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Les medias aiment le cheval

La relation cheval cavalier


1. Sorties & Spectacles

2. Culture cheval en France ?!

2 bis. Corruption…  Fédération !

3. Peut-on sauter comme un cheval ?

4. Des courses à voir ou à revoir

5. Cheval & Médias

6. Naissance d’un poulain

7. Livres

8. Elevage & Obstacles

9. Actualité de « La relation cheval cavalier »

10. De l’industrie à l’écurie

11. Aides pédagogiques

12. Recommandés « La relation cheval cavalier »

13. Critères et DSP

 

 

2. Culture cheval en France ?! 

par Monchevalmedit & JDG (Tous publics)


- Êtes-vous un "homme de cheval" ? OUI - NON !

 

- Parlons encore culture cheval : EPICURIS COURRA LE DERBY D’EPSOM

JDG : Epicuris (Rail Link) entre dans sa stalle de départ plus facilement quand c’est Nicolas Blondeau qui s’en charge. En vue du Prix du Jockey Club, Christiane Head-Maarek a donc demandé à France Galop si le "magicien" pouvait se charger de la mise en boîte d’Epicuris le 31 mai à Chantilly. Mardi soir, elle a reçu la réponse : c’est non. Du coup, le fils de Rail Link ne participera pas au Derby" français mais au Derby d’Epsom le 6 juin. En effet, les juges britanniques ne voient aucun problème à accueillir Nicolas Blondeau derrière les stalles. »

 

 

2 bis. Corruption…  Fédération !

par David Barroux & Béatrice Mazoyer (Tous publics)

 

Lire cet article sur la Fifa m’a rappelé avoir reçu ce courrier au sujet de la FFE et des GHN, SNEEPEE, SNETE… et y retrouver des lignes communes : cliquer ICI !

 

 

Ma source lit aussi Les Echos et réagit par une Lettre ouverte aux journalistes de Libération

Aujourd'hui, le président de la FIFA réélu a démissioné !

 

3. Peut-on sauter comme un cheval ?

par Jean-Marie Denoix… (Tout public)

 

Présentation amusante   

 


 

4. Des courses à voir ou à revoir

par Adeline Cancre (Tout public)

 

Trêves, c'est un évènement à elle toute seule en 2015, voici son SITE

Sa magistrale rentrée dans le Prix Corrida (G2) préfigure un Grand-Prix de St Cloud extraordinaire. Une nouvelle rencontre Trêves (5 ans) et Cirrus des Aigles (9 ans)…

 

- Le 3ème  Prix Ganay pour Cirrus des Aigles

Une superbe après course : Félicitations à Corine Barande Barbe pour son rôle initiatique joué pour son cheval, leurs fans et les courses grâce à Facebook.

 

- Les Guinées pour l’entraînement d’Aidan O’Brien :

Un slalom gagnant pour Legatissimo dans les 1000 Guinées.

Les 2000 Guinées pour Gleaneagles.

 

- Les Poules d’essai (1600 m) à Longchamp :

Ervedhya s’envole !

Make Believe aussi !

 

- Le Grand National pour Many Clouds.

Préparation de David Cottin pour la course, reportage sur Stade 2.

 

- Anjou Loire Challenge vu par le ciel !
 

AUTEUIL, le week-end de l’expérience : deux groupe 1 pour Jacques Ricou devant 10 000 spectateurs :

- Grand Steeple 2015 pour Milord Thomas et Jacques Ricou et la 4ème fois seconde place de Shannon Rock ! Premier gagnant de Grand Steeple pour Magalen Bryant enfin récompensée de sa fidélité à la filière française (1970). Merci Madame.

- Prix Ferdinand Dufaure : Kotkikova et Jacques Ricou surclasse le lot : vidéo non trouvée !
Depuis son propriétaire, un merveilleux ambassadeur du cheval s’est s’éteint.
JDG : « Le comte Pierre de Montesson nous a quittés ce lundi matin, à l’âge de 96 ans. Sa casaque bleu clair à toque orange a marqué une époque, aussi bien à Auteuil qu’à Vincennes. Triple lauréat du Grand Steeple-Chase de Paris (Gr1), le crack Katko a été son représentant le plus populaire avec la reine Une de mai au trot. Katko provenait de son élevage, un des plus brillants qui ait existé, aussi bien au trot qu’en obstacle.

