoup d’informations à donner en live pour parvenir à rectifier une position en globalité dont le but est de faire comprendre l’interdépendance de 4 à 5 informations complémentaires. C’est simple à faire pour un débutant, qui est depuis 20 minutes à cheval… alors vous conviendrez des limites de l’expertise fédérale de 1996 qui a mené à installer les Galops que les enseignants subissent et bien sûr leurs élèves pendant des années !
Parfois, je lis que le niveau (technique) d’équitation d’un cavalier ne fait pas la qualité d’un possible enseignement (en fait, c’est rare ou la personne est obligée d’enseigner et elle n’aime pas ça ou l’observateur qui pensait le cavalier technicien était mauvais observateur). Mais le plus extraordinaire aujourd’hui, c’est qu’un cavalier enseignant fonctionnant bien avec son cheval, démontre de cours totalement incohérents... Par contre des cavaliers moindres, mais aimant la pédagogie et les enfants, peuvent se montrer de bons enseignants (ils sont rarement mannequins mais concernés, généreux et gentils). A méditer !

 

Je remercie encore ces élèves et le centre équestre de Moyon de m’avoir donné l’autorisation de publier ces vidéos, car mes actions bénévoles consistent à 95 % de dupliquer ces informations pour la satisfaction de tous, sauf exception… depuis le 13 octobre 2012 : http://www.larelationchevalcavalier.com/?C=Methodes/Detail_centres_equestres&Pop=1&ctreq=89

D’ailleurs, il serait ingénieux de les intégrer à toutes les formations BPJEPS ? Certaines vont le faire… car en ½ h n’importe quel cavalier découvre la bonne posture, équilibre son fichu bassin (qui n’est pas l’origine du problème, mais une conséquence) et fonctionne avec son cheval !

 

ECOLE  DES  AIDES, POUR LE  GESTE  JUSTE

 

http://www.larelationchevalcavalier.com/?C=Accueil/Aide_pedagogique

 

 

 

7.Piroplamose (-/+) 

par www.aequus.fr  (Tout public)

 

 

Lu sur Facebook : http://aequus.fr/wiki/piroplasmose-equine

 

 

 

8. Audit des Courses (++)

par Adeline Cancre (Cavaliers, propriétaires, éleveurs… Tout public)
 

Rapport : http://www.larelationchevalcavalier/File/Rapport.pdg

 

Comité stratégique

PLACE À L’ACTION !

Après avoir présenté le rapport du comité stratégique aux ministres de tutelle, Bertrand Bélinguier et Dominique de Bellaigue sont revenus sur plusieurs points mis en avant par ce rapport.
« Après 18 mois de maturation, maintenant, place à l’action », a insisté Bertrand Bélinguier, Président de France Galop, lors de la présentation de la synthèse du comité stratégique aux ministres de tutelle, mercredi soir. Dominique de Bellaigue, Président de LeTrot, a pour sa part ajouté que « le but de ce rapport n’est pas, comme bon nombre de rapports que j’ai pu voir, de tomber aux oubliettes. C’est une vraie base de travail ». Accompagnés du sénateur Ambroise Dupont, les deux présidents ont présenté le rapport de ce comité stratégique en mettant en avant plusieurs points.

 

● Un rapport bien reçu par les ministres

Les deux ministres de tutelle, Bernard Cazeneuve, ministre délégué auprès du ministre de l'Économie et des Finances, chargé du Budget, et Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture,

de l’Agroalimentaire et de la Forêt, ont très bien accueilli le rapport du comité stratégique. Comme l’a souligné Ambroise Dupont, « ce rapport n’est pas une critique de l’Institution. C’est un état des lieux et une vision vers l’avenir. Désormais, le comité va se réunir tous les mois et va

continuer de travailler avec l’État qui suivra la réalisation de plusieurs objectifs préconisés par ce rapport. »

 

● Des défis d’ordre économique

Bertrand Bélinguier a souligné que les grands défis pour l’Institution durant les prochaines années étaient en majeure partie d’ordre économique. La croissance du chiffre d’affaires du PMU, qui doit trouver de nouveaux chemins pour continuer de progresser, la mise en place de la taxe

affectée et la hausse de la T.V.A. pour les propriétaires ont un impact sur les revenus de l’Institution.

 

● Deux grands principes réaffirmés

Deux grands principes ont été réaffirmés par ce rapport :

- le système du pari mutuel, qui permet à la filière d’obtenir les ressources dont elle a besoin.

- le caractère associatif de l’ensemble.

 

● quelles réformes ?

- la maîtrise des coûts : 50 millions d’euros par an d’économies à réaliser pour l’Institution sur ses frais de fonctionnement notamment, mais sans passer par une réduction massive du nombre d’hippodromes.

- adhérer au plan "PMU 2020"

- coordination plus importante entre le trot et le galop : politique d’achat commune, optimisation du fonctionnement pour baisser les charges et resserrement des relations.

L’essentiel de la réforme est de dégager des marges de manœuvre pour les années à venir. L’Institution chercher à mieux se gérer et donc veut revoir certains coûts, afin de permettre le développement de la filière et notamment de l’élevage.

 

LES CHIFFRES CLÉS

244 hippodromes en France (1 hippodrome sur 2 en Europe est français). 76.000 emplois directs pour la filière courses. 9,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires pour le PMU en 2012 qui enregistrait là sa quinzième année de hausse.

 

 

 

JDG 22/08/13

A L’AssEMbLéE GénéRALE DU synDicAT DEs éLEVEURs

LA PLACE DE LA FRANCE AU SEIN DE L’EUROPE HIPPIQUE AU COEUR DES DEBATS

L’Assemblée générale du Syndicat des éleveurs, qui s’est tenue ce mercredi à Deauville, a débuté par différents exposés techniques relatifs aux diverses commissions (sanitaire, étalonniers, jeunes éleveurs, élevage et technique) du syndicat. Puis, Bertrand Bélinguier, Président de France Galop, a exposé les conclusions du comité stratégique, comme il l’avait

fait dans nos colonnes il y a quelques jours, ainsi que dans l’émission Equidia Turf Club. « Dans le monde hippique tel qu’il fonctionne, il n’existe pas de bon système sans une relation

très étroite entre l’organisation des courses et l’organisation des paris, a-t-il rappelé. Nous avons la chance d’avoir en France un système où l’organisateur des paris, en l’occurrence le PMU, est en étroite symbiose avec les sociétés mères. Et ceci existe depuis 1997. C’est un acquis qu’il faut préserver pour l’avenir, un véritable élément fondateur. Le deuxième élément auquel tout le monde est attaché, c’est la forme associative.

Troisième élément, notre activité dépend du jeu et des paris, et qui dit paris dit forcément Etat. Il est important que l’institution des courses puisse continuer à travailler dans une

relation de partenariat positif avec les représentants de l’Etat. A partir de ce socle, nous avons constaté, lorsque nous avons commencé nos travaux, que nous étions dans une situation de détérioration économique générale de notre pays, qui a forcément affecté les paris hippiques. Il fallait que nous ayons une préoccupation qui soit résolument économique. Notre but est donc de trouver les marges de manoeuvre nécessaires pour que le financement des courses puisse se faire dans des bonnes conditions pour l’avenir. Concrètement, cela veut dire examiner avec lucidité toutes nos dépenses et nos coûts de gestion, voire comment nous pouvons mieux gérer et ne pas hésiter à regarder

 

Bertrand Bélinguier : « Nous devons rationnaliser les dépenses de l’institution pour avoir un objectif très simple : donner plus d’argent aux courses. Les prix des courses sont notre raison d’être. » Notre objectif, le seul objectif, c’est simplement de prendre les mesures pour vous aider le plus possible à passer ce cap difficile. Je pense que nous avons eu une bonne écoute par les pouvoirs publics, notamment au sujet de la compensation liée à la hausse de la TVA. »

Quand Daniel Augereau interroge Bertrand Bélinguier…

Daniel Augereau, présent dans la salle en tant que membre du Syndicat des éleveurs et fondateur de l’Asselco, a interpellé le président au sujet du rapport commandé par François

