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LIRE DU DEBUT A LA FIN PRECISE L URGENCE

La relation cheval cavalier

Crise des  filières équines : Et si les solutions étaient le public et le département du Calvados ?

Des hippodromes aux centre équestres, les entrées dans la filière cheval sont en berne (face aux autres sports, paris et activités de loisir) et, les seuls chevaux de classe se vendent dans un respect de valorisation et de rentabilité (tous stud-books confondus).

Le bon sens serait une communication globale, mutualisée, sur la dynamique et le collectif cheval : l’actualité porte son flot de bonnes et tristes nouvelles. La plus rocambolesque : Non à la décharge de Nonant 

 

Attendre une stratégie globale entre les filières équines est  impossible (et le point 8d le montre bien). Cependant, le département du Calvados, le cœur de la filière hippique française sur lequel repose la filière équestre, le cœur d’un des fleurons économiques européens, pourrait aussi innover (8e).  Engagé dans cette perspective, il pourrait poser les premières pierres d’une transversalité intra-filière cheval. En attendant, l’actualité est grande et autre :

 

1. Economie & News

2. Entrées déficitaires dans la filière cheval, le rôle à jouer pour le département Calvados ?

2b. Diplomatie, cheval et département 14

2c. TVA : le fleuron est hippique

3. Arqana innove toujours et encore

3b. Hubert Honoré innove encore

4. Courses à voir ou à revoir

4b. 1ère course de groupe pour une jockey française

5. Promotion de la filière par le numérique

6. Créativité & Communication

6b. Action & Institution

6c. De la blague belge à la réalité allemande !

6d. France Galop & Partage des vidéos !

7. Elevage : « Le chant des sirènes » !

7b. Saut & Concours d’ élevage !!

7c. Après le BLUP, le SOxxxGEN !!!!!!!

8. Audace, audacieux, audace’tchoum…

8b. Des chiffres qui posent question

8c. Faire de la pub pour les gens qui viennent !

8d. On ne « trouve » pas des nouveaux parieurs, on fait des passionnés du cheval qui se rendent sur les hippodromes pour assister au plus beau des spectacles…

8e. Meeting des courses dans le Calvados

9. L’actualité de « La relation cheval  cavalier » : Intégrer les jeunes grâce au cheval sans investissement  public dans les infrastructures !

10. « Les chevaux guérisseurs »

11. Petites phrases stressantes de Lamotte-Beuvron

12. Formation… Apprentissage

13. Conclusion- JEU

14. Nouveau label pour le Pur Sang Arabe

15. Aides pédagogiques

16. Recommandés « La relation cheval cavalier »

17. Sorties & Spectacles

 

 

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1. Economie & News

par Les Echos, Challenges… JDG (Professionnels… Tout public)

 

Commençons par quelques propos extraits de la presse en juin. Ils présentent la situation française que vous pouvez vivre, mais également un avenir possible :

 

EDUCATION : « La formation des enseignants critiquée

Plus de 8 apprentis professeurs des écoles sur 10 (82 %) ne se sentent pas assez préparés pour être responsables d’une classe… Le CNUipp-FSU demande la remise à plat de leur formation. »

 

03/07/15 

- « Le gouvernement prêt à s’attaquer à l’évaluation des enseignants »

… Il faudra traiter un jour cette question de l’évaluation des enseignants », confiait il y a quelques mois un haut responsable. En évoquant des pratiques finlandaises « extrêmement intéressantes sur l’évaluation au regard des résultats collectifs des élèves ».

- « Attractivité : ce que disent les conseillers du commerce extérieur

Les 4.000 conseillers du commerce extérieur français, qui sont des cadres dirigeants d’entreprises ayant pour mission de conseiller les pouvoirs Publics et d’aider au développement des entreprises à l’international, distribuent les bons et mauvais points à la France en matière d’attractivité. Selon « Le Monde », pour ceux-ci, les grands avantages de l’Hexagone sont l’environnement culturel, suivi de la qualité des infrastructures et la qualité de vie. Les capacités d’innovation et de recherche et la qualité de la main-d’œuvre n’arrivent qu’après. En revanche, l’importance de la fiscalité est le gros point noir de la France, suivie de la rigidité du marché du travail, des contraintes administratives et réglementaires et du coût de la main-d’œuvre. »

 

- « Pris dans son ensemble, le progrès technologique n’est pas destructeur d’emplois.
Face aux mutations, « ce n’est pas la taille, mais l’état d’esprit, qui fait de vous un dinosaure voué à disparaître », estime Carlos Ghosn.Hier, dans l’automobile, nous étions des assembleurs. Aujourd’hui, nous sommes devenus d’abord des architectes de l’innovation… Les clients sont plus informés et attendent des entreprises des produits de plus en plus performants. Rien ne sert de se demander si cela est bien ou mal. C’est un fait et il faut s’adapter. La voiture d’aujourd’hui n’a rien à voir avec celle d’hier et celle de demain sera encore différente. Et cet avenir il faut le construire dès maintenant. Quand votre offre n’est pas au niveau, vous n’avez aucune raison d’exister… La France a des handicaps auxquels elle a commencé à s’attaquer et on peut toujours espérer que les progrès soient plus rapides mais la compétitivité d’un pays ce n’est pas que le niveau des charges sociales. C’est la formation des salariés, la capacité à produire dans des standards de qualité, c’est l’infrastructure qui nous entoure, c’est l’équilibre de la société, c’est la capacité comme nous l’avons prouvé chez Renault à dialoguer de façon constructive avec les organisations syndicales… Ce sont des tas de facteurs et il faut reconnaître qu’il n’y a aujourd’hui plus de débat sur le fait que la France doit améliorer globalement sa compétitivité… S’il n’y avait qu’une mesure à prendre, ce serait de faire plus confiance à l’initiative privée et de moins se reposer sur l’Etat. Ce n’est pas une question politique mais sociétale. »

-
Pour Andrew McAfee, le deuxième âge de la machine a commencé avec l’annonce de la Google Car.« Le débat sur l’impact du progrès technique sur l’emploi est aussi vieux que la révolution industrielle… L’entrée dans une nouvelle ère de la machine change-t-elle les données du problème ? C’est vrai, cela fait deux cents ans que certains soutiennent que le progrès technique conduit au chômage de masse. Pourtant, les statistiques prouvent le contraire. La population mondiale a augmenté de manière spectaculaire depuis deux siècles sans explosion du chômage. Au contraire, nous nous sommes rapprochés du plein-emploi. Les salaires ont longtemps crû de manière très stable. Cette dynamique s’est cassée il y a une vingtaine d’années. Les statistiques montrent que dans les pays riches, le travailleur moyen ne s’est pas enrichi pendant cette période. La classe moyenne a tendance à s’effriter. Les inégalités augmentent, la part du PIB qui va aux salaires diminue. Autant de signes que quelque chose a changé. Certes, la récession a joué, comme le ralentissement de la croissance mondiale. Mais la logique veut que la substitution du travail par les nouvelles technologies joue aussi un grand rôle. Ce n’est pas parce que la corrélation entre progrès technique et chômage de masse s’est révélée fausse pendant deux cents ans qu’elle l’est encore aujourd’hui. Attention à ne pas passer à côté d’un changement de fond en se focalisant sur les lois économiques du passé !