C’est au haras des Coudraies, à Francheville, à une dizaine de kilomètres d’Argentan, que ses élèves grandissent. Plusieurs centaines de bovins vivent également sur sa propriété. C’est en 1938 que le comte Pierre de Montesson a créé le haras des Coudraies, lequel s’étend sur six cents hectares. Parallèlement à la gestion de son élevage, il a assuré la direction de la société Socopa, destinée à l’abattage de viande bovine, jusqu’en 1990. Mais il a aussi été le président de la Société du cheval français pendant une dizaine d’années, et celui qui a accueilli deuxprésidents de la République sur l’hippodrome de Vincennes : François Mitterrand et Jacques Chirac. À sa famille, ainsi qu’à ses proches et ses amis, Jour de Galop adresse ses plus sincères condoléances….

 

JEAN-PAUL GALLORINI : « JE LUI AI OFFERT SON DERNIER "VOYAGE EN PREMIERE" AvEC LA VICTOIRE DE KOTKIKOvA »

« Chez Montesson, tout est bon ! » Jean-Paul Gallorini a régulièrement répété cette phrase ces dernières semaines, suite aux grandes victoires de Kotkikova  (Martaline). Il avait entraîné plusieurs très bons sauteurs élevés au haras des Coudraies. Joint par téléphone, il nous a confié : « Je suis très triste de la disparition de monsieur de Montesson. Je lui ai offert son dernier "voyage en première" avec la victoire de Kotkikova dans le Prix Ferdinand Dufaure (Gr1). C’est

sa femme qui effectuait les croisements et il est parti la rejoindre. Il avait un très, très grand élevage et nous ne pourrons jamais l’oublier. C’était aussi un très grand Monsieur. Il m’avait appelé pour me remercier de défendre ses couleurs. Mais je lui avais dit que c’était un honneur pour moi de les défendre. Il va nous manquer. Mais son esprit sera toujours à Auteuil lors des grandes courses. C’est une page qui se tourne, mais l’histoire continue.

JEAN-PIERRE DUBOIS : « C’éTAIT TOUT SIMPLEMENT UN gRAND HOMME »

Jean-Pierre Dubois était très ému par la disparition du comte Pierre de Montesson. Le propriétaire, éleveur, entraîneur et driver nous a déclaré : « C’est un grand Monsieur qui nous a quittés. Un grand Monsieur, cela veut tout dire... Il a eu beaucoup de plaisir avec ses chevaux, au trot comme en obstacle. Nous avons vécu une grande histoire avec Kotkijet. Il représente toute une page de l’histoire des courses. »

 

AC : Sa jument Une de Mai a animé mes jeunes années ainsi que celles de ma sœur et de mes frères, on se battait pour trotter Une de Mai (dans la cour) ! 74 victoires, dont 31 à l’étranger et 18 G1 en France ! Sa casaque est éternelle…

 

LONGCHAMP un combat de champions

Solow en sort le grand gagnant. Cirrus n’a pu donner le meilleur de lui-même finissant avec un fer cassé en deux !

 

- Le Jockey Club 2015 pour New Bay et "l'apprenti classique" Vincent Cheminaud : "Le talent n'attend pas le nombre des années" !

 

 

5. Cheval & Médias

par JDG et Adeline Cancre (Tout public)

 

AC : Le cheval intéresse les médias et comme souvent la qualité de l’approche fait le résultat. Si certains pouvaient en douter, les liens suivants démontrent que la France présente les mêmes dispositions que les autres pays ! Ayant aussi travaillé dans le monde automobile, le public français apprécie d’égale manière le sport automobile et le sport autour du cheval. Ces publics se complètent le plus souvent. Le sport automobile porte un nom, celui du cheval est divisé entre hippisme et équitation, c’est dommage sur le plan médiatique, car notre sport reste bien plus accessible et aurait les moyens de convaincre autrement.
Bravo à France Galop et à ses si talentueux jockeys :

JDG : « Les efforts de promotion de France Galop pour le Grand Steeple-Chase de Paris ont porté leurs fruits. L’épreuve reine d’Auteuil et les jockeys d’obstacle ont bénéficié d’une belle couverture dans les médias généralistes ou sportifs.