Fillon en juin 2011 et remis en février 2012 au Premier Ministre ainsi qu’aux Présidents des deux sociétés mères : « Ce rapport a démontré qu’il était absolument impératif et urgent de réorganiser les courses françaises, et de réformer l’organisation de l’institution. Ce rapport a été remis en février 2012. J’ai proposé la mise en place urgente d’un comité stratégique puis, immédiatement, d’un comité de pilotage compte tenu de l’urgence des mesures à prendre. J’ai proposé que l’on fasse immédiatement tous les audits nécessaires pour que l’on identifie tous les problèmes de la filière cheval. Vous semblez passer sous silence ce rapport. Vous

n’en parlez jamais. Aujourd’hui, vous annoncez que vous avez travaillé dix-huit mois pour faire un rapport, et que vous allez bientôt proposer un plan pour les cinq années qui viennent, un plan dit stratégique, ce que je proposais déjà dans mon rapport. Pourquoi n’êtes-vous pas allés plus vite ? Et pourquoi ne vous êtes-vous pas saisi de mon rapport de

70 pages ? »

Bertrand Bélinguier lui a répondu dans ces termes : « Je vous réponds très simplement. D’abord, nous avons étudié votre rapport. Il y a beaucoup d’éléments intéressants. Mais

nous n’avons pas la même conception. Il nous a semblé qu’en suivant vos recommandations, on aboutirait à une double division au sein de l’Institution, d’une part entre les sociétés mères et les sociétés régionales, et d’autre part entre le PMU et les sociétés mères. Cela nous a paru extrêmement dangereux. Nous sommes donc partis sur quelque chose de beaucoup plus concret et pragmatique concernant la situation des courses. »

 

La place de l’élevage français dans l’Europe de demain

Le débat qui suivait l’assemblée avait pour thème : « Quelle place pour notre élevage dans l’Europe de demain ? » Bertrand Bélinguier, Louis Romanet, Eric Hoyeau, représentant

Arqana, Emmanuel Viaud, pour Osarus, Benoît Cornu, directeur de la communication du PMU et Cathy McGlynn, secrétaire générale et lobbyiste pour l’EFTBA, se sont

succédés à la tribune.

Bertrand Bélinguier a lancé le débat, en soulignant l’importance d’une présence française active auprès de la Commission européenne : « En ce qui concerne la loi d’ouverture

du marché des paris hippiques par Internet, j’ai eu l’occasion d’aller très souvent à Bruxelles pour défendre la situation exceptionnelle de la filière hippique. C’est là où j’ai appris à quel point il était indispensable d’avoir une présence de plus en plus active au niveau de la commission européenne. Pour moi, c’est un élément essentiel. C’est pour cela que dans le

rapport du comité stratégique, nous avons clairement évoqué cette possibilité d’avoir une présence si possible permanente à Bruxelles pour montrer l’importance de la filière

hippique. Il y a une trentaine d’années, il y a eu une directive cheval qui reconnaissait l’importance de l’élevage du cheval de course dans le cadre de la PAC. Il y a dix-huit mois, la Commission a publié un Livre vert sur le domaine des jeux en général. Nous n’avons pas réussi à faire reconnaître l’activité hippique comme une activité d’intérêt général au plan européen. Nous ne pouvons pas accepter cela. Nous devons agir et être beaucoup plus présents à Bruxelles. C’est fondamental, mais ce n’est pas tout. Il y a ensuite l’action trot galop confondus que nous devons mener en direction d’un certain nombre de pays européens.

Nous pouvons aller plus loin que le simple développement des paris hippiques. Nous devons pouvoir aider les filières hippiques qui sont dans des situations extrêmement difficiles en Europe. Si nous avons besoin d’un exemple, il faut éviter à tout prix la situation dramatique que connaît l’Italie, pays d’élevage magnifique. Je suis convaincu que dans des pays comme l’Allemagne, la Belgique, nous devons aller beaucoup plus loin. Deux blocs doivent se joindre : l’action au niveau de la commission européenne, et les actions de coopération que nous devons mener avec les autres pays européens. »

 

La France prochaine présidente de l’EFTBA

Louis Romanet a rappelé : « Je partage l’opinion du Président Bélinguier. J’ajouterai qu’il est très important que la France préside l’an prochain l’EFTBA, pour que la France fasse entendre sa voix et fasse connaître ses idées, notamment pour empêcher certains projets,

comme celui d’assimiler le cheval de course à un animal de compagnie, ce qui serait une

vraie catastrophe. Il ne faut pas oublier que nous sommes toujours régis par deux directives

des années 1990, qui encadrent encore aujourd’hui la distribution des primes aux propriétaires et aux éleveurs en France. Il faut bien évidemment faire perdurer ce système.»

 

Le développement international, clé de voute de la croissance du PMU

Benoît Cornu a évoqué la progression des chiffres du PMU à l’international.

« Nous avons doublé au premier semestre 2013 l’activité internationale, c’est-à-dire la ventes de courses françaises en masse commune aux parieurs étrangers. Les courses étrangères contribuent positivement à notre activité. Cela ne suffit pas à compenser la baisse de l’activité françaises stricto sensu, et nous continuons à nous développer      notamment sur le numérique, les points de vente, et bien sûr l’international. Notre

objectif en 2020 c’est de pouvoir générer, pour la filière hippique, 1 milliard d’euros de résultat net. C’est une ambition importante qui s’appuie notamment sur le développement

à l’international du PMU. »

Daniel Augereau : « Pourquoi passez-vous mon rapport sous silence ? »

Benoit Cornu (PMU) : « Les courses étrangères contribuent positivement à notreactivité. »

Louis Romanet : « Il faut que la France fasse entendre sa voix et fasse connaître ses idées. »

 

Eric Hoyeau reste vigilant

Eric Hoyeau a rappelé les succès internationaux des chevaux nés et élevés en France, symbole du savoir-faire et de la compétence des éleveurs, des centres d’entraînement et

des plateformes de vente français. Mais il a aussi insisté sur la vigilance qu’il fallait garder sur

différents points : l’amélioration de la qualité de la jumenterie, indispensable pour développer un parc d’étalons compétitif, le programme des courses, avec un raccourcissement du cycle d’exploitation, et la défense de la valeur de nos chevaux, donc de nos courses de Groupe. « Il existe une vraie compétition internationale au niveau des courses de Groupe, et nous devons mettre en place une vraie armée pour aller chercher des partants de nos épreuves de prestige », a-t-il rappelé. Il a aussi souligné l’importance de la pédagogie auprès des étrangers pour les amener à devenir propriétaires en France.

 

Emmanuel Viaud a enchaîné en posant la question de l’impact sur l’élevage français de l’émergence de puissances financières comme le Qatar, avec la perspective de l’installation sur notre sol d’étalons potentiels de premier plan comme Toronado, par exemple, ce qui pourrait attirer en France un certain nombre de poulinières. Enfin, Cathy Mc Glinn a exposé l’importance du bon usage du lobbying auprès de la Commission européenne, ce qu’a illustré un premier voyage très réussi à Bruxelles récemment avec une délégation du Syndicat emmenée par Hubert Honoré, qui prendra la présidence des éleveurs européens en mai,

au nom du Syndicat des éleveurs : « L'Europe du cheval, c'est 6 millions de chevaux, 6 millions d'hectares et 400.000 emplois. »

 

 

9. Le savez-vous ? (++)

par le S.E.C. (professionnels)
www.syndicat-sec.org

 

9/08/13

REORGANISONS-NOUS

 Les cavaliers majoritaires au sein de la SHF, mais ignorés

 En effet, les cavaliers représentent 3139 adhérents sur 6621 adhérents individuels (auxquels s’ajoutent 28 adhérents au titre des associations de race). Les cavaliers détiennent presque la majorité absolue au sein de l’Assemblée Générale de la SHF, mais sans le savoir !

 Ce n’est pas le comité exécutif de la SHF,  au sein duquel ils ne sont pas représentés, ni le conseil d’administration  où  seulement 3 d’entre eux sont représentés parmi ses 36 membres, qui risquent de propager la bonne nouvelle. Avec 8 pouvoirs chacun à la prochaine assemblée générale de la SHF, il suffirait à 400 cavaliers de faire le déplacement  pour que leur point de vue s’impose et pour que la logique qui programme la disparition de 72% d’entre eux dans les 4 prochaines années puisse être inversée.