Que doivent faire nos gouvernements pour que ces changements bénéficient au plus grand nombre ? Nos démocraties et nos gouvernements doivent faire les bons choix et prendre les bonnes décisions quant à l’utilisation de ces nouveaux outils pour garantir que nous sommes en train de créer des environnements sains. Les technologies ne sont pas magiques, elles ne vont pas tout d’un coup rendre merveilleuse la vie de tout le monde, comme le prétendent les techno-optimistes. Ce n’est qu’en investissant dans l’éducation, en renforçant notre couverture sociale, en adaptant nos lois que nous tirerons le meilleur parti du progrès technologique. On peut y arriver à ces conditions. Je suis un optimiste réaliste ! »

 

- Les vélos Canyon : « Comme chaque année à la même époque, les marchands de vélos ont le sourire. Pendant trois semaines, la Grande Boucle va faire office de publicité géante pour la petite reine. Mais, en ce début d’été, les gros revendeurs comme les patrons de boutiques spécialisées affichent une mine un peu crispée. Leur crainte : que les coureurs des équipes Movistar ou de Katusha gagnent un peu trop d’étapes ou, encore pire, le Tour... Car sous les selles des champions qui s’élancent samedi pour sa 102e édition, on ne trouve pas n’importe quels vélos… mais des Canyon. Une marque sur laquelle Cadel Evans est devenu champion du monde en 2009, et qui est aussi peu appréciée par les dinosaures de la pédale qu’Uber par les taxis, Airbnb par les hôtels ou Free par Orange. Parti de rien à l’aube du XXIe siècle, Canyon a rattrapé les échappés qui faisaient la course en tête depuis des décennies. Il a laissé sur place les grands noms de l’école italienne de Bianchi à Pinarello, il a atomisé les français comme Peugeot et fond maintenant sur les américains Trek, Specialized ou Cannondale, qui s’étaient affirmés comme les nouveaux empereurs du cycle. »

 

- « Mal vue à Toulouse, la privatisation de la société aéroportuaire au profit d’un consortium chinois qui a acheté 49,99% des parts, le 15 avril, pourrait avoir du bon. Lors du sommet franco-chinois qui s’est terminé jeudi à Toulouse, l’Industrial and Commercial Bank of China (ICBC) a signé un accord étonnant avec la chambre de commerce et d’industrie et l’aéroport de la ville : elle s’engage à accorder une ligne de crédit de 1milliard d’euros sur cinq ans pour soutenir les entreprises de la région qui souhaitent investir ou commercer en Chine ! 
Le Premier ministre chinois, Li Keqiang, a lancé, lyrique : « Entre nos deux nations, il y a un gros point de convergence : on attache une grande importance à la gastronomie, qui est une parfaite association entre le pragmatisme et le romantisme. » »

 

 

06/07/15

- « LES STAGIAIRES DE LA FINANCE MIEUX ENCADRÉS

Depuis le décès d’un stagiaire en 2013, les grands noms de la finance ont revu les conditions de travail de leurs « juniors », devenus plus difficiles à attirer. »

 

- « EMPLOI : Les très petites entreprises qui ont embauché ou embaucheront leur premier salarié entre le 9 juin 2015 et le 8 juin 2016 bénéficieront d’une aide de 4.000 euros, dispositif entériné par un décret publié samedi au « Journal officiel ». Cette prime, de 2.000 euros la première année (500 euros par trimestre) et 2.000 euros la seconde, sera versée pour tous les CDI et CDD d’une durée supérieure à douze mois. Sont concernées les entreprises n’ayant jamais eu de salariés ou n’en ayant pas eu de puis au moins douze mois. »

 

- « …Nous avons, par ce travail collectif, démontré que le Cese est le lieu privilégié d’un dialogue constructif entre les différentes composantes de la société et de l’émergence des solutions dont notre pays a besoin. Je [Patrick Bernasconi]veux poursuivre et amplifier cette dynamique pour que l’esprit Cese soit, pour notre société, un véritable moteur de progrès. ».

 

- « …A soixante-cinq ans, et alors que l’une de ses filles vient d’intégrer la direction de la stratégie et du développement du groupe [Plastic Omnium], Laurent Burelle estime que « [sa] succession n’est pas ouverte à ce jour ». S’il accepte d’évoquer le sujet, c’est davantage pour parler de la transmission de l’entreprise plutôt que d’un éventuel successeur : « Le problème est qu’en France, c’est très difficile de transmettre le contrôle de l’entreprise à ses enfants. D’un côté, on voudrait que nos entreprises soient pérennes, de l’autre, on n’arrête pas de faire tomber des guillotines fiscales extrêmement lourdes. »

Juilllet – Août 2015

- L’inspirateur de la concurrence

Bruno Lasserre voit l’Autorité qu’il préside comme une force de propositions, un émetteur d’idées qui alimente le débat.Il ne veut pas seulement manier le bâton, mais améliorer également le fonctionnement de l’économie… Une pédagogie d’abord orientée vers les politiques… Pédagogie en direction des particuliers, aussi. Il en faut beaucoup pour les convaincre eux-mêmes des bénéfices de la concurrence… Les français n’ont plus la nostalgie des Trente Glorieuses et des monopoles. Mais sont écartelés entre, d’un côté, le citoyen et, de l’autre, le salarié… La concurrence réussit mieux là où elle est couplée avec l’innovation et la création d’un marché nouveau, comme le numérique, qui rend du pouvoir aux consommateurs…»

 

13/07/15

- « Nous faisons face à des crises mondialisées
Il faut regarder les crises dans leur globalité et non au microscope… »

 

- « Enseignement supérieur : « Alors que la loi Macron ouvre un peu la porte d’une vision plus moderne de l’économie et du rôle du marché, rien de neuf en ce qui concerne la formation supérieure et la recherche. ». Deux obstacles majeurs signalés par Carole Hoxby de l’université de Standford : « la capacité d’un Etat centralisé à donner d’avantage d’autonomie à ses universités et le rôle essentiel que joue aux USA la concurrence entre universités de recherches privées et universités publiques. » 

 

- Challenges – Emmanuel Macron : « Ce qui caractérise la France, c’est la passion de l’égalité. Elle peut se traduire parfois par une forme d’égalitarisme, qui est en fait une jalousie, un désir d’empêcher certains de réussir. ».

- JDG - Alexandre Botti (Italie) 

« Que souhaiteriez-vous améliorer dans le système français ?
Je ne voudrais pas entrer dans une polémique. J’ai malheureusement vécu la crise italienne et il y a actuellement en France certains éléments qui ressemblent à la période qui a précédé cette dernière. Je trouve qu’il faudrait mettre plus de courses là où sont stationnés les plus grands effectifs de chevaux. Les trajets coûtent très cher à tout le monde. La crise italienne est aussi venue de dépenses incontrôlées dans un contexte de surmultiplication des courses et de refus des réformes. »

- JDG – Stéphane Cerulis (Belgique) 
« 
Quelles ont été vos bonnes surprises en France ?
J’ai reçu un accueil très sympathique à Deauville de la part de mes collègues, du directeur du centre d’entraînement et des services techniques. Il y a beaucoup d’entraide. J’espère que la Normandie arrivera à concurrencer le Sud-Ouest. Ici, nous avons un très bon positionnement géographique. C’est une plaque tournante avec l’élevage et les ventes.…

Quel regard portez-vous sur le malaise des professionnels français ?
La TVA a fait beaucoup de dégâts. Les socioprofessionnels n’ont pas su faire entendre leur voix à Bruxelles. Je reconnais le fait qu’il y a des difficultés. Je regrette cependant que certains de mes confrères aient gardé beaucoup de chevaux personnels dans leur effectif. Ils se sont mis dans le rouge. J’ai fait cette erreur par le passé, j’avais trop de chevaux personnels. Pour continuer mon activité, j’ai rectifié le tir. France Galop n’est pas un organisme de paiement ou un sponsor. Ils ont besoin de faire des restrictions budgétaires. La manifestation de Deauville a été très mal perçue par les propriétaires étrangers. Pour être efficace, la grève aurait dû rassembler toute la filière à Paris, dans les rues. Faire grève contre France Galop n’est pas une bonne solution, cela divise la filière. France Galop a des problèmes de gestion et son fonctionnement doit être optimisé. Mais ce n’est pas France Galop qui a imposé la TVA et les charges sociales aux entraîneurs [mais Jean-Luc Lagardère, président de France galop en avait obtenu la baisse]. Les restrictions lancées sont nécessaires. Enfin, il ne faut pas oublier que notre situation est bien meilleure que dans les autres pays. Il y a par contre un problème au niveau de la décentralisation des maidens. D’une manière générale, on ne peut pas supprimer les petites valeurs, car elles font la recette. Tout se tient, le haut niveau a besoin des petites courses [les hippodromes des centres équestres…]. 