D’autre part, le teaser de l’événement compte plus de 80.000 vues sur YouTube.

Voici la liste des principaux articles ou émissions qui ont été consacrés à l’Everest des chevaux :

- L’équipe : Desoutter, sans crainte des obstacles

- L’équipe Explore : De bruit et de fureur

- BFM TV : Bertrand Lestrade présente le parcours du Grand Steeple-Chase de Paris

- BFM TV : ce qu’il faut savoir sur les courses hippiques

- Paris-Normandie : Grand Steeple-Chase de Paris : la persévérance de Shannon Rock !!!

- La Croix : les jockeys, des sportifs au profil atypique

- France 3 / Tous le sport : Le Grand Steeple-chase de Paris : la référence

- France 2 / Stade 2 : Le jockey, un sportif de haut niveau comme les autres

- Le Figaro Magazine : David Cottin, régime jockey

- L’équipe Magazine : Le Poulidor du Grand Steeple ».
 

 

6. Naissance d’un poulain

par Equidia via JDG  (Tout public)

 

AC : Le cheval intéresse les médias et comme souvent la qualité de l’approche fait le résultat : Bravo à Equidia !

« EQUIDIA SUPERSTAR !

En diffusant en direct sur internet le poulinage d’une jument, Equidia a crevé l’écran ce week end. Plus de 1,3 million de personnes se sont passionnées pour cette téléréalité d’un nouveau genre.

 

Jour de Galop. – Equidia a été la star des grands médias et des réseaux sociaux ces derniers jours. D’où vient ce miracle ?

Eric Brion, directeur général d’Equidia. – C’est tout sauf un miracle ! C’est le résultat d’une opération originale et innovante qui a permis à Equidia d’émerger dans le marché extrêmement concurrentiel de la télévision. Depuis samedi, nous avons réussi à faire parler de la chaîne dans tous les plus grands médias français : Le Monde, RTL, France Info, Le Figaro et Les Échos notamment, à l’occasion de notre opération baptisée "#Un poulain va naître en direct".

 

En quoi consistait cette opération ?

Pendant 24 heures, nous avons lancé sur DailyMotion – l’autre grande plateforme de partage de vidéos avec YouTube – une information surprise lundi matin qui annonçait à l’ensemble des internautes : vous allez passer 24 heures devant des caméras pour suivre minute par minute la vie de quatre juments qui pourraient pouliner dans ce créneau de 24 heures.

 

Comment ont réagi les internautes ? Ont-ils adhéré au concept ?

Ils ont plus qu’adhéré puisqu’en 24 heures, 1,3 million de personnes sont allées consulter cette opération sur Daily- Motion et ont très largement réagi sur Twitter en commentant et en conversant avec les community managers d’Equidia présents sur place. L’opération a même fait partie des trending topics (sujets les plus actifs sur Twitter) pendant une journée.

 

Finalement, quel était votre objectif, et a-t-il été atteint ?

Le premier objectif d’Equidia, c’était de parler à la communauté des équitants à travers une opération jamais réalisée. C’était un bon moyen de rassembler autour d’Equidia l’ensemble des fans d’équitation dans une année assez pauvre en événements équestres.

 

Et le deuxième objectif ?

Faire parler d’Equidia au-delà de notre bassin de résonnance habituel, pour toucher et attirer les plus grands médias français avec un concept (filmer un poulinage), un dispositif original (la slow TV) et une diffusion puissante (Daily Motion et Twitter).

Ce dont nous n’avions pas osé rêver, c’est que nous aurions un tel succès médiatique. C’est extraordinaire d’avoir réussi à attirer autant de projecteurs sur Equidia…

 

Quel est donc votre bilan final ?