 

13/08/13

 


                   LE SEC RECU AU MINISTERE DE L’AGRICULTURE

 

Après avoir été reçu par Monsieur Jean-François Copé, puis Monsieur Eric Woerth pour leur exposer les difficultés de la filière du cheval de sport, le S.E.C. a été reçu au ministère de l’Agriculture pour une réunion tonique et courtoise avec Monsieur Falcone (cabinet du ministre), Madame Mea (IFCE) et Monsieur Guhl (direction du cheval).
Mr le FOLL, absent, n'a probablement pas encore conscience du rôle économique et social de la filière du cheval de sport comme en témoigne son manque d'empressement à assister à la Grande semaine de Fontainebleau

Les analyses et les chiffres présentés par le S.E.C. n’ont globalement pas fait l’objet de contestations de la part du ministère.
La perspective de voir, dans 4 ans, nos besoins couverts à 72 % par des chevaux importés, clé en main, avec la disparition du même pourcentage de nos cavaliers professionnels et de nos éleveurs n’a donc pas paru irréaliste.
Pas plus que le constat sur l’improductivité actuelle de nos organismes de formation (ENE, lycées agricoles, MFR) censés fournir les professionnels nécessaires à la filière.

Le problème de la discrimination de gains dans les épreuves de jeunes chevaux sera apparemment résolu l'an prochain suite aux diverses plaintes déposées dont le ministère a connaissance.
Restera à régulariser le manque à gagner pour les éleveurs lésés depuis plusieurs années.
Par contre, il y a peu de chances pour que la prime au naisseur soit financée sur fonds publics, sauf accord de tous les pays européens sur ce sujet.
En attendant, cette prime au naisseur pourrait être financée, dans un premier temps, par le fonds Eperon, organisme "privé", tant qu’il existe, puis par un prélèvement d’un ou deux euros sur les engagements en compétition.

Le ministère convient de la nécessité d’un meilleur encadrement du fonds Eperon... tant qu’il existe.
Géré pour la filière du cheval de sport par un comité composé majoritairement de représentants de la filière des courses (deux éleveurs de chevaux de sport et aucun cavalier professionnel sur neuf membres), le fonds Eperon donne, en effet, l’impression de subventionner n'importe qui, pour faire n'importe quoi.

Le S.E.C. a également attiré l’attention du représentant du ministre de l’Agriculture sur le fait que la filière était « à cheval » sur le sport, le commerce et l’agriculture. L’IFCE est elle aussi « à cheval » sur deux ministères. Seul le sport est source de commerce. Cette spécificité doit être prise en compte.

La nécessité de professionnaliser les organismes ou associations qui gèrent la filière a été évoquée.
Ainsi par exemple, le mode électif prévu par les statuts de la SHF induit l’amateurisme de la gouvernance. D’où une gestion dispendieuse, des décisions à l’emporte-pièce sans tenir compte du droit Européen et des besoins des professionnels.

Concernant la représentativité du S.E.C le ministère de l’Agriculture ne reconnait pas, à ce jour, aux éleveurs et aux cavaliers professionnels une existence propre en dehors des structures régionales et nationales dominées par les éleveurs amateurs beaucoup plus importants en nombre et... en voix.
Une étude juridique sur cette question lui sera adressée.


Beaucoup d’autres problèmes n’ont pu être abordés ou discutés sérieusement, faute de temps :

- Définition et harmonisation du statut d’éleveur professionnel au niveau européen (fiscalité, obligations déclaratives, seuils d’assujettissement en rapport avec le nombre de naissances, le chiffre d’affaires ou le bénéfice d’exploitation).

- Suppression du numerus clausus des vétérinaires pour en augmenter le nombre et faire jouer davantage la concurrence.

- Délégation aux éleveurs, de certains actes sur des animaux non malades comme pour les bovins.

- Formation continue des cavaliers professionnels.


- Formation en alternance des éleveurs professionnels.

- Diminution des coûts d’élevage et réforme du mode de sélection des étalons, actuellement incertain et coûteux.

- Diminution des coûts de valorisation en réformant le circuit de formation des jeunes chevaux.

- Mise en place de protocoles sanitaires efficaces avec tous les pays importateurs de chevaux de sport.

- Mise en place de zones de quarantaine agréées près d’un aéroport français répondant aux normes internationales pour l’embarquement des chevaux.

- Mise en oeuvre d’antennes françaises à l’étranger pour déclencher et accompagner les exportations (coaching, soins).

- Visite du Ministre de l’Agriculture à Fontainebleau pendant la Grande Semaine de l’Elevage, comme celle, traditionnelle, du Salon de l’Agriculture.

- Mise en place de coopératives régionales appartenant aux éleveurs dans les installations libérées par l’IFCE où de nombreuses tâches communes à tous seraient centralisées pour réaliser des économies d’échelle.

- Organisation du commerce avec les professionnels dans la transparence des prix et des commissions.

 

                                                    *                          *

Le ministère de l’Agriculture a pris conscience, grâce au S.E.C., de la gabegie actuelle. La réorganisation est en route pour que la filière du cheval et du poney de sport, forte de la qualité de ses stud-books, retrouve son dynamisme et pour que les professionnels retrouvent le moral !"
Le S.E.C. a demandé au Ministère de l’Agriculture la possibilité de participer à toutes les concertations et à toutes les prises de décision impactant l’avenir des éleveurs et des cavaliers professionnels.
Toutes ces revendications doivent être appuyées par un syndicat fort . Le SEC appelle tous les professionnels de la filière à rejoindre ses 256 adhérents pour atteindre le seuil des 1000 l'an prochain dans l' esprit réaliste et constructif, d' une force de proposition réfléchie, déterminée et indépendante.

16/08/13

AC : Je suis ravie de cette nouvelle information qui va m’éviter de prendre la calculette cette année. Cependant, il manque une information de taille car complémentaire : le nombre de produits pour chaque étalon cité, des années 2006 à 2009.

J’espère que l’article spécifiait que le père a pour rôle d’apporter le complément des mères, dans l’intention de produire un cheval amateur ou/et professionnel car le « ni amateur, ni professionnel » ne vaut rien, et la France actuellement en fait l’élevage pour le bonheur des étalonniers mais nullement des passionnés et d’une possible valorisation rentabilisée :

 http://www.larelationchevalcavalier.com/File/CARACTERISATION.pdf

 

                     LES INATTENDUS DU TOP 100 SHF - L’EPERON

 D’ordinaire ce classement récompense les étalons d'âge à la production pléthorique qui cumulent mécaniquement les gains les plus importants. Mais, en divisant ces gains par le nombre de produits en compétition sur le cycle classique en 2013, on peut mettre en lumière quelques étalons à la production plus limitée. On peut aussi s'interroger sur quelques stars des catalogues dont la production semble tarder à s'affirmer

 A ce jeu, les gagnants sont :

 Chez les pères 

1       IVOR d’HELBY :  960 €   (7 produits)                                                        

2       JAC POTES :  802 €  ( 10  produits)

3       JUS DES FONTAINES : 742 € ( 10 produits)

4          CORRADO : 686 € ( 11 produits)

5          COULEUR RUBIN : 656 € ( 11 produits) 

6       CASCAVELLE : 605 € ( 11 produits)

7       CANTURO : 575 €   (29 produits)

8          BALOUBET DU ROUET : 558 € (25 produits)

9          GIO GRANNO : 534 €  (12 produits)

10      ARGENTINUS : 528 € (26 produits)

 

Chez les pères de mère

1        VICOMTE MANCIAIS : 785 € (8 produits)

2        CORLAND : 655 € (13 produits)

3        ADELFOS : 568 € (26 produits)

4        HIDALGO DU RIOU : 533 € (12 produits)

5        SHOGUN : 517 € (15 produits)

6        FERGAR MAIL : 512 € (16 produits)

7        NIMMERDOR : 501 € (11 produits)

8        ATOLL D’ADIERS : 489 € (12 produits)

9        FOR PLEASURE : 488 € (18 produits)

10     EYKEN DES FONTENIS : 470 € (12 produits)

 