Que souhaiteriez-vous améliorer dans l’accueil des propriétaires étrangers ?
Peu d’interlocuteurs parlent correctement l’anglais à France Galop. Et sur un champ de courses, on ne peut pas servir un café à 3,50 € dans un gobelet !»

 

- JDG – Pia Brandt (Suède)
Comment appréhendiez-vous la gestion du personnel ?
La gestion du personnel est beaucoup plus difficile en France. En Suède, les gens qui travaillent dans le galop sont des passionnés. Ce sont des personnes qui aiment les chevaux et les courses. Ils ne viennent pas simplement chercher un salaire. En France, il est difficile de trouver quinze ou vingt personnes motivées et compétentes. Il y a un vrai problème de recrutement et de formation du personnel. Il faudrait que les gens soient formés différemment, y compris ceux qui passent par l’AFASEC. C’est vraiment un point négatif en France.

Avez-vous conservé vos propriétaires étrangers ou vous a-t-il fallu repartir de zéro ?
D’une manière plus générale, je pense que l’accueil des propriétaires doit évoluer. Quand je vais courir en Grande-Bretagne, les propriétaires sont vraiment mis en avant. Les Anglais sont très forts pour cela. Là-bas, un propriétaire, c’est vraiment "quelqu’un". Sans les propriétaires, on n’est rien. Parfois en France, à la suite d’une victoire, le propriétaire n’a droit à rien, même pas une fleur. Or, ces petites attentions, ces considérations, font partie du plaisir que le propriétaire peut ressentir. Heureusement, en province, c’est souvent mieux et les sociétés de courses font des efforts. Je crois qu’il faut vraiment faire plus pour les propriétaires. C’est le plus important.

 

- JDG – Christian Delcher-Sanchez (Espagne)
Ce qui est difficile en France, c’est la bureaucratie. Il y a tellement de papiers à compléter,

d’éléments administratifs à fournir. J’ai eu la chance d’avoir affaire à des interlocuteurs très compétents et très sympathiques chez France Galop. Leur aide a été précieuse au moment de m’installer.

Appréhendiez-vous la gestion du personnel en France ?
C’est très compliqué de gérer du personnel en France. La loi est très clairement en faveur des employés. Plus que France Galop ou les allocations, c’est avant tout le système, avec la TVA et les contraintes que l’on impose aux employeurs, qui met les entraîneurs en difficulté. Dans un contexte où les prix de pension ne sont pas extensibles, le personnel pèse énormément. Si on y ajoute la gestion des vacances du personnel et les charges, cela devient difficile pour beaucoup d’entraîneurs. Dans ce contexte, j’ai très rapidement fait appel à des professionnels pour me faire épauler au niveau administratif. C’est complexe et il ne faut surtout pas se laisser dépasser.

Que souhaiteriez-vous voir s’améliorer dans le système français ?
Je suis un nouveau venu en France et il n’est jamais aisé de mettre son grain de sel dans ce contexte. Mais je pense qu’on ne peut pas accabler France Galop en permanence. C’est plutôt l’État, la MSA, le Code du travail… qui nous étouffent. Deux choses m’interpellent. La France est en quelque sorte devenue une bourse du cheval de course. Beaucoup de professionnels sont très axés sur la vente, ce qui a de bons et de mauvais côtés. Ce n’est, par exemple, pas simple de fidéliser les clients, de travailler sur le long terme, dans ce contexte. Par ailleurs, la qualité des courses françaises est vraiment exceptionnelle. Par contre, les épreuves sont ici vraiment tactiques. Chacun fonctionne comme il l’entend, mais cela impacte certainement l’élevage.

 

- Les échos – Emmanuel Macron

« Pour l’instant on essaie de faire rentrer les nouvelles formes d’économie au chausse-pied dans notre droit existant. Mais à terme, nous devons avoir un débat sur le choix de société et de protection que nous voulons. Uber, est-ce forcément une hyperprécarisation du salarié ? est-ce la fin du salariat ? Il faut se poser ces questions sans interdit. »

 

- Les échos – La French Tech facilite l’arrivée de start-up étrangères

« Offrir des locaux, ce n’est que du confort : c’est très bien d’accompagner des boites mais à un moment on a besoin d’argent. Il faut un écosystème d’investisseurs… »

- Les échos – Cultures et démesures

« Le succès de cet artiste est à restituer dans un contexte plus global d’appétence du grand public pour l’art. L’an dernier, les musées de la ville de Paris ont battu un nouveau record de fréquentation. En Europe, le développement touristique est de plus en plus porté par des motivations culturelles. »

 

- Les échos - + 13 % pour la FdJ en 2014
Le Comité des courses semble y avoir observé une orientation complémentaire…

 

- Les échos – Redonnons sens au travail par J-H Lorenzi
Le goût pour les records traduit un besoin de repères. Mais c’est une drogue dangereuse. L’utilisation simpliste de chiffres bruts nous conduit a des erreurs de pronostics. Il faut plutôt réévaluer l’expertise, la capacité de réflexion sur les faits… Bref il ne faut pas faire du chiffre une religion qui se substitue à l’analyse prospective. Les records ne sont que des chiffres « hystérisés »…»

 

- Les échos – Le chiffre renvoie à l’illusion d’un monde sous contrôle par Cynthia Fleury

« Sur un plan macroéconomique, les chiffres nous offrent tout de même une grille d’interprétation pratique.
CF : Ce sont de merveilleux outils à condition de ne pas en faire des idoles. Lorsqu’ils sont utilisés exclusivement pour techniciser le langage, en faire un code confiscatoire, ils viennent plutôt détruire le commun. Les chiffres doivent nous aider à comprendre le monde. Et cela ne se réduit pas à classer, hiérarchiser, sélectionner.

Du coup, quelle valeur accorder à un record ?
CF : En principe, un record souligne un fait rare, presque exceptionnel. Mais aujourd’hui les médias en fabriquent un nouveau pratiquement chaque jour. C’est une nouvelle manière de produire de l’information qui relève de la fuite en avant, du spectacle… Nous sommes comme anesthésiés. »

 

- Les échos – Happy end

« Il serait plus rentable pendant la « happy hour » d’organiser un tirage au sort à chaque commande : plie c’est gratuit, face payant comme d’habitude. Selon leurs calculs, cette introduction du risque accroîtrait plus qu’elle ne freinerait la consommation… on peut relancer une demande languissante. »

 

- Les échos – 20/07/15

 

CONJONCTURE Le nombre de créations d’entreprises en France, qui restait sur deux mois de baisse, a rebondi de 3,2 % en juin... Cette hausse est essentiellement due au « rebond des immatriculations des micro-entrepreneurs ». Sur trois mois, en données brutes, le nombre de créations a baissé de 4,5 % (+ 4 % hors entreprises individuelles) par rapport à la même période de 2014, la construction et le commerce étant une fois de plus les secteurs qui ont le plus contribué à cette baisse. Sur un an, le nombre de créations accuse une baisse de 0,9 % (+ 3,1 % hors entreprises individuelles).

 

Start-up et grandes entreprises: « Jouez en réseau ! »

« Il faut faire tomber les barrières culturelles entre grands groupes et jeunes entreprises innovantes… Entre ces deux univers, le temps de la collaboration est venu ! C’est ainsi que nous construirons le maillage entrepreneurial de demain. »

 

Les échos du 22/07/15

- « Un rapport, remis mardi à Manuel Valls, formule 49 propositions pour encourager les expatriés à revenir en France. » !!!
 

- Un jeune sur cinq est au chômage en Europe. Un milliard d’euros va être débloqué par l’Union européenne en 2015.

 

Initiative privée pour les jeunes
Un groupe de personnalités allemandes issues de l’économie veut aider les millions de jeunes européens sans emploi à retrouver une perspective. A sa tête, Karl-Thomas Neumann, patron du constructeur automobile Opel, filiale de GM. Il a lancé l’idée de l’initiative « In Charge for the Next Generation in Charge » (« responsable pour la prochaine génération responsable »), qui compte vingt-cinq parrains et espère parvenir à une centaine dans l’année. L’idée est d’aider les jeunes d’Europe à trouver un travail dans leur pays. Une rencontre entre jeunes et entreprises a eu lieu en Espagne, une autre suivra au Portugal. De son côté, le groupe Nestlé s’est engagé, en octobre 2014, à créer 20.000 postes réservés aux jeunes au cours des trois prochaines années en Europe.