Cette opération a été aussi impactante, en termes de contacts, que les Jeux Équestres Mondiaux : 1,7 million de personnes avaient suivi la manifestation sur Equidia en quinze jours ; là, nous avons fait 1,3 million de visiteurs uniques en 24 heures ! Ce chiffre parle de lui-même. Surtout si l’on ajoute les retombées médiatiques colossales dont je vous parlais en début d’interview : grâce aux grands médias, nous avons en réalité suscité des dizaines de millions de contacts. Et des contacts positifs en plus, parce que les journalistes ont traité notre événement très positivement. C’est donc un succès quantitatif et qualitatif, qui rafraîchit notre image et sur lequel nous allons continuer à travailler. »

 

 

7. Livres

par JDG& Le Cheval (Tout public)

Je vais lire ces livres à la première minute de temps libre. Les connaissez-vous ?

 

1. « De l’avoine plein les veines
LE BEAU PROJET DE LAURENT GÉRARD VOIT LE JOUR

Laurent Gérard vient de signer un ouvrage, De l’avoine plein les veines, grâce au site internet de financement participatif [crowdfunding, ndlr], Kisskissbankbank. Il a réussi à dépasser son objectif de 5.000 euros qui lui permettra de publier son livre.

Afin de remercier ses contributeurs, Laurent Gérard organisera un tour à pied de la piste d’Auteuil pour leur faire découvrir les obstacles. Cela se déroulera le 7 juin prochain, lors de la journée de la Grande Course de Haies, sur l’hippodrome de la butte Mortemart.

À cette occasion, Jacques Ricou, Dominique Bressou et David Powell ont accepté d’accompagner la visite. Son livre est disponible à la vente dans les boutiques des hippodromes France Galop au prix de 12 euros. Il est également possible de le commander directement auprès de Laurent Gérard par mail : laurentgerard25@gmail.com, ou via sa page Facebook : Laurent Gérard écrivain. »

 

2. Jours de conquête

 

 

 

8. Elevage & Obstacles 

par G. Macaire & N. de Lageneste  via JDG  (Eleveurs…)

 

AC : Chaque éleveur de chevaux de Sport devrait lire cet article, extrait de l’environnement courses, qui rappelle les points essentiels à l’amélioration du cheval d’obstacle. A le lire, la voix de Fernand Leredde a fait écho !
Ces personnes restent à votre disposition pour répondre à d’éventuelles questions :
Jean-Luc Henry – Haras de Balme : 06 76 73 51 32
Xavier Leredde – Haras des Rouges : 06 85 42 16 40

 

« GUILLAUME MACAIRE : « IL DEVIENT DE PLUS EN PLUS DIFFICILE DE PRODUIRE DES CHEVAUX D’OBSTACLE »

Entraîneur tête de liste en obstacle à dix reprises en France, Guillaume Macaire fut le mentor de plusieurs sauteurs devenus étalons comme Saint des Saints, Balko, Kapgarde, Indian River, Robin des Prés et Robin des Champs.

 

Jour de Galop. – Pour quelles raisons avez-vous décidé de fabriquer des étalons en les faisant courir en obstacle ?

Guillaume Macaire. – Lorsque j’ai commencé à essayer de fabriquer des étalons en obstacle, cette pratique n’était pas du tout dans les moeurs. Par le passé, l’obstacle se fournissait dans les mauvais chevaux de plat. Mais à cette époque, il n’y avait qu’une seule race et le contexte du plat permettait de fournir l’obstacle. Progressivement, au sein de la population, les courants de sang propices à l’obstacle se sont raréfiés ou sont devenus inaccessibles. Les Haras nationaux et les étalonniers qui visaient une clientèle obstacle ont eu de plus en plus de mal à trouver des reproducteurs. Je me suis donc dit qu’il fallait garder pour la reproduction des chevaux issus de ces courants de sang performants en obstacle. Par exemple, le sang de Mill Reef (Never Bend) est précieux. Son fils, Garde Royale, était un cheval exceptionnel dont la carrière sportive a été perturbée. J’ai donc essayé de conserver ce sang par le biais de Robin des Champs et Kapgarde. Ces deux chevaux n’ont couru qu’en obstacle avant de devenir étalons. Il y a trente ans, ces sujets n’auraient pas eu leur voix au chapitre. Aujourd’hui, selon moi, il y a trois races. Les chevaux de plat de grande naissance – qui sont inaccessibles –, les infirmes sélectionnés sur la P.S.F. et les chevaux qui ont gardé de la locomotion pour l’obstacle. Or, ces derniers, nous n’en avons plus tellement.