Mais comme dans tout jeu il y a aussi des perdants

Chez les pères

1      QUITE EASY : 206 € (80 produits)

2      CONTROE : 210 € (34 produits)

3      MIAMI DE SEMILLY : 213 € (31 produits)

4         QUALITY TOUCH : 227 € (30 produits)

5         APACHE D’ ADRIERS : 233 € (94 produits)

6         QUARTZ DU CHANU : 235 € (50 produits)

7         COROFINO : 237 € (35 produits)

8         WINNINGMOOD : 237 €  (41 produits)

9         CASSINI II : 244 € (62 produits)

10      JAGUAR MAIL : 245 € (44 produits)

11      ELAN DE LA COUR : 245 € (24 produits)

 

Chez les pères de mère

1      ROSIRE : 205 € (93 produits)

2      INCHALA : 211 € (35 produits)

3      THURIN : 215 € (26 produits)

4      REVE D’ELLE : 217 € (37 produits)

5      ROX DE LA TOUCHE : 223 € (39 produits)

6      QREDO DE PAULSTRA : 239 € (70 produits)

7      STEWBOY : 241 € (31 produits)

8      URBAIN DU MONNAI : 245 € (27 produits)

9      ELAN DE LA COUR : 249 € ( 28 produits)

10      LAEKEN : 255 € (30 produits)

 

 

 19/08/13

COURRIER DES ADHERENTS : Mr S. en Bretagne

 

D’Adeline Cancre à l’attention de Mr S. en Bretagne.

Je vous remercie de votre courrier qui critique le SEC sur lequel j’aimerai rebondir, dans le même objectif de construire une impérative alternative.

 

 J’imagine que la construction intellectuelle qui vous conduit à prédire la disparition de 72% des cavaliers part de l’extrapolation des conséquences de la réduction des saillies.

Je constate donc qu’une nouvelle fois vous vous attaquez à cette réduction des saillies. Or vous ne devez pas être sans savoir que le mécanisme de la formation du prix en particulier dans des productions agricoles à cycle long est régit par l’équilibre entre l’offre et la demande.

Les éleveurs sont passés en 40 ans d’une vente assurée et lucrative entre 6mois et 3 ans à une vente hypothétique et à perte entre 3 et 7 ans. Les éleveurs prennent donc aujourd’hui tous les risques y compris ceux de l’exploitation en étant eux-mêmes non rémunérés, très majoritairement déficitaires. Voilà ce qui les conduit, enfin, à réduire leurs mises en production de 40%.

Au moment de vendre un cheval en fin de saison de 6 ans c’est une gageure pour un éleveur aujourd’hui de récupérer ce qu’il a investi entre 3 ans (débourrage) et la saison de 6 ans. Difficile de faire à moins d’un coût de 15 000€ ht auxquels il faut ajouter la ou les commissions (10 à 20%) et la TVA 19,60%, soit plus de 20 000€, prix « consommateur ».
En face d’eux ils ont de très rares acheteurs de chevaux au potentiel supérieur à 1,40 qui paieront 60 000€ et plus, voire même beaucoup plus pour des chevaux exceptionnels (en général lorsque des chevaux sont exceptionnels ils n’appartiennent plus et depuis longtemps aux éleveurs), et pléthore d’acheteurs qui ont leur « budget » qui va de 3 000€ à 15 000€, rarement 20 000€.

La grande masse a moins de 8 000€ pour des chevaux dressés, potentiel 1,25m/1,30m pour faire 1,05m/1,15m.

Vous remarquerez que dans la démonstration ci-dessus j’ai oublié le coût éleveur jusqu’à 3ans. Amortissement de la poulinière (20 mois pour 12 poulains «vendus-payés » en 20 ans de vie), 3 années d’élevage du poulain ; j’ai oublié ce coût éleveur parce que force est de constater que dans le marché courant (hors ventes élites et sujets à fort potentiel, soit plus de 90% du marché), il n’y a pas la place aujourd’hui pour défrayer les coûts d’élevage. Je ne parle même pas de payer le travail de l’éleveur ni de lui octroyer un profit.

Vous sollicitez notre adhésion pour s’attaquer à une situation inextricable qui s’est construite sur une très longue période, plusieurs décennies. Force est de constater d’ailleurs que depuis sa création avec le président CURTY, l’ANSF a toujours failli à ses missions, que ce soit à l’égard de la race SF ou de ses éleveurs – Bilan Négatif –

Cela mérite que des initiatives soient prises pour peser sur le cours des évènements, mais prendre des initiatives,critiquer, s’opposer ne sert à rien si l’on ne sait proposer des alternatives et obtenir l’adhésion des éleveurs à ces initiatives.

Pour en revenir à vos 72% de cavaliers qui devraient disparaître, à votre place je m’abstiendrai de ce genre d’argument. 40% de la production peuvent disparaître et les écuries de propriétaires, de formation de jeunes chevaux et autres, rester pleines pendant de longues années. Parce que seule une minorité de chevaux sont exploités par des professionnels et parce qu’il y a plus près de deux années que d’une année de stock excédentaire chez les éleveurs, soit l’équivalent de 4 à 5 années consécutives de réduction de 40% de la production.

AC :Une minorité sont exploités par les professionnels, mais il me semble (à 80% ) que c’est cette minorité qui a stoppé ou réduit l’élevage, et en ce sens les cavaliers Pro de jeunes chevaux devraient malheureusement souffrir alors qu’ils n’ont jamais été aussi professionnels !

 

Alors, Allons-y, réduisons durablement de 40%  notre production, et ne craignons pas d’être envahis par des importations. Beaucoup de nos voisins ne se portent pas mieux, vendent à vil prix, et ne sont pas prêts à accroître leur production pour venir vendre à perte en France.
AC : Sur le fond, vous avez raison. Sur la forme, quand les autoroutes se créent, les routes se vident, depuis trop longtemps déjà et surtout sur toutes catégories de chevaux ! D’autre part, je pense que les 40 % de réduction se font sur des personnes censées qui faisaient correctement les choses, et d’ailleurs, c’est pour cela qu’elles arrêtent ?!

Le rôle d’une association d’éleveurs et de race devrait être de fédérer cette réduction et de l’inscrire dans une politique d’amélioration de la qualité via la voie femelle. Ce qui m’apparaît mission impossible puisqu’il n’existe pas d’instrument objectif, quantifiable, reconnu de tous de mesure de la qualité des reproductrices et puisqu’il n’y a aucune confiance envers les instances nationales.

 

AC : Je ne sais pas ce que vous appelez un « instrument objectif » car les indices abstractifs ont fait la situation de ce jour, mais voici un document que j’ai réalisé avec Fernand Leredde car évidemment la voie femelle était la force française ! Notre préoccupation étant semblable, c’est le même lien d’une fiche de caractérisation proposé ci-dessus (à forcément améliorer). En 2002 ou 2003 pour aider à lancer l’étalon Ultimo van der Moude, le Haras des Rouges avait lancé un jeu sur ce principe, l’ambiance était conviviale et la production a été de qualité dès sa première année : http://www.larelationchevalcavalier.com/File/CARACTERISATION.pdf

 

Des associations régionales d’éleveurs pourraient se constituer soit en sections du stud-book SF, soit en stud-books régionaux, soit en cercles de qualité, et poursuivre un double objectif d’amélioration de la qualité et de promotion commerciale en se structurant. La démarche a plus de chance de réussir dans une approche régionale que nationale. Elle n’en demeurerait pas moins longue et difficile, du fait entre autres de l’hétérogénéité de la famille éleveur.

AC : Il faut un stud-book alternatif avec une politique qui prêche pour la qualité et la générosité des mères et des Hommes, qui obligera le stud-book SF à faire de même. Car il semble plus facile de trouver un homme entier à contrôler un ensemble que de croire que des entités concurrentiels y arriveront alors que cela n’a jamais été le cas ? C’est un des objectifs du stud-book CSAN, qui d’ailleurs s’il avait été soutenu dans les années 2000, l’élevage du Cheval de Sport ne serait pas dans cette décomposition en 2013 !!! Mieux vaut tard que jamais ?

 

Quoiqu’il en soit, face à une problématique comme celle que nous connaissons, à savoir :
. une production à cycle long, très long,
. accessible à tous avec un ticket d’accès peu coûteux,
. où se concurrencent des amateurs sans but lucratif, des pseudos professionnels qui défiscalisent en exerçant leur « hobby » d’autres revenus professionnels, et rareté des éleveurs qui se dédieraient à cette production et devraient en vivre, race aujourd’hui en voie de disparition.