 

- « …Seules les villes qui se structurent en métropole favorisant l’innovation et l’entrepreneuriat contribuent réellement à la croissance. Les principaux facteurs de la réussite des métropoles sont la concentration intelligente du capital humain et la diversification des filières d’excellence tout en croisant les compétences des entreprises. La France possède trois réseaux de métropoles potentielles : le Grand Paris (11,5millions d’habitants et 30% du PIB national pour seulement 22,5 % des revenus), le Grand Lyon et Aix-Marseille-Provence. Elle jouit aussi d’une douzaine de métropoles de taille européenne et d’une cinquantaine de grosses villes (de 80.000 à 200.000 habitants) qui peuvent accueillir l’économie entrepreneuriale. Mais les politiques franciliens se sont alliés pour ne pas créer le Grand Paris, enrayant ainsi le premier moteur du renouveau national. Les autres métropoles, trop souvent monofilière, ne tirent pas la croissance. Restent la réussite du Grand Lyon et la promesse d’Aix-Marseille-Provence, qui doit démarrer en 2016.
Pour faire passer la croissance française de 1,1% sur la période 2001-2014 à 2% ou au-delà, afin de lutter contre le fléau du chômage, il faut concentrer nos énergies sur l’entrée de nos métropoles dans la troisième révolution industrielle. Il faut également aligner notre fiscalité du capital et des entreprises sur celles des autres pays européens ayant la plus forte croissance.
S’opposer au développement des métropoles, c’est tuer ce qu’il reste d’énergie dans ce pays. Construire des métropoles accueillantes ayant une gouvernance forte et une vision cohérente de leur développement, c’est sortir de l’ignoble stagnation qui nous mine. Plus que jamais, gouverner, c’est choisir,
à condition de savoir ce que l’on fait. ».

 

- « Longtemps restée en marge des grands enjeux économiques internationaux, l’Afrique prend aujourd’hui toute sa place sur l’échiquier mondial. Depuis 2001, le PIB continental connaît une croissance vigoureuse, avec une augmentation de 5% par an en moyenne, dans un contexte international pourtant fortement marqué par la crise financière. Cette croissance devrait s’accélérer encore cette année, tirée en premier lieu par l’Afrique de l’Est, dont le taux de croissance moyen estimé avoisine les 7 % ; et par le binôme Afrique de l’Ouest-Afrique centrale, oscillant entre5et 6 %…. Il faut aujourd’hui inciter les entreprises européennes, et plus particulièrement françaises, à saisir les opportunités offertes par le continent africain, comme le font largement la Chine, le Brésil ou la Turquie. Parallèlement, il est nécessaire d’établir un cadre structuré de collaboration pérenne sur la base de ce socle commun de valeurs économiques, sociales et sociétales. »

 

- « L’acheteur d’art contemporain est plutôt âgé, diplômé et urbain
Qui sont les collectionneurs d’art contemporain en France ? Le ministère de la Culture a mené l’enquête, via son département des études, de la prospective, et des statistiques. Il en ressort un profil type : diplômé plus que la moyenne, âgé de plus de cinquante ans, et résident plutôt en Ile-de-France (47 %), en tous cas dans une grande ville. Près de la moitié des personnes interrogées ont effectué leur premier achat entre vingt et trente ans, et acquis d’abord une peinture. L’environnement familial apparaît déterminant pour susciter des vocations… Près des trois quarts des collectionneurs rencontrent les artistes et échangent avec eux pour comprendre leur travail. »

 

- « Deliveroo, la start-up qui veut transformer la restauration… nous créons un nouveau marché à la fois aux restaurateurs qui peuvent faire des ventes additionnelles et pour les livreurs… »

 

 

VOTRE AVIS M’INTERESSE

Est-ce une bonne idée de vous communiquer ce type d’actualités ? VOTRE REPONSE .

 

 

 

2. Entrées déficitaires dans la filière cheval, le rôle à jouer pour le département Calvados ? 

par Adeline Cancre (Tout public)

 

Avoir pu échangé avec le monde des centres équestres, des hippodromes, plus largement avec les professionnels du cheval (et de l’entreprise) me fait conclure que les entrées dans la filière sont invariablement en berne ! La filière cheval se racornit devant le professionnalisme des autres sports, la société fonctionne en réseau… mais la volonté de mutualiser les efforts « autour du cheval » grâce à une vision et à une communication communes, diversifiée et complémentaire, tarde à venir.

 

D’ailleurs, quoique les combats présentent toujours une filière unie par les chiffres, la filière cheval offre ce paradoxe que chacun préfère défendre son beefsteak en tournant en rond dans son pré carré. Même l’IFCE et l’INRA ont trouvé les moyens de relancer un programme à 1 M d’euros en recherche génétique, le So Gen, le petit du BLUP soutenu par la SHF et le stud-book SF !

 

Attendre des institutions du Cheval, cette vision et communication tranversales, me semble assez improbable et même assez incompatible… Qui pourrait prendre l’initiative ?

Le département du Calvados pourrait prendre le taureau par les cornes. Il est le maillon central et fort de la Normandie. Il accueille les mondes hippique (8 hippodromes) et équestre, le pôle de compétitivité, le  centre de référence, le Centre d’Imagerie et de Recherche sur les Affections Locomotrices Equines (CIRALE)…  et point indissociable, 70 % des centres équestres offrent déjà des services de qualité, diversifiés et complémentaires.

 

En attendant, l’été dans le Calvados annonce les meeting de Cabourg, Clairefontaine et Deauville – La Touques.

Rappelons la communication 2014 adressé au public pour un meeting d’été européen :

 

L’année 2015 annonce un nouveau millésime décalé avec cette fois-ci l'abstraction totale du cheval et de son collectif :

 

Je perçois le but (quoique le « sans émotion » me laisse un arrière goût de supériorité, de snobisme au contraire de la sympathie que dégage ces jockeys au rond de présentation : ce visage est le plus souriant des quatre, le moins "déterminé" ! Mais est-ce la meilleure image pour orienter un nouveau public vers un spectacle chargé d’émotions  ? Le public des hippodromes et des centres équestres, ne se gagne t-il pas pendant les vacances ? Mes pensées sont autres que celle de France Galop : « Ce qui a plu à nos services, souligne la Direction marketing et communication de France Galop, c’est l’intensité des regards, le côté résolument "sport" et le fait que l’on mette également en lumière les casaques des propriétaires. » !

Cette communication de « gueule » est froide, rigide… Abstraire deux années consécutivement le mentor cheval et la notion de collectif me semble tout simplement une idée folle face aux deux problématiques des filières cheval et notamment celles du galop ! J’aurais préféré la promotion d’ images chaleureuses  associant le cheval, le jockey et l’entraîneur lors de la mise en selle ou au retour des balances avec le propriétaire où de petits sourires à l’œil ou aux lèvres exposent la complicité et le travail d’équipe.
Ce visuel de « gueule » peut-il développer le propriétariat et inciter un nouveau public à venir voir les meilleurs chevaux européens ? Je vais mener l’enquête. Mais transformer ces têtes d’ange en ???, il fallait quand même y penser ! Si le format décalé devait être, j’aurais préféré 6 oreilles, trois jockeys de front en position au regard perçant associant en fond les casaques chamarrées, les boites…

Les quatre « Fiat 500 » affublées d’un visuel représentatif aurait été une excellente idée si les jours de non course, elles roulaient sur Caen, Rouen, Evreux et Paris… car le meeting est européen. Mais en plus rouler dans un pré carré sera contre-productif à la dynamique de l’hippodrome de Clairefontaire ! Ces deux hippodromes auraient bien sûr un avantage énorme à mutualiser leur communication. Comment peut-on n’y avoir jamais pensé ? L'actualité présente plus une communication de concurrence qui comptabilise des entrées et qu'une information donnée à un public. France Galop ne se trompe t-il pas de cheval, les concurrents, ne seraient-ils pas les autres sports et activités de loisir ? Pourquoi Clairefontaine refuse l'entrée gratuite avec la carte PMU  alors que l'hippodrome offre de nombreuses invittions ?