 

Vous étiez-vous basé sur des exemples positifs des décennies précédentes ?

Pas forcément. Tout change et il faut s’adapter. C’est vrai que par le passé, les Haras nationaux avaient acquis des chevaux comme Pot d’Or (Buisson d’Or), Cousin Pons ou Le Pontet. Mais ces chevaux ont souvent autant sailli des juments pour les sports équestres que pour la course. Ils garantissaient pour le concours hippique un apport de sang, tout en ayant validé une certaine aptitude au saut. L’obstacle est très lié à la notion de locomotion et à la capacité à sauter sans trop se fatiguer.

À l’époque des Tanerko (Tantième), né en 1953, et autres Vatellor (Vatout), né en 1933, la sélection d’étalons en obstacle ne se justifiait pas. Ces grands sires diffusaient assez de génétique propice à l’obstacle dans la population, dans un contexte moins enclin à la spéculation autour des étalons. Aujourd’hui ce genre de reproducteurs serait inaccessible pour les éleveurs d’obstacle.

 

Quels types de difficultés avez-vous rencontrés dans votre démarche ? Quelles étaient les principales réticences à son encontre ?

Certains m’ont ri au nez. Des personnes considéraient qu’un étalon pouvait avoir gagné enobstacle mais qu’il avait nécessairement besoin de performances en plat. Ils ont donc préféré employer des chevaux de plat de qualité inférieure pour produire en obstacle. Je pense au contraire qu’il faut concentrer les gènes propices à produire des sauteurs et fuir le sang américain moderne. Si le système européen a pu enfanter de si bons chevaux, c’est parce qu’il n’est pas basé sur la spécialisation, contrairement aux États-Unis. On demande aux 2ans de gagner sur courte distance puis aux 3ans sur plus long. Or cela c’est la classe, cette capacité à accélérer, lorsque le jockey le demande, sur toute distance et en toute situation. Par exemple Rheffic (Traffic), le père de Dom Pasquini et donc le grand-père de Dom Alco, fut l’un des derniers chevaux à effectuer le doublé "Jockey Club" & Grand Prix de Paris.

 

Comment décide-t-on qu’un poulain destiné à l’obstacle peut rester entier ?

Ce prospect doit avoir un pedigree, une famille et un modèle de grande qualité. En outre, ce n’est pas forcément gênant de le garder entier et si cela le devient, on peut tout à fait les castrer.

Le marché anglais a changé beaucoup de choses. Il devient de plus en plus difficile de produire des chevaux d’obstacle car c’est un sang qui n’est pas facile à trouver.

 

 

NICOLAS DE LAGENESTE : « ON RECHERCHE AVANT TOUT UN MODÈLE ET UNE APTITUDE QUI NE SONT PAS CEUX DES CHEVAUX DE VITESSE »

Tête de liste des éleveurs de chevaux d’obstacle à quatre reprises, Nicolas de Lageneste est le concepteur de Saint des Saints, lui-même premier au palmarès des pères de gagnants en 2014.

 

Jour de Galop. - Est-il difficile de trouver des étalons pour produire des chevaux d’obstacle ?

Nicolas de Lageneste. - L’obstacle est une discipline à part qui fait appel à une génétique particulière. Il est nécessaire de bien identifier les courants de sang porteurs de gènes sauteurs très affirmés comme Tanerko (Tantième), Rheffic (Traffic), Herbager (Vandale), Luthier (Klairon), Devon (Worden), Wild Risk (Rialto), Carmarthen (Devon), Reliance (Tantième) ou, plus près de nous, Top Ville (High Top), Garde Royale (Mill Reef), Cadoudal (Green Dancer), Trempolino (Sharpen Up), Alleged (Hoist the Flag) et Sadler’s Wells (Northern Dancer). On recherche avant tout un modèle et une aptitude qui ne sont pas ceux des chevaux de vitesse.