 Face à une telle problématique disais-je, je ne connais aucune autre solution qu’une politique de régulation de la production et tout aussi important une politique qui fédère des éleveurs dans une démarche de qualité que je qualifierai de contrat de progrès, démarche de qualité mais aussi de promotion commerciale. Ensemble pour produire mieux et le faire savoir.
AC : Bien sûr, il faut une politique de régulation mais ce sera difficile à obtenir de personnes démagogues et obsédées par le quantitatif !

 

Lorsque l’on réfléchit ainsi, l’étape suivante est de se dire que cette démarche prendra tout son sens au travers d’associations d’éleveurs régionales et concurrentes. La tentation d’aller dans ce sens est forte et récurrente en Normandie et je pense que la seule raison pour laquelle cette démarche n’avance pas, au moins d’une manière ouverte, trop visible, est que les étalonniers normands, dont la clientèle est nationale, ne la soutienne pas ouvertement considérant en cela leur intérêt d’étalonnier.
AC : Je pense que nos références pourraient être semblables ? Donc, la France des éleveurs « qualité » devrait soutenir une idée normande « qualité », sans l’unanimité des normands « quantité » !

 

Opposer donc à une démarche nationale subie, vide de sens, où ceux qui devraient défendre le bien commun exploitent leur position à leurs fins personnelles, une démarche régionale fédératrice, désireuse d’en découdre, bien faire et le faire savoir.

Enfin, prendre conscience de pour qui les éleveurs, engagés dans cette tripe démarche régulation de la quantité-amélioration de la qualité-promotion commerciale, produisent.

C’est-à-dire qu’elle est la cible commerciale.

AC : De ce que je connais, la science n’est pas exacte ! Donc, une filière de production devra toujours structurer la valorisation de tous les sujets grâce à la formation d’hommes de compétences différentes mais complémentaires, et cela pour toute la filière du Cheval. C’est la raison pour laquelle la fédération du loisir et du sport doit être UN en relation avec les Courses, mais être structurée autour de hiérarchies où chacun aura la facilité de circuler et de s‘élever en fonction de ses motivations. C’est les hommes qui font les chevaux, à lire : http://www.decitre.fr/livres/les-chevaux-de-ma-vie-9782226159908.html

 

Imaginez-vous des constructeurs automobiles produisant des véhicules haut de gamme pour leur clientèle low cost ? NON. C’est pourtant ce que nous faisons en considérant que nous pourrions mettre à la reproduction nos juments indistinctement pour une masse de demande hétéroclite, souvent incapable de « conduire » nos chevaux ni de les payer au juste prix, ni même à la moitié de leur prix, ni même au quart.

Faut-il appeler les cavaliers au secours des éleveurs ? Je crois que ce serait faire preuve d’une grande naïveté. Les cavaliers font leur marché au prix du marché et prennent leur commission.

AC : Je crois qu’en période difficile, c’est le moment de fédérer les éleveurs « qualité »  avec les cavaliers « qualité »… Développer dans un premier temps les contrats où tout le monde vit mais il me semble que les éleveurs ont beaucoup à gagner de mieux écouter les cavaliers « qualité » ?

 

Ce qui menace les cavaliers de jeunes chevaux n’est pas la baisse de la production, mais bien un niveau de prix qui ne permet plus de prendre le risque de mettre les jeunes chevaux en valorisation.
AC : Mr S. c’est déjà exactement la raison de la baisse de 40 % de la production !

 

L’équitation amateur n’est pas pratiquée à son juste coût. Deux composantes sont les grands perdants et contribuent en premier lieu à la réduction des coûts, la piètre rémunération de stagiaires de tous poils qui officient dans les clubs à vil prix et pour la plupart n’obtiendront ni la qualification nécessaire ni l’offre de postes stables et rémunérés, et la piètre rémunération des chevaux. Qualité de la formation et juste prix des chevaux devraient être vos objectifs. Ce serait être naïf que de croire que vous aurez beaucoup d’alliés.
AC : Ah si vous avez une alliée et justement sur cette problématique transversale qui gangrène TOUTE la filière du Cheval !

 

J’ai adhéré au SEC pour des raisons que vous comprenez à la lecture de la présente, comme vous comprenez que nous avons quelques points de désaccord. La tâche à laquelle vous vous attelez est d’une extrême complexité, elle ne pourra pas être accomplie dans la facilité.
AC :  Je ne pense pas que vous ayez de différence ou si faible (une erreur de % de cavaliers qui vont devoir changer d’activité). Par contre, vous avez une qualité commune, rare, vous échangez et par écrit…

 

Les premières adhésions au SEC témoignent de l’insatisfaction de vos adhérents, de l’inefficacité des structures qui les représentent actuellement.
AC : Il faudrait qu’en 6 mois une personne/une petite équipe fassent ses preuves face à 30 années d’immobilisme et d’erreurs des Institutions car  personne n’a versé 10 euros de cotisation. Oups, vive le bénévolat !


Le renouvellement de ces adhésions dépendra de la justesse, de la mesure, du poids des propositions que vous formulerez. Tâche difficile. Bon courage.
AC : J’ai donné 10 euros avec plaisir et sans aucune raison, juste pour soutenir un homme de tempérament qui peut tenir tête  et porter des idées. Oui imparfait ! Je trouve incroyable que tout le monde n’ait pas fait comme moi… qu’est-ce que 10 euros ? Vu la situation vous ne pouvez que gagner ! Un jour, il abandonnera comme d’autres…

Mr S.  il me semble que vous pourriez aider le SEC à avancer ? Personnellement, c’est impossible, ma préoccupation c’est la formation des hommes sous toutes ses formes et je trouve Mr Lévy, le bon pendant pour le chantier similaire à réaliser auprès des chevaux, mais l’approche auprès des centres équestres semble plus simple…

 

20/08/13

    REPONSE DU SEC A Mr S.  ELEVEUR EN BRETAGNE par Ph. Poppe

Je vous remercie pour votre contribution. Je suis d’accord avec la plupart de vos arguments…à quelques nuances près. 

La disparition possible de nombreux cavaliers professionnels Même si on peut disserter longtemps sur le chiffre exact, elle constitue une réelle menace pour la filière. Le risque pour les éleveurs de ne jamais retrouver lors de la vente de leurs chevaux l’argent investi dans leur travail est effectivement  plus important que jamais.

On peut remédier à cette situation avec des formations de cavaliers plus longues, reconnues, et donc aidées par les fonds de la formation professionnelle continue et les conseils régionaux.

On peut aussi changer radicalement l’esprit des épreuves pour les jeunes chevaux qui vise principalement pour l’instant à générer un important flux financier au profit de la SHF. La multiplication des épreuves, des classements et les enregistrements indélébiles de performances contraintes n’ont aucun rapport avec la formation .

Par ailleurs aucun client potentiel et très peu de propriétaires viennent voir les épreuves SHF le Mardi matin . Les ventes s’effectuent souvent en passant par des intermédiaires, ce qui majore de 10 à 30% le coût de production déjà le plus élevé d’Europe, et abaisse d’autant la somme qui revient à l’éleveur. Il est vital de re-programmer les épreuves de jeunes chevaux le week-end  si possible au sein des concours FFE pour limiter les frais d’organisation,  baisser les coûts de valorisation et permettre aux vendeurs de rencontrer directement les acheteurs. 

Stocks des éleveurs Il n’est pas sur que les éleveurs gardent tous des stocks dans l’attente de jours meilleurs. Contrairement au passé où, dans les périodes difficiles, finalement assez courtes, chacun tendait le dos dans en évitant de mettre toutes les juments à la saillie, on assiste aujourd’hui à des phénomènes d’abandon massif et intégral de l’activité et à des braderies sans précédent.  Les 3 ans à 1000 € existent ( souvent en lot) et ils ne sont pas tous laids, boiteux ou inaptes.

A l’étranger. Les prix baissent (10 à 25% maximum à ma connaissance) sans pour autant s’effondrer, et surtout sans changer le pourcentage de transactions dans les ventes ( 90 à 100%). Les exportations représentent presque la moitié des transactions. Dans le Holstein les élevages les plus réputés arrivent à vendre la presque totalité de leur production à l’export !