 

Les années passent, et l’image du cheval en société perdure : « C’est un sport de riches, de brutes et de truands », les hippodromes sont le plus souvent vides, les paris se raréfient… Une collaboration départementale doit naître, car les socioprofessionnels souffrent. Je me suis intéressée  au foot  et je vous ai présenté le mois dernier le bon sens du basket régional… Seule la collaboration changera notre (votre) situation, car vous avez bien compris que mon avenir n’en dépend pas et que justement cette déception à voir une filière se liquéfier, me laisse la disponibilité de vous sensibiliser à cette vision et action transversales.

 

Des sports équestres à même aujourd’hui  Arqana*, nous pourrions nous poser la question : Pourquoi la France ne vend plus que les bons chevaux (le plus souvent aux acteurs étrangers) malgré une réussite internationale de nos élevages, cavaliers et jockeys, toutes disciplines confondues et des organisations enviées de toutes les nations européennes ?
*
JDG (au sujet des ventes de juillet de Arqana) : « Tous [les courtiers étrangers]se sont retrouvés sur les mêmes lots, une dizaine de chevaux aux performances et aux modèles correspondant à leurs attentes, et leur appétit pour ce genre de profils n’a pas forcément été complètement assouvi…Concernant les grands indicateurs, après une année exceptionnelle en 2014 en termes de volumes d’affaires, ils retrouvent les niveaux de 2013, avec un chiffre d’affaires avoisinant les 5,5 millions d’euros. Les prix moyen et médian sont quant à eux équivalents à ceux de l’an passé, mais un vrai décrochage s’opère sur le pourcentage de vendus. Il avoisine les 70 % sur le segment des chevaux à l’entraînement, bien loin des 83 % affichés l’an dernier. La demande des pays méditerranéens ou de l’Est s’est montrée très discrète et a touché particulièrement les profils [pensés] les plus modestes. ».

 

Au sujet de la communication, j’ai aussi remarqué que la promotion des ventes aux enchères se faisait encore sur fond de records financiers : Arqana Juillet 2015

Cette forme de promotion perdure et est à la mode (cf. 1), oui mais… ne serait-elle pas la cause d’une image d’un sport de riche (et probablement d’envieux) qui justement perdure ? A contrario de la réalité notamment grâce au cheval partagé dans les courses dès 50 euros, frais compris : Eurocelles  et de bons cours d’équitation collectifs à moins de 15 euros voire 10 euros.

 

Par ailleurs, côté courses au galop, l’association de Arqana, des entraîneurs et des courtiers faisant leur chemin auprès des éleveurs, il me semble que de plus en plus de champions soient acquis yearling pour une somme comprise entre 20 et 70 000 euros.

Les courtiers vu par Joyeux !
Rémunérés sur l'attention portée aux passionnés des courses : GALOP et TROT

Donc la filière des courses est un objet d’investissement extraordinaire où poussées d’adrénaline, émotions vécues par procuration, organisation parfaite, prises de risque s’émulsifient. C’est le cocktail parfait de l’investissement plaisir, émotions garanties : "A la recherche d'émotions fortes, de sensations mais aussi de prestige, ces acquéreurs vont enfin réaliser leurs rêves" dit Laurent Gérard dans "De l'avoine plein les veines" (p.25).

Livre hilarant, si juste et si cheval. Pour seulement 12 euros, des piles devrait animer la boutique de France-Galop et l'hippodrome à l'occasion du Meeting de Deauville... Magnifique ouvrage de culture équestre et hippique, le bon sens du terrain...

 

Le monde du cheval ne devrait-il pas apprendre à plus communiquer sur cette passion et ses réelles compétences ? Sans complexe car les banquiers et fonds de pension « sans émotion » n’en montrent guère !

 

Le département du Calvados a les moyens de préconiser cette mutualisation de la communication car je le rappelle 70 % de ses centres équestres font du bon travail* et pour créer ce rapprochement, c’est indispensable. L’association « La relation cheval cavalier » s’est positionnée pour promouvoir leurs compétences (en attendant que la FFE procède au suivi de l’enseignement de ses affiliés). Elle offre aussi avec plaisir ses quelques astuces qui métamorphosent un enseignement collectif en 10 minutes (hors public handicapé). Dans ces conditions, lançons le projet et les 30 % auront aussi plaisir à trouver un objectif commun et constructif… Ce qui sera réalisé dans le Calvados, sera dupliqué dans chaque département de la Normandie et un nouvel air commencera à souffler sur la France à partir de sa base. Cette approche collaboratrice est peu conventionnelle en France, mais pourtant c’est si simple de communiquer dans un intérêt commun, son public.

 

 

* La diversité et la richesse du travail d’un centre équestre est incroyable. La division de la filière fait que certainement trop peu de personnes en responsabilité savent apprécier ce développement des 20 dernières années (auprès des bébés, de l’entreprise, des handicapés… dans le domaine du bien-être et de la santé) quoiqu’une mauvaise vulgarisation ait aussi pris racine ( « Les déséquilibres sur les pieds » du Club MED Vittel, promotion de l’équitation française aux chinois) !  Organisons le meilleur de la France dans le Calvados, j’ai la chance de l’avoir observé, créons l’exemple…

 

 

 

2b. Diplomatie, cheval et département 14 

par Adeline Cancre (Tout public)

 

 

De la diplomatie dans le Calvados pour l’intérêt de la filière (en préservant surtout de toute nouvelle institutionnalisation) ? Comptabilisons les idées et les budgets confiés à la communication  des évènements équins du Calvados et observons combien pourraient être mutualisés pour développer les intérêts du public à notre filière ? Vous me communiquez les infos des multiples campagnes, agenda et objectifs, j’analyse et propose pour optimiser l'ensemble… c'est à dire recevoir un simple avis extérieur gratuit.

 

Quand je vois ce kiosque face à l’office de tourisme de Deauville, je rêve de croire en la possibilité d’y présenter la place du cheval dans les villes calvadosiennes. Une face courses, deux faces informatives, une face, sports équestres… (associé à des voitures qui roulent et une communication représentative)

 

 

J’avais aussi pensé à la réalisation d’une brochure hippique-équestre à confier aux offices de tourisme, aux hôtels, aux campings… Un contenu qui intéresserait même les pros pour sa capacité à présenter toute l’information indispensable à sa passion dans un département… mais voilà l’inertie du mille-feuille, le lien économique avec les organismes fédéraux qu’il faut brièvement écarter (possible provisoirement grâce à « La relation cheval cavalier »), le temps que la FFE ajuste elle aussi sa stratégie à l’intérêt du public…

 

Cinq mois, 7 idées de bon sens, des pros et des sponsors qui sont dans les boites de départ, des contacts, des mails restés sans réponse et je n’ai pas avancé d’un pas ! Je commence à douter que le Calvados, la Normandie, soient encore capables de faire le chemin qui c’est vrai a déjà mené la filière aux résultats catastrophiques d’aujourd’hui… Alors je commence à confier ces idées à des départements restés en contact ou qui aujourd’hui pourraient être intéressés. Reprendre le camping-car pour des opérations ciblées de 3 mois pourrait aussi être une action complémentaire, car la mission est en effet de courte durée. Elle consiste juste à réaliser ce travail de transversalité entre les institutions (et de pédagogie auprès des centres équestres) qui bien sûr ne doit en aucun cas majorer les coûts et encore moins être institutionnalisée.

 

 

 

2c. TVA : le fleuron est hippique

par Adeline Cancre (Tout public)

L’actualité des éleveurs du Calvados  (sans la filière équine) et la santé des filières équines (depuis la hausse de la TVA) présentent  des similitudes françaises : un mille-feuille d’intermédiaires campés sur leurs acquis et divisions, des filières non valorisées par leurs institutions,  la révolte de la base qui subit, une présentation des résultats économiques argumentant  les pourcentages d'une stratégie sans faille (!), peu d’intérêt porté aux consommateurs, le public…

Avec cependant une différence notable, le modèle hippique français (sur lequel repose la filière équestre) est reconnu être le fleuron européen... Et pourtant, il subit la loi du nombre pour rejoindre le champ des morts européens !