Pendant une période, la mode tendait vers une recherche de la vitesse pour améliorer les chevaux d’obstacle. J’ai toujours refusé cela. Guillaume Macaire m’a conforté dans ce sens.Comme il aime le dire très justement: “Il vaut mieux un tracteur pour aller dans le labour qu’une Ferrari.” Peut être que pour certaines juments AQPS très carrossières, des chevaux de vitesse ont pu améliorer à court terme, mais ce n’est pas une généralité. Beaucoup de nos vieilles souches françaises ont été dénaturées par un apport de sang américain ou d'étalons "speedés" qui proposait une conformation contraire à ce que l'on recherche pour sauter, avec des épaules droites, pas de dos, pas d'encolure, des genoux effacés, une arrière-main épaisse et ronde. Il est aujourd'hui de plus en plus difficile de trouver des chevaux de plat froids et pouvant convenirpour produire en obstacle, soit avec un modèle équilibré et de grands rayons, de l'os et du pied, une belle épaule inclinée, une belle ligne de dessus et du "capot" devant, une arrière-main qui tombe bien. Le "Jockey Club" sur 2.400 mètres et le Grand Prix de Paris de Paris sur 3.000 ont régulièrement donné des pères de chevaux d’obstacle. Ils nous proposaient une sélection qui a fait la force de l'élevage français. On a détérioré cela, c’est bien dommage, car nos chevaux étaient au top-niveau mondial en ce qui concerne la tenue. Quand on regarde le parc étalon français, on a vite fait le tour des étalons confirmés. Cette situation touche également l’Allemagne de manière plus récente. Leurs chevaux sélectionnés sur 2.400 mètres dans des courses très dures étaient régulièrement de bons pères de sauteurs, avec du modèle. Ils sont recherchés maintenant depuis une dizaine d'année pour améliorer nos souches d'obstacle, notamment la descendance de Dschingis Khan via Königsstuhl, Lavirco, Samum et Network. Cependant le profil type de reproducteur que nous recherchons pour concevoir des sauteurs devient chose rare de nos jours, les Allemands étant également de plus en plus enclins à rechercher de la vitesse.Il n’est pas certain que les poulains allemands nés en 2015, issus de croisements plus européens, proposent le même profil que Network (Monsun), Lavirco (Königsstuhl) ou Samum (Monsun). Ces chevaux ressemblaient au vieux type français.

L'essentiel reste aujourd'hui de veiller à utiliser le vrai modèle dont nous avons besoin pour notre discipline, et tant mieux si l'on peut retrouver quelques gènes propres au cheval d'obstacle...

 

Quelle a été la genèse de Saint des Saints ?

J’avais acheté sa mère dans l’optique d’en faire une mère d’étalons d'obstacle, principalement pour son pedigree. Son modèle ne sortait pas du lot mais sa génétique ne présentait pas de tare rédhibitoire pour l’obstacle: une vieille souche maternelle française solide, les courants de sang de Pharly, Tanerko, Sicambre, Tornado... Saint des Saints est à ce jour le seul cheval que j’ai gardé entier. Il faut avoir un poulain qui sort de l’ordinaire à tout point de vue pour faire cela. Je n’en ai pas encore retrouvé un autre comme celui-là, mais j’y travaille... Il faut avant tout un poulain d'un bon tempérament qui cumule un vrai modèle comme on les aime, et une origine digne d'intérêt. Avec le recul, je pense qu'un très bon cheval comme Bosseur (Coastal Path) présentait les atouts pour devenir un reproducteur. Mais garder un poulain entier pour en faire un cheval d'obstacle présente un vrai risque car ils peuvent être plus fragiles et plus lourds.