En période de crise ce sont les exportations qui permettent de résister à la baisse du marché intérieur. En France elles sont quasi - inexistantes à en croire les chiffres que l’UNIC refuse de produire. 

La voie femelle. Avec 80% de poulinières SF qui n’ont jamais vu un terrain de concours on peut évidemment progresser dans cette voie mais en générant les frais supplémentaires de 8 mois de mise au travail.

Défiscalisation Il n’est pas possible de déduire les pertes d’un élevage de chevaux à caractère agricole des résultats d’une activité relevant des bénéfices industriels et commerciaux ou de bénéfices non commerciaux. 

La formation des cavaliers dans les clubs. C’est un problème pour lequel nous n’avons aucune solution à proposer. Il y a plus de monde à Lamotte Beuvron qu’au championnat de France hunter.  Il faut faire peut-être avec, pour l’instant…

 

20/08/13

Au C.I.R. de Cluny, 6 ans A, autres que SF et AA, il y a 11 partants. Un cavalier a trois chevaux. Les boxes sont à 10 minutes du paddock. La détente doit être, pour chaque cheval, de 20 minutes minimum.

Combien de temps l'épreuve de 11 chevaux durera-t-elle ?

 

23/08/13

LA SHF DEVANT LA JUSTICE

La SHF vient de fournir plusieurs réponses à la commission européenne et à la justice française. Elle répond ainsi à plusieurs assignations consécutives à sa politique de discrimination de gains dans les compétitions du cycle classique.

 

 1 Devant le Tribunal de grande Instance de Paris

 Attaquée par plusieurs éleveurs français pour action de discrimination en violation ses statuts, la SHF vient de répondre en contestant la juridiction saisie et en faisant porter la responsabilité de ses décisions au seul Ministère de l’Agriculture qui les aurait avalisées.

Elle demande à ce titre un renvoi devant le tribunal administratif, dénonce la recevabilité de l’action de certains plaignants qui ne sont pas membres de la SHF, explique son action par la volonté de se mettre en conformité avec la législation européenne ( !),  mais ne se prononce à aucun moment sur le fond de l’assignation : la violation de ses statuts.

 

 

 2  Devant la CEE

 Attaquée par plusieurs éleveurs français et par une association de race implantée en France, la SHF justifie sa politique de discrimination en argumentant que les 20% de dépassement des gains autorisés par la CEE à titre dérogatoire pour les races nationales sont à considérer dans leur globalité par rapport à l’ensemble des compétitions équestres se déroulant sur le territoire français ( cycle libre et compétitions FFE incluses ) et non pas par rapport aux seules compétitions du cycle classique.

Il a été répondu que le texte de référence  permettait une discrimination de 20% pour « chaque concours ou type de concours » visant à la sélection et à l’amélioration génétique d’une race nationale. Les cycles classiques pour jeunes chevaux de 4,5,6 ans constituent une suite de concours spécifiques, parfaitement définis et réglementés qui ne nécessitent pas d’être confondus avec les autres épreuves équestres françaises au sein desquelles n’est organisée aucune discrimination de gains. 

La commission européenne a demandé et obtenu les preuves que cette discrimination visait systématiquement des chevaux nés ou enregistrés à l’étranger et  pas seulement des chevaux de race étrangère nés en France.

Elle a également demandé et obtenu des preuves du dépassement systématique du seuil de 20% pour les chevaux nés ou enregistrés à l’étranger.

 

3  Devant la DIRRECTE et les services de la répression des fraudes et de la concurrence

 Accusée d’entrave à la libre concurrence et de complicité ( avec l’ANSF) d’abus de position dominante la SHF devra répondre vraisemblablement de ces faits devant l’autorité de la concurrence que  la DIRRECTE des Pays de la Loire est en train de saisir.

Ces procédures, en cas d’issue favorable pour les plaignants, seront suivies d’une demande de réparation du préjudice consécutif à cette politique de discrimination. Les éleveurs et propriétaires concernés peuvent d’ores et déjà rassembler sur FFE COMPET les justificatifs (relevés de gains sur le compte engageur + procès-verbaux des compétitions) permettant d’établir le montant total des surprimes qui leur sont dues.

Il est peut-être aussi envisageable pour les chevaux OC ou CS nés en France de se faire inscrire dans un stud–book étranger pour être considérés comme «enregistrés» à l’étranger…

 

 

10. Enrênement Shetland (++)

par Adeline Cancre (Centres équestres…)

 

Combien de Shet, j’ai vu et je verrai arracher les rênes de bouts de choux ?
Beaucoup trop !

   

Voici l’enrênement à 15 euros observé au Centre Equestre de Brecey, propre, qui résout la problématique.

 

 

 

 

11. Des émotions plein les yeux (++) 

par Adeline Cancre (Tout public)

 

 

DEAUVILLE

 

AC : J’ai observé de magnifiques changements sur les hippodromes deauvillais, à suivre dans la newsletter d’octobre.
 

Il n’a échappé à personne l’investissement des Qataris, qui régalent les passionnés des courses mais aussi les Professionnels qui conservent « leurs » champions vendus*. C’est très enthousiasmant pour le monde du Galop, créent une émulation extraordinaire en Europe, et forcement très prochainement à l’International dans ce milieu mondialisé… Félicitations à tous pour la qualité du spectacle proposée.
* Savoir valoriser est essentiel  pour développer une économie.

 

Les plus forts moments

 

Et de 3 « Prix Maurice de Gheest » pour Moonlight Cloud et Thierry Jarnet (46 ans)… et de 6 pour Freddy Head (entraîneur) après Marchand d’Or… Sacré performance de battre le champion anglais, qu’ils déposent en battant le record de l’épreuve : 1’ 14’’ 33 :

http://youtu.be/hLrOWscGFME

L’après courses : http://youtu.be/PUOAEaqavto

 

Le Prix Jacques Le Marois (1600 m) promettait avec 4 grand(e)s champions au départ et il n’a pas déçu ! C’est Moonlight Cloud qui rebat un second record en une semaine sous l’attaque décidée du Qatari Olympic Glory : http://youtu.be/wy0jURovKXE

 

Vancouvérités’offre une très belle victoire dans le Groupe 2, Prix Guillaume d’Ornano, qui ne sera pas la dernière : http://youtu.be/-RZF6n2sEZM

 

UN CONQUERANT AMERICAIN

Il est rare de voir un partant américain en Europe, mais No Nay Never, après avoir gagné magistralement à Ascot et maintenant le Prix Morny (1200 m) en France, est sacré le meilleur 2 ans sur déjà deux continents, comme d’ailleurs la frenchy Vorda, côté pouliche : http://youtu.be/jeavwIrj8wk

 

JDG : WESLEY WARD, LE CONQUÉRANT AMÉRICAIN, L’ENTRAINEUR
Fils de Dennis Ward, Wesley a commencé sa carrière comme jockey. En 1984, il a même reçu l’Eclipse Award du meilleur apprenti avec 335 victoires. Il a également monté en Italie, Malaisie et Singapour. Sa carrière de jockey s’est achevée en 1989. En 1993, il est devenu assistant de son père avant de devenir entraîneur l’année suivante. En 2009, il est devenu le premier entraîneur américain à s’imposer à Royal Ascot, pour son coup d’essai en Europe. Et il en fait de même en France avec No Nay Never. Il s’est exprimé en ces termes sur la volonté de ses confrères américains de venir en Europe : « Nous sommes les premiers américains à gagner en Europe. Mais chez nous, les entraîneurs ont peur de se déplacer et cela coûte cher, d’autant plus si nous sommes battus. J’espère néanmoins que quelques-uns de mes confrères vont voyager et s’amuser en Europe. Nous avons prouvé que tout était faisable. C’est la plus belle victoire de ma carrière. Nous avons été très bien accueillis. Pour l’avenir du poulain, nous allons réfléchir et discuter avec Coolmore. »

 

 

Le Prix Jean Romanet (Groupe 1 sur 2000 m) revient à la toute bonne fille de Banks Ill, Romantica associée à Maxime Guyon. A l’affût, les deux pouliches Aga Khan attendent la possible pluie d’octobre : http://youtu.be/W4zjRSDhkB0