 

Avec recul, il me semble que le problème de la TVA ait été pris à l’envers. En premier lieu, donc, car les institutions n’ont pas fait leur travail, d’élaborer un dossier commun, qui démontrait toute l’originalité économique du modèle français si envié des autres nations, avec l’objectif de modifier la loi européenne (de 1994 ?). En second lieu, car ce sont les centres équestres qui sont descendus dans les rues, divisés, en prenant notre gouvernement et l’Europe de front ! En fallait-il plus pour se faire recaler ?

 

Cependant, ne trouvez-vous pas invraisemblable que le premier élève de l’Europe, qui par ailleurs donne asile aux filières hippiques belges, allemandes, italiennes, espagnoles… éveille la Chine… soit recalé par ses divisions internes ?

 

En 2015, la France prend la direction du champs des morts à cause de ce + 15 % de TVA, conséquence désastreuse sur le  propriétariat, mais également en cascade… Ne serait-ce pas l’occasion de rebattre les cartes ? Bruno Lemaire… Hervé Morin… n'est-ce pas un excellent dossier pour La Normandie Conquérante ? Grâce à vos expertises des filières agricole et équines, Messieurs, ne pourriez-vous pas aussi porter cette action collaboratrice, transversale, dans le but de créer un modèle européen voire mondial prospère (avant que nos soldats hippiques et équestres ne trépassent) ?

 

 

 

3. Arqana innove toujours et encore

par JDG (Tout public)

 

Pendant ce temps là, notre premier de la classe innove toujours :

 

Arqana progresse (pour combien de temps face aux problématiques majeures de la filière française) et sa communication est toujours de qualité et plus que jamais en 2015. Ils sont sur tous les fronts, créent et partagent l’actualité : Equidia Turf Club et Acheter des chevaux sur Internet et créent une nouvelle dynamique sur BFMbusiness. Mais encore valorise le crack Frankel, un candidat « chef de race » au haras :

« Six yearlings de Frankel sont inscrits au catalogue de la vente d’août Arqana. Ce seront les premiers yearlings du Phénomène à passer sur un ring. Pour cet événement, l’agence a mis en place un dispositif exceptionnel de communication autour d’un site dédié à ses six attractions, avec des photos, des vidéos et des interviews des vendeurs.

 

FRANKEL, L’INCROYABLE CARNET DE MONTE

Pour sa première année de monte, dont sont issus ces six yearlings, Frankel a sailli 133 juments, à un tarif de 125.000£. 125 ont été testés pleines, soit95%. Elles ont donné 110 foals, 58 mâles et 52 femelles. Parmi ces juments figuraient 25 lauréates de Groupe1, dont Danedream, Dancing Rain, Finsceal Beo, Elusive Wave, Nebraska Tornado, Ramruma, Stacelita et Midday. Les mères des gagnants de Groupe1 Arcano, Dubawi, Lope de Vega, Make Believe , Midday, Proviso, Special Duty, Timepiece et We Are ont aussi été saillies par la vedette de Juddmonte.

 

En chiffres, cela donne :

Nombre  de juments saillies (dont 24 appartenant à Juddmonte) : 133
Moyenne d’âge des juments saillies : 10 ans
Nombre de gagnantes : 113 (85%)
Nombre de gagnantes de Groupe ou Stakes : 78 (59%) dont gagnantes de Groupe1 : 38 (29%)
Nombre de placées de Groupe ou Stakes : 14 (11%)
Nombre de mères de gagnants de Groupe ou Stakes : 53 (39%)

Nombre de mères de gagnants de Groupe : 125 (19%)
Nombre de mères black type ou ayant produit des black type : 117 (88%) »

La réussite de certains trouvent toujours des explications…

 

 

3b. Hubert Honoré innove encore

par JDG et Adeline Cancre (Tout public)

 

La communication de l’éleveur de pur-sangs Hubert Honoré se renouvelle dans un esprit cohérent et moderne des traditions. Les précédentes avaient été réalisée par le peintre Robert Ladous et Yann Arthus-Bertrand. Apprécions l’art de la création :

 

 

JDG : « OÙ EST HUBERT HONORE ?

En vue des prochaines ventes de yearlings d’août Arqana, Hubert Honoré (haras d’Omméel) a réalisé une publicité peu conventionnelle. En anglais, l’accroche est "Looking for Hubert". Nous avions jusque là plus l’habitude de chercher Charlie ! Hubert Honoré est revenu avec nous sur la création de cette photographie :

Jour de Galop. – D’où vous est venue l’idée de réaliser cette photographie ?
Hubert Honoré. –
Le photographe s’appelle Gilles Vauthier. Il travaille beaucoup sur ce concept avec les restaurants, par exemple. J’ai un ami près de chez moi qui produit du calvados et il avait travaillé avec lui. Sa photographie s’intitulait Savant fou ! Lorsque j’ai vu le résultat, je me suis dit qu’il fallait faire cela dans les courses avant que d’autres ne s’intéressent au concept ! Cela va être intéressant de voir comment les gens vont percevoir cette photo : vont-ils trouver cela amusant, égocentrique… ? Mais le tout mélangé produit quelque chose.

 

Combien de temps la séance a-t-elle duré ?
Gilles Vauthier
appréhendait un peu cette séance, car, outre le modèle, c’était la première fois qu’il travaillait avec du vivant et il craignait que le cheval ne garde pas la même attitude. J’avoue avoir été surpris, car je croyais que cela allait
durer plusieurs heures… Mais en fait, non ! En tout et pour tout, cela a pris moins d’une demi-heure, son appareil prenant beaucoup d’images dans un laps de temps très court,et le cheval a été sage. Je trouve que cette photo est un peu comme une sauce aigre-douce : on ressent quelque chose au premier abord, puis on voit autre chose. Cela ajoute un peu de piment et tombe bien, car j’aime la cuisine !

 

Comment pensez-vous que la photographie va être perçue ?
C’est difficile de savoir comment elle va être interprétée. En général, les gens commencent par sourire et après la regardent de plus près. J’avais essayé de trouver plusieurs accroches, comme "Je me mets en huit pour vous" ou "Chaque détail est important", mais la photographie passe ces messages d’elle-même. Finalement, j’ai bien aimé "Looking for Hubert" !

 

 

4. Courses à voir ou à revoir

par Youtube (Tout public)

 

EN ROUTE POUR L’ARC 2015

- The Grey Gasby fait courir les meilleurs anglo-saxons, Golden Horn sera certainement un jeune et redoutable concurrent pour Trêve : Coral Eclipse 2015

 

- La July Cup pour un Muhaarar courageux

 

- Le Grand-Prix de Paris pour Erupt, autre jeune concurrent pour Trêve


Création Isabelle Le Baron-Lubac - Meeting Deauville-La Touques - p.c.t@outlook.fr

- "Notre" Soumillon meilleur que jamais ! Bien sûr que les chevaux confiés sont bons, mais quel sens de la victoire, de la valorisation d’un cheval… et une complicité avec ses entraîneurs qui transporte. C’est ce genre d’image qu’il faut mettre en boite pour élaborer une communication qui montre l’émotion que seule produit les courses.

 

- Solow, notre second Cirrus des Aigles, le show ne fait que commencer : Sussex Stakes 2015
24 h maximum après la course en GB ou USA, les vidéos sont disponibles...