Dans le cas de Saint des Saints, tout se présentait bien. C’est un cheval que j’ai vendu poulain à 50 % à Jacques Detré et l'objectif était clairement d’en faire un étalon. Nous avons réussi notre coup, avec une carrière bien menée par Guillaume Macaire. Tous les grands haras normands nous ont sollicité pour stationner ou acheter ce fils de Cadoudal. Nous avons choisi le haras d'Etreham et le voilà aujourd'hui tête de liste en obstacle. Je pense qu'ils sont satisfaits aujourd'hui et j'espère un peu reconnaissants... »

 

 

9. Actualité de « La relation cheval cavalier » 

par Adeline Cancre  (Tout public)

 

Les mois d’avril et de mai m’ont permis de visiter 95 % des centres équestres du Calvados, 70 % transmettent les bases élémentaires de l’équitation et les autres restent en observation.

 

Quels sont les critères retenus ? Observer dans la fourchette haute le triple objectif éducatif, social et sportif comme le précise ce publi-rédactionnel pour le moins ronflant de la FFE :


 

Le magazine L'Eperon présente une vision réaliste de l'opération :

Peut-on parler de succès lorsque 10 % des établissements participent à l’opération ? Je suis prête à parier qu’il y en avait le double voire le triple la première année, mais voilà la filière n’a simplement pas les moyens de travailler correctement et gratuitement.


Un objectif éducatif, social et sportif représente autre chose à mes yeux. C’est d’ailleurs le premier concept que je suis en train de valider auprès des centres équestres du Calvados. La première école d’équitation interrogée est aussi enthousiaste que moi et les quatre professionnels qui soutiennent le projet ! Déjà quatre élèves minimum pourraient en bénéficier. Bien sûr, il n’en coûtera rien aux élèves, aux centres équestres, aux familles, au CDE… Ce sera un bel exemple « gagnant, gagnant ».
Cependant, à l’heure où j’écris le plan marketing de ce concept dont le nom est encore à l’étude, le texte FFE « poney-école » tombe à pic !
 
Au sujet d’article lié à l’enseignement, on m’a signalé le dernier article de Grand-Prix dont on m’a précisé la forme, que je n’ai pas lu et que je ne lirai pas (quitte à me tromper), car je ne veux plus lire du réchauffé qui devient contre-productif. Ce qui me semble contre-productif est d’épiloguer encore aujourd’hui sur le besoin de revenir à un enseignement plus classique, qui est dépassé, mais qui préfigure de nouveaux bouleversements car les moniteurs seraient nuls. C’est faux car ils ont aussi de nombreuses qualités et dire cela ne fait que donner plus de poids aux publi-rédactionnels de Pascal Marry  !


Les clubs qui pataugent présentent simplement une mauvaise méthodologie et trois oublis ou dénis rédhibitoires (ou sont épuisés à juguler ce non sens méthodologique). Il suffit de les observer et de rappeler quelques apprentissages et priorités. C’est différent que de vouloir réécrire l’enseignement de l’équitation par des professionnels déjà à l’origine du malaise. En effet, Jean-Luc Force est certainement quelqu’un de très bien et de très professionnel (tous les échos vont dans ce sens), mais inexpérimenté dans la mission qui lui avait été confiée. Il fallait faire simple et précis, mais le résultat génère une complexité qui transforme le public, de 7 à 77 ans, en "handicapés" et forme des enseignants tout aussi « handicapés »* !

Quelle personne est à l’origine des deux réformes du BPJEPS ? Une autre personne encore incompétente en la matière. Les clubs pourraient se demander quelle sera la prochaine sous la direction d'un même chef d'orchestre !
 

Les centres équestres et les centres de formation ne sont pas des « tables rases » et ont peur de tels propos sur lequel Serge Lecomte rassure car c’est quand même lui qui a structuré et enrichi la FFE (notamment par l’excellent ajustement sportif réalisé fin 2012). Ces longs discours de professionnels font peur, car les centres équestres en majorité veulent des solutions et recherchent simplement l’efficacité. A bon entendeur…