 

Tasadayet encore Maxime Guyon pour André Fabre survole le Prix de la Nonette (3 ans -2000 m) : http://youtu.be/kl7rwcFznfc

 

 

 

GRANDE BRETAGNE

Télescopes’échappe sur 2400 m : http://youtu.be/APiy5iHH7XU

 

 

AU CANADA

L’Arlington Million échappe au Mike de Kock, The Apache associé à Christophe Soumillon, rétrogradés : http://youtu.be/ABsZPlpXrus

 

 

TROT

Le Prix de Wallonie fait monter la pression, Ready Cash prit au piège de l’attente et victoire de Timoko à la manière des forts : http://youtu.be/faZsEkYzZeA

 

 

 

12. Elevage & Echographie (++)

(Tout public)

 

Echographies réalisées au Haras de Moyon : http://www.haras-moyon.com/

 

Jument pleine (30 jours) : http://youtu.be/c1_VFBCHMiM

Jument vide : http://youtu.be/ml1p_QKl9wE

 

 

13. Stages & Formateurs BPJEPS (++)

par Adeline Cancre (Tout public)

 

Formations et formateurs BPJEPS recommandées

http://www.larelationchevalcavalier.com/?C=Accueil/formationBPJEP_recommandee

 

Stages (sans cheval)

AC : Voici une sélection de centres équestres où j’ai passé un minimum de 3 jours :

http://www.larelationchevalcavalier.com/?C=Methodes/Centres_Equestres

 

Rappelez-vous toujours que de tenir à cheval est (très… trop) facile, mais que la pratique de

l’équitation est une démarche d’écoute, d’ajustements de position et de répétitions JUSTES

(comme dans toute démarche d’apprentissage) à organiser auprès de personnes compétentes. Ce sont les raisons pour lesquelles il est important de choisir un centre équestre ou/et ses enseignants, en considérant une somme de critères, qui vous feront progresser grâce aux préliminaires de contrôle d’une position neutre (la condition obligatoire pour découvrir la véritable indépendance des aides). Leurs explications et les exercices seront simples (ce qui permet de comprendre le cheminement), structurants et adaptés à votre niveau. Mais les répétitions pour l’ajustement de LA position sont déterminantes comme valeur pédagogique de progression et de satisfaction. Cela pourrait sembler une perte de temps, mais elle est INCONTOURNABLE…

 

Stages (avec cheval et exceptionnellement sans)

Choisissez un référent de qualité et rencontrez-le régulièrement :

http://www.larelationchevalcavalier.com/?C=Intervenants/intervenants

 

 

 

 

14. Elevage : pères (+++)

par Adeline Cancre (Tout public)

 

1.Des  courants de sang qui font rêver : Laudanum x Jalisco x Almé x Rantzau

HASTING DE MOYON

http://www.larelationchevalcavalier.com/File/Alme_Laudanum.pdf

A louer : Lucie Janvier (06 09 20 15 79) – Alain Janvier (06 13 93 39 27)

Tél. 02 33 56 35 82
contact@haras-moyon.com

 

 

2. HUPPYDAM DES HORTS 
En 2012, j’avais parlé de 4 ans sortant de l’ordinaire par Huppydam des Horts, élevés par Bruno Rocuet, croisés avec de très bonnes juments de sang. Dans ces conditions et à 5 ans, les produits « ne sont pas toutes mains », mais la qualité est toujours top :

http://www.beligneuxleharas.com/etalons/Huppydam_des_Horts-4816-8-10

 

 

3. Les pères améliorateurs ont souvent contre eux une cabale organisée, c’est ce qui arrive actuellement à CANTURO ! En effet, j’ai entendu 2/2 (ou 3/3) éleveurs me tenir exactement les mêmes propos, presque honteux de l’avoir retenu « malgré son dos mou » ! S’il a le dos mou (comme beaucoup de chevaux allemands), il transmet aussi la force et la souplesse. Voici un produit croisé avec le sang AA : XXXX

Personnellement, j’ai déjà vu des produits au dos plus mou ! Chers « petits » éleveurs, la priorité française n’est plus de saillir, mais de préserver les éleveurs des étalonniers peu scrupuleux afin que vous puissiez rentabiliser votre élevage dans une ambiance constructive pour l’ensemble de la filière…

 

 

 

15. Comparatif « Courses & Sports équestres » (++)

par Adeline Cancre (Tout public) A suivre dans le www.lecheval.fr

 

Premier rendez-vous : http://www.larelationchevalcavalier.com/File/1_Le_Cheval.pdf


Nous attendons vos critiques au sujet de ce premier comparatif « Les institutions ». A suivre, « Du spectateur à l’acteur ». Après cette série d’épisodes, quel serait le sujet que vous trouveriez intéressant à découvrir ?

 

NB : Une anecdote de dernière minute qui montre encore la différence de comportements, d’éducation, entre les institutions des Courses et celles des Sports Equestres : « Il y a 5 ou 6 ans à l’occasion de l’épidémie d’artérite virale, je suis convoqué à assister à une réunion où un consensus doit définir la stratégie pour éviter la propagation du virus. Le Trot et France Galop avaient chacun un représentant (2) et les Sports Equestres (Sports/Loisirs) : 24. En 5 minutes, les Courses privilégiaient les « 3 semaines de suspension » ; A 3 h du matin, les 24 s’écharpaient encore, nous étions sidérés… La décision a été de prendre le risque de laisser faire. » !

 

D’ailleurs, c’est à chaque épidémie la même chose, des Professionnels qui s’indignent de comportements de quelques désinvoltes qui se croient au-dessus de tout ! Un jour le drame aura forcément lieu…

 

 

 

16. L’union donne la force d’être entendu ! (-/+)

par www.jourdegalop.com

 

AC : Voici une idée pour les cavaliers et propriétaires de jeunes chevaux présents à la très prochaine finale SHF de Fontainebleau. Notamment, car ce que leur font vivre les Institutions des Sports Equestres est  INCOMPARABLE* à celle des courses. D’autre part, le chiffre du PMU en France fond donc il paraît de bon ton d’en prendre conscience et d’optimiser le Fond Eperon rapidement !
* hors la mauvaise représentation des socioprofessionnels dans les institutions

 

« DES ENTRAÎNEURS ET DES JOCKEYS S’UNISSENT POUR RETARDER LE QUINTÉ PLUS

Certains veulent des réformes (du programme des courses) et d’autres pas de réforme (des sanctions prévues par le Code des courses contre les jockeys) : ils se sont unis dimanche pour marquer le coup en retardant le départ du Quinté+ de 10 minutes.

 

Il va bientôt être 15 heures. Les chevaux et les jockeys du Quinté Plus, le Grand Handicap des

Sprinters, vont entrer dans un rond de présentation bondé, en ce dimanche. Du moins les attend-on… Car, du côté des balances, aucun des pilotes ne fait le court chemin vers le rond. Etdu côté des écuries, seule une poignée de chevaux commence à tourner. Très rapidement, les bruits qui couraient depuis deux jours à Deauville sont confirmés : la réunion est visée par un double mouvement, à la fois des entraîneurs et des jockeys.