 Un amoureux des chevaux et de Deauville nous a quittés

 

 

 

4b. 1ère course de groupe pour une jockey française

par Edouard de Rothschild via JDG (Tout public)

 

L’histoire ne pouvait s’écrire autrement : la femme, la féminisation de la filière équestre et par conséquence, celle de l’hippisme, la première victoire de groupe française « en plat »  s’inscrit grâce au propriétaire « mixte » Edouard de Rothschild : Grand-Prix de Vichy (G3)  

 

ÉDOUARD DE ROTHSCHILD : « SAVOIR ALLER AVEC SON CHEVAL PRIME SOUVENT SUR LA FORCE»

« Joint après le succès de son représentant, Elliptique (New Approach), dans le Grand Prix de Vichy (Gr3), Édouard de Rothschild était visiblement ému et fier. La monte d’Amélie Foulon a été, à ses yeux, exemplaire. « Je suis très heureux de ce succès de mon représentant associé à une jeune femme, Amélie Foulon, car cela prouve, une nouvelle fois, que la force n’est pas le seul critère de réussite avec les chevaux. Il faut savoir "aller avec" eux ; il faut savoir s’entendre avec les chevaux et non se battre contre eux. Et ce soir, Amélie Foulon a monté une course merveilleuse. J’en avais longuement parlé avec André Fabre avant l’épreuve. Et nous étions d’accord que déclarer Amélie Foulon sur Elliptique serait un avantage. Le cheval est quelquefois difficile et peut se mettre à tirer. La force ne sert à rien dans ces cas-là. Amélie le connaît très bien et s’entend très bien avec lui ; elle le monte quasi quotidiennement à l’entraînement. Amélie Foulon possède une excellente main, une main d’or, et en a fait la preuve ce soir. Ce premier succès d’une femme dans un Groupe en France est évidemment un symbole fort. Je suis très fier que cela se soit produit avec un cheval qui porte les couleurs de ma famille. J’espère que ce succès inspirera tout le monde. Et qu’on fera, grâce à lui, encore plus confiance aux femmes à l’avenir. »

 

 

 

5. Promotion de la filière par le numérique

par Adeline Cancre (Tout public)

 

Ma mère m’a fait la remarque : « C’est super ce que tu fais pour les courses, mais penses aussi aux sports équestres. Nous avons de supers cavaliers et chevaux… ».

 

En effet, je fais la promotion des courses depuis le premier jour de l’association (novembre 2011) car résoudre les problématiques d’une filière, c’est l’observer dans son ensemble mais aussi montrer ce que veut dire professionnalisme et organisation. Résultat, le travail est fait pour convaincre l’international de la qualité de ses institutions (mais paradoxalement non pour développer le public, les consommateurs des entreprises et valoriser les hommes !) :

 

Ex. UNE DÉLÉGATION AMÉRICAINE EN VISITE À VICHY

Mercredi 22 juillet, pendant la soirée du Grand Prix de Vichy (Gr3), une délégation américaine viendra assister aux courses sur l’hippodrome de Bellerive. Cette délégation est originaire de Paris, ville homonyme de la capitale française située à quelques kilomètres de Lexington, au coeur de la principale région hippique des États-Unis. Cet échange franco-américain s’effectue sous l’impulsion de Pascal Bioulac, le président du groupe cheval du Copa-Cogeca (la structure qui représente les organisations professionnelles agricoles au niveau européen) à Bruxelles.

Si le Kentucky est mondialement connu pour son activité hippique, cette région l’est également pour son dynamisme équestre. Lexington et sa région accueillent de nombreuxconcours hippiques ainsi que le plus grand parc équestre au monde. Pascal Bioulac est le maire de la ville de Lamotte- Beuvron, où le Parc équestre fédéral est implanté (troisième site mondial sur le plan de la fréquentation). Cette semaine de visite doit permettre d’aboutir à la création d’un jumelage entre les villes de Paris (Kentucky) et Lamotte-Beuvron. À terme, l’objectif est, selon le communiqué, de : « Permettre la connaissance réciproque de nos deux cultures, développer notre point commun autour du cheval, échanger sur nos activités pour le bénéfice de nos collectivités et développer des projets communs autour de thématiques partagées. »

 

Réaliser le changement consiste à promouvoir des évènements constructifs pour la filière avec les moyens d’aujourd’hui. J’ai trouvé un grand réconfort lorsque Corine Barande Barbe a lancé Cirrus des Aigles sur Facebook, notamment des vidéos… Equidia et Jour de Galop font un travail remarquable…

France Galop a appris depuis en lançant followtreve.com (mais doit apprendre à partager ses vidéos sans limite)… L’Eperon se métamorphose… Ouest-France accélère sur l’équin en juin…

 

Par contre, je pense qu’il faut faire attention à la promotion d’évènements « Vieille France », contre-productive, qui met en avant les paillettes, la morne redondance, le décalé décalé (sans lien avec la réalité)… Conséquence, l’image du cheval n’a pas bougé d’un iota pour la simple raison que sa communication sur le fond ne bouge pas.

 

D’autre part, c’est fini  « Vivons heureux, vivons cachés » car « c’est le dernier qui a parlé qui a raison » !! Toute entreprise (et personne) devrait être sur Facebook (et on y présente ce que l’on veut) ! Ajoutons le rôle joué par notre fédération et autres institutions qui ont « médiocratisé » l’équitation, le résultat est un cheval noble et envié, mais la forme commerciale est perverse et le résultat, un retour de flammes pour les socioprofessionnels.

 

L’avenir, c’est la communication par le partage, les vidéos qui placent le meilleur en lumière (qui créé « l’envie d’avoir envie » et qui déloge la médiocrité) ! Mais voilà la dernière vidéo de jumping « haut niveau » croisée sur Facebook, c’était le duel de Steve Guerdat et du jeune Allen à La Baule (ou autres duos 100 % étrangers). J’ai simplement trouvé que 25 % français, c’était insuffisant ! Après je me suis dit que je pouvais me servir de ce montage pour poser une question pédagogique : Comment le jeune Allen avait perdu cette victoire ? Je me suis dit qu’il était préférable d’oublier, car je tendais une perche pour me faire battre car ce n’était pas une priorité. Quoique la réponse soit basique ! J’aurai aussi pu dire qu’en Normandie, les bons jeunes chevaux de Sport étaient enfin dans les meilleures écuries. Que depuis 2012, la Normandie a rattrapé la Bretagne en nombre de cavaliers valorisateurs de jeunes chevaux…  Voilà c’est dit, ai-je solutionné le problème de la dévalorisation des filières équines ? Non, c’est la raison pour laquelle je préfère insister sur les messages de fond tels que : tout cavalier a tout à gagner d’avoir un équilibre sur ses pieds, des étriers et rênes ajustés sur des bras souples, un cheval impulsé dans le couloir des rênes. En trois années, le message a fait aussi son chemin. Certains me le rappellent (régulièrement) et cela me fait plaisir, mais il reste encore à faire et dans de beaux établissements tel le Club MED ! Comment Louis Giscard d’Estaing a pu être associé à cette médiocre mise en scène de déséquilibres sur les pieds ?

 

C’est un sport à part entière de participer à changer les comportements et la communication d’une filière arque boutée sur ses divisions, car les directions et les institutions ne prennent pas le temps de regarder au delà de leur travail « pris par leurs objectifs de salariés ». L’œuf, la poule, le bateau des socioprofessionnels prend de plus en plus d’eau face aux autres organisations sportives et de loisir, et la division de fond est au summum (cf. 8d) !

Donc, mon objectif devient un savant mélange de messages envoyés à la base, aux meilleurs de chaque niveau (s’ils utilisent les moyens d’aujourd’hui), aux institutions et aux médias qui jouent rarement leur rôle qui devraient être le leur en 2015… Comme disent certains, le paradigme à changer, n’est-il pas temps de faire le pas pour rejoindre le mouvement des premiers de la classe ? 

 

Il n’y a pas plus contente que moi que la France ai retrouvé ses couleurs d’antan en jumping ou en CCE. Nous « Like » autant que nous apprécions, mais malheureusement ce n’est pas ce geste qui revalorise la filière ! Je suis moins convaincue du cocooning dans lequel s’installe notre Dressage « moyen niveau ». Je me pince à chaque fois que je vois une photo magnifiant le déséquilibre ou le "contre" de nos cavaliers ! Je crois en la jeunesse qui voit le jour après que certains clubs se soient diversifiés à cette discipline. L’avenir de la filière cheval, ce sont les centres équestres qui le détiennent, mais leurs situations se dégradent et le Sport les snobe (au contraire de les aider à se sortir de l’ornière dans laquelle la FFE les a placé) ! Je ne dis pas que c’est simple, mais j’ai les idées, la disponibilité et les compétences pour innover et créer ce lien à l’échelle du Calvados puis de la Normandie… Les autres suivront, le département du Calvados doit donner le coup d’envoi !