* D’ailleurs depuis la création de l’association en 2011, les élèves BPJEPS sont de biens meilleurs cavaliers, mais le résultat pédagogique reste le même ! Quitte à choquer, il n’y a pas besoin d’être cavalier pour être un excellent animateur en équitation, il faut être humain et contrôler une méthodologie simple et précise, car la théorie précède l’action. En ce sens, la discrimination par le physique est scandaleuse, car ces personnes sont le plus souvent généreuses. Si elles peuvent montrer des difficultés à cheval, elles savent aussi les gérer à pied. Par contre, il faut être un « homme de cheval » et avoir vécu la vie sportive dans la régularité de performances pour coacher en compétition c’est à dire à partir de 0,80 cm dans les épreuves poney et de 1m à cheval. Donc, le distingo entre animateur et coach me convient, mais l’animateur doit démontrer d’un cours structuré et rythmé, et de conseils efficaces. J’ai de la chance, car dans le Calvados on s’y prend en large majorité plutôt bien…

 

 

 

10. De l’industrie à l’écurie 

par Adeline Cancre (Professionnels…)

 

MANUTELEC propose des machines de manutention électriques fiables, puissantes et  silencieuses qui répondent aux attentes des professionnels souhaitant éradiquer la pénibilité des tâches physiquement contraignantes  :


Tracteurs-pousseurs....: Traction jusqu’à 12 Tonnes

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Avec des autonomies de plusieurs jours de travail, vous bénéficiez de solutions fiables, propres, et responsables pour diminuer les risques d'accidents dus aux TMS (Troubles Musculo Squelettiques) et améliorer votre productivité.

 

Plus d'info sur le SITE

 


11. Aides pédagogiques (-/+) 

par Adeline Cancre (Tout public)

 

Développper l’association fût  l’occasion de rédiger de nombreux écrits :

 

L’origine de l’association, la modélisation de l’équitation en 18 apprentissages : « Pour le cavalier en recherche de perfectionnement dans l’intention de situer l’origine des problématiques ».

 

Une AIDE PEDAGOGIQUE gratuite

 

Le contrôle des fondamentaux « classiques » chez le débutant :

- 2 à 3 cours particuliers (1/2 h)

- 6 cours collectifs (1 h) – Téléchargement gratuit

 

 

12. Recommandés par « La relation cheval cavalier » (++)

par Adeline Cancre (Tout public)

 

Stages recommandés « avec cheval et exceptionnellement sans »

EQUESTRIAN COLLEGE, choisissez un référent de qualité et rencontrez-le régulièrement.

 

Stages recommandés « sans cheval »

Voici notre sélection de CENTRES EQUESTRES.

 

Rappelez-vous toujours que de tenir à cheval est (très… trop) facile, mais que la pratique de l’équitation est une démarche d’écoute, d’ajustements de position et de répétitions JUSTES (comme dans toute démarche d’apprentissage) à organiser auprès de personnes compétentes. Ce sont les raisons pour lesquelles il est important de choisir un centre équestre ou/et ses enseignants, en considérant une somme de critères, qui vous feront progresser grâce aux préliminaires de contrôle d’une position neutre (la condition obligatoire pour découvrir la véritable indépendance des aides). Leurs explications et les exercices seront simples (ce qui permet de comprendre le cheminement), structurants et adaptés à votre niveau. Mais les répétitions pour l’ajustement de LA position sont déterminantes comme valeur pédagogique de progression et de satisfaction. Cela pourrait sembler une perte de temps, mais elle est INCONTOURNABLE…

 

Formations et formateurs BPJEPS recommandées

La qualité du tuteur fait la qualité du futur enseignant.

 

Formations « Cavaliers pros »  recommandées

Observez les cavaliers du cru précédent, le moule est bon ou mauvais ! Si le groupe présentent des comportements non homogènes, poursuivez votre route.

 

Chevaux et poneys à vendre

C’est l’Homme qui fait le Cheval donc, si vous cherchez un cheval ou un poney à acheter, il semble profitable de contacter directement les valorisateurs de chevaux et poneys. Ces hommes et femmes sont sympas, pas forcement de véritables commerçants, mais des travailleurs qui savent de quoi ils parlent, c’est l’essentiel lorsque l’on souhaite investir.

 

 

 

 

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et produit les solutions comme le consensus.
 

 

L’association LRCC remercie sa sympathique correctrice bénévole, Jocelyne.

 


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La relation cheval cavalier