Et Sandrine Tarrou, entourée de Jacques Ricou et de Rodolphe Collet notamment, lit ce texte :

« Je viens vers vous pour vous lire un communiqué rédigé en commun par trois associations : l’association des Jockeys, l’association des Entraîneurs-Propriétaires et l’association

des Entraîneurs de Galop*. Les associations professionnelles, qui assurent le spectacle

365 jours par an, lassées d’être écoutées mais pas entendues, ont décidé de s’unir dans un mouvement commun face à une institution de plus en plus hermétique à l’expression des besoins essentiels des professionnels tous corps confondus. Cette action se veut responsable et respectueuse des parieurs comme de l’intérêt économique. Face à l’inertie et à l’autisme de France Galop, nous demandons à être reçus rapidement par nos ministères de tutelle à savoir le ministère de l’Agriculture et celui du Budget pour obtenir : une plus grande représentativité au sein de France Galop des acteurs économiques, une prise de conscience générale de la fragilité économique de la filière, une demande de réforme indispensable du système juridictionnel trop arbitraire. Notre détermination est totale et nous souhaitons pouvoir trouver rapidement des solutions aux problèmes que nous rencontrons. Nous remercions par avance tous ceux qui soutiennent notre action et laissons place au spectacle. »

Puis chevaux et jockeys rejoignent le rond et le Quinté Plus peut partir avec une dizaine de minutes de retard. Nous interrogeons Bertrand Bélinguier à chaud, qui nous répond : « Je ne comprends pas, alors que nous avons déposé sur la table un rapport – celui du comité stratégique – qui traite tous les sujets importants, qu’il puisse y avoir une réaction de cette nature. Elle est totalement inadaptée. Je vous rappelle que j’ai reçu récemment les représentants de l’association des Entraîneurs-Propriétaires et que le président du conseil juridictionnel a reçu l’association des Jockeys. Le dialogue est là. Mais s’il doit aboutir à ce que l’on n’accepte pas les décisions, je ne sais pas comment nous pouvons vivre tous ensemble en société… Je le répète: cette réaction est incompréhensible. En société, il faut accepter que des décisions soient prises, même si je comprends que certaines puissent déplaire. Quand on vit en société, on ne peut pas s’affranchir de toutes les règles. »

Par ailleurs, Hubert Monzat, Directeur général de France Galop, nous a dit : « Nous comprenons l’émotion liée à l’affaire Pasquier. Il y a eu beaucoup d’échanges entre Alain de Kermadec et Jacques Ricou à ce sujet. Désormais, cette affaire est entre les mains de la justice. Il y a des chantiers qui vont être entamés pour modifier certaines règles. Nous ne pouvons pas tout réformer du jour au lendemain. Aussi bien Bertrand Bélinguier que moi-même, nous sommes des hommes de dialogue et de notre côté, le désir est bien présent de rester ouvert au dialogue. Nous espérons le retrouver et de ce fait, un peu plus de sérénité. » Nous aurons l’occasion de revenir sur ce qui s’est passé dimanche dans les jours qui viennent. Mais dès ce soir, nous pouvons dire, à la lumière d’informations recueillies confidentiellement, que les animateurs du mouvement de dimanche ne comptent pas en rester là. Et que ce qui s’est passé dimanche pourrait se répéter dans les jours ou les semaines qui viennent. Deux logiques – celles de certains "sociopros" et celle de France Galop – s’affrontent brutalement.

Et elles ne seront pas faciles à réconcilier…

Les jockeys, par exemple, ne veulent pas du durcissement des sanctions prévues par le nouveau Code des courses. Au-delà même de l’affaire Pasquier (même si celle-ci a pu servir de révélateur), ils ont en également assez d’être jugés par des magistrats non professionnels – un reproche également formulé par des entraîneurs. Quant aux entraîneurs, ils veulent peser un peu plus dans le programme et dans les choix économiques de la société-mère.

De son côté, France Galop estime que le système actuel est bien organisé, que les instances garantissent une expression démocratique, que les décisions sont toujours prises dans l’intérêt général et que le juridictionnel fait de bénévoles est plus juste que ne le serait une justice de magistrats rémunérés.

* Bien que le communiqué ait été signé par trois associations, tous les membres de l'Association des entraîneurs, à commencer par sa présidente Criquette Head-Maarek, ne se sont pas associés au mouvement. »

 

JDG du 21/08/13

SYNTHÈSE DU DERNIER CONSEIL D’ADMINISTRATION DE FRANCE GALOP

Le président de France Galop a réuni le conseil d’administration le lundi 19 août 2013 à Deauville.

Bertrand Bélinguier a tout d’abord tenu à rendre hommage et à remercier la représentante du ministère de l’Agriculture, madame Adeline Bard, prochainement appelée à d’autres fonctions, pour la qualité de son écoute et de son travail au service de la filière hippique au cours des huit dernières années. Il lui a souhaité le succès dans ses nouvelles fonctions.

 

● Comité stratégique

Le président a ensuite procédé à une présentation détaillée du rapport du comité stratégique. Il a mis l’accent sur le parti pris résolument économique de ce document, soulignant que dans le contexte économique difficile des prochaines années, l’objectif que s’est fixé le comité est de parvenir à mettre le maximum de ressources à la disposition des professionnels, tout en réaffirmant l’attachement au pari mutuel, à la forme associative et au partenariat avec l’État.C’est dans ce cadre que s’inscrit la pérennisation du différentiel trot-galop pour un montant annuel de16,7 millions d’euros. Au-delà du rappel de l’historique du modèle français, considéré dans le monde entier comme l’un des modèles de référence, du contexte économique général et des différents facteurs qui sont venus fragiliser la situation économique des courses françaises au cours des dernières années, le président a rappelé les principales propositions de réforme

figurant dans le rapport Dupont. Il a notamment souligné la volonté partagée avec le trot de

sanctuariser les encouragements dont la distribution est la raison d’être des sociétés-mères, tout en précisant que le plan d’économies visant à réduire de 50 M€ les coûts annuels de l’Institution ne pouvait être considéré comme une fin en soi, mais avant tout comme la recherche de marges

de manœuvre pour développer l’activité future des courses hippiques.

Après avoir évoqué les nécessaires réformes à conduire telles que décrites dans le rapport, le président a précisé que la mise en oeuvre des mesures lorsqu’elles auront été arrêtées, ferait l’objet d’un suivi régulier par le comité stratégique qui se réunira au moins deux fois par an.

Il a par ailleurs rappelé qu’un projet d’entreprise de France Galop serait présenté à l’automne. Ce projet recherchera une rationalisation de la gestion dans une perspective de développement à partir d’une politique de marketing dynamique, afin d’assurer la distribution d’allocations à un niveau compétitif.

 

● Entrevue avec les ministres de tutelle

Bertrand Bélinguier a ensuite rendu compte de l’entrevue des présidents des sociétés-mères avec le ministre délégué au Budget, M. Bernard Cazeneuve et le ministre de l’Agriculture, M. Stéphane Le Foll, le 31 juillet dernier. Il a indiqué qu’à cette occasion les deux ministres avaient tout d’abord rendu hommage à la qualité du rapport élaboré dans le cadre du comité stratégique et indiqué leur adhésion aux diagnostics, aux orientations ainsi qu’aux modalités de pilotage proposées pour la mise en oeuvre des réformes envisagées.

Le président a tenu à souligner l’importance des décisions financières prises par le gouvernement lors de ce rendez-vous.AUCOEUR DE L’ACTU

 

● Évolution du programme

Dans le cadre de la commission de réflexion sur l’évolution du programme confiée à M. Loïc Malivet, vice-Président de France Galop, en charge du plat, seront consultées les associations

professionnelles représentées au comité de France Galop ainsi que les comités régionaux sur des évolutions possibles du programme de plat des réunions premium en 2014, en vue de limiter les déplacements des chevaux de catégorie moyenne (course de niveau inférieur à la catégorie D). Une synthèse des propositions ainsi recueillies sera présentée au conseil du plat.

 

● Densification du calendrier

Concernant la densification du calendrier des réunions premium en 2014, les membres du conseil d’administration ont demandé une confirmation de la part du PMU, de la rentabilité marginale des réunions supplémentaires, compte tenu des contraintes imposées aux sociétés de courses en régions et aux professionnels.

 

● Deux nominations

Enfin, les membres du conseil d’administration ont décidé

de nommer :

- M. Philippe Jeanneret comme représentant de France Galop au comité des chevaux de Basse Normandie.

- M. Louis Romanet comme représentant de France Galop au conseil d’administration de l’Institut français du cheval et de l’équitation (IFCE).


 

 

Si vous avez apprécié la lecture de cette newsletter, pensez à la transmettre à vos amis.
Si vous n’appréciez pas… le droit de réponse est  encouragé car la critique montre l’intérêt
et produit les solutions comme le consensus.

 

L’association LRCC remercie sa sympathique correctrice bénévole, Jocelyne, le secrétaire générale de l’Association. Elle s’occupe de l’enregistrement des dons et de la transmission des reçus fiscaux.

 


Cette newsletter est une Tribune ouverte à tous, et sur tous les sujets, pour l’intérêt du Cheval et de ses passionnés. Pour transmettre aussi vos idées http://www.larelationchevalcavalier.com/?C=Accueil/Contact

 

 



La relation cheval cavalier