 

Donc, communiquez cheval sur le net oblige l’usage de vidéo, car c’est la relation cheval cavalier qui fait la différence et le net permet de l’exposer. Une photo, c’est la vocation des livres. Quoique les belles images peuvent aussi court-circuiter les mauvaises…

Par ailleurs, pour répondre à la deuxième problématique des filières équines, un cheval ne se vend pas quand on veut le vendre, il se vend lorsqu’un acheteur (dans le monde) vous propose de l’acheter. Pour se faire, il faut l’exposer, c’est simple et c’est gratuit sur le net. Même s’il n’est pas à vendre, car certaines propositions peuvent limiter le temps de valorisation. Il faut arrêter de jouer petit bras et se replier sur soi par peur ou fausse croyance : regardons le succès de l’AQPS, du pur-sang arabe… je suis même prête à parier que des vidéos de nos races de trait au travail les relanceraient dans le monde entier… Pour ces raisons, je partage toutes les vidéos des chevaux et des poneys dont le fonctionnement est harmonieux et fluide. Mes amis sur les réseaux font leur choix, c’est l’intérêt unique des réseaux sociaux.

« Je dis que l’avenir, c’est du désir, pas de la peur. » Patrice Chéreau

 

 

 

6. Créativité & Communication

par Bengs-lab.com  (Tout public)

 

L’économie du partage un nouveau défi pour les entreprises (et la filière cheval)

 

Existe-t-il une recette de la créativité ? OUI !

 

 

 

6b. Action & Institution

par Equidia Live via Facebook  (Tout public)

 

Amende et charge utile du van 2 places fait toujours l’actualité. Nous pourrions nous poser la question : Est-ce dangereux au 21ème siècle de relever le poids de quelques centaines de kilos en Europe ? Cela ferait la joie du monde agricole et des campings-caristes qui vivent la même situation s’ils ne possèdent pas le permis poids-lourds !

 

 

6c. De la blague belge à la réalité allemande !

 via Facebook  (Tout public)

 

La taxe sur l’animal de compagnie, de la blague à la réalité allemande !

La filière équine doit s’unir car se profile à l’horizon encore de bien mauvaises nouvelles !

On m’a raconté dernièrement, une cliente écoeurée de voir un cheval éreinté et en nage, faire la rame dans un exercice soutenu sous le soleil, un jour de canicule… Le responsable lui a répondu : « J’ai du monde, les chevaux doivent gagner leurs vies ». C’est triste à entendre de la part de professionnels. La cliente semblait paraît-il vouloir rédiger un courrier…

 

 

 

6d. France Galop & Partage des vidéos !

par France Galop et Adeline Cancre via Facebook  (Tout public)


France Galop : « Jolie victoire de Dariyan et Christophe Soumillon aujourd'hui à Maisons-Laffitte dans le Prix Eugène Adam ! Ils devancent sur la fin War Dispatch qui a mené l'épreuve et Toruk qui a bien fini. Bravo ! »

AC : « C'est la vidéo qu'il faut communiquer (et non la photo) ! »

France Galop : «  Elle est disponible sur la page de Maisons-Laffitte !) 

AC : « Alors pourquoi ne pas faire (directement) la promotion des courses par les vidéos, personnellement j'ai vu... Nous sommes au 21ème siècle à l'ère du tout numérique... Souhaitez-vous communiquer l'envie de se rendre sur les hippodromes ? Ou d’acheter un journal ? Cordialement ».

 

6 h plus tard, France Galop décidait de partager la vidéo que je partageais à mon tour. Merci France Galop !

 

Qu’en sera t-il pour le futur ? J’ai renouvelé la demande pour le Grand-Prix de Vichy et on a une nouvelle fois répondu à ma demande. Si cette newsletter pouvait leur faire comprendre que semer, c’est récolter… Ce qui a toujours été le cas, mais maintement c'est Puissance ?????????

 

La pérennité d’une institution n’est-elle pas d’assurer la bonne santé de ses socioprofessionnels ?  Parfois, on pourrait croire le contraire lorsqu’elle cherche à dégager de petits profits qui vont à contre-sens du Spectacle à promouvoir. Toutes les belles courses ou montes françaises devraient parcourir le monde grâce à la fibre optique…

 

 

7. Elevage : « Le chant des sirènes » !

par L’Eperon et Adeline Cancre (Eleveurs… Tout public)


 

 

Comme je le disais plus haut, j’apprécie aussi le tournant pris par L’Eperon. Des sujets interpellent sur les maux réels de la filière équestre.

Sur certains sujets, la filière sportive doit encore assimiler que le sport va des centres équestres voire certaine fois jusqu’aux courses, pour considérer et donc expliquer une problématique dans sa globalité. Si les médias tournent en rond dans leur pré carré, les passionnés tournent en rond aussi et les institutions n’ont aucune raison de s’ajuster…

 

Voici un autre sujet d’élevage à envisager afin d’en finir avec les fantômes du passé. A lire certains post à la suite d’un très bon article de JDG promu dans la dernière newsletter, rappelant les invariances du cheval d’obstacle, on dérive à vouloir nous faire regretter les Haras Nationaux ! Il serait bon de rappeler la responsabilité des HN dans la situation de l’élevage français du Cheval de Sport en 2015. Même s’ils ont fait de bonnes choses, ce n’est pas si courant que cela de voir une budgétivore institution disparaître. Justifier l’injustifiable fait reculer car les autres avancent, souvenons-nous des paroles de Carlos Ghosn : “Quand votre offre n’est pas au niveau, vous n’avez aucune raison d’exister… »

 

 

7b. Saut & Concours d’ élevage !!

par Facebook (Tout public)

 

Il y a 50 ans déjà H. G. Winkler disait : « Les jeunes chevaux français sautent trop hauts »…

L’affaire se poursuit et commence maintenant à 2 ans (pour des chevaux qui rentreront en primaire peut être à 4 ans) ! Tout ça pour créer « Le chant des sirènes » et renforcer le cercle vicieux. Olé et merci à l’institution qui a pondu ces « nouvelles » règles !!!!

 

 

 

7c. Après le BLUP, le SOxxxGEN !!!!!!!

par Facebook (Tout public)

 

Les Haras Nationaux ont soutenu le BLUP qui a fait la misère des nouveaux éleveurs des années 90 et la situation d’aujourd’hui, argent qui aurait pu répondre aux manquements des Haras Nationaux… Un nouveau million d’euros est attribué à l’IFCE et à l’INRA pour le projet So Gen, soutenu par la SHF et le stud-book SF. Ce n’est pas l’argent et les irresponsables budgétivores qui manquent à la France, en attendant l’histoire se renouvelle !

 

Ce post résume assez bien  l’invraisemblable, la meilleure réponse : « On devrait peut-être faire le même programme avec les cavaliers ! ».

JOYEUX est présent au Meeting de Deauville...

 

 

Après la génétique est venu le tour des mensurations : Pourquoi encore se focaliser sur la réduction d’un cheval ? Doit-on le réduire pour l’optimiser ? Les préoccupations de la filière cheval sont-elles de formater la science exacte de l’élevage du Cheval de Sport OU son rôle à optimiser la relation au sport et à la culture du cheval ? Les autres nations et sports investissent la relation au sport :

 

 

 

 

8. Audace, audacieux, audace’tchoum…

par Adeline Cancre via JDG (Tout public)

 

Ecartelés entre le besoin  de convaincre et de se rassurer (d’avoir rempli ses objectifs), certaines personnalités ou salariés véhiculent des propos « audacieux » et destructeurs. « Audacieux » car les argumentations sont toujours flatteuses à leur égard malgré leur impuissance à faire bouger les lignes. Des lignes où tout le monde convient de la délicatesse à construire le changement et de la vigilance à opérer l’ajustement des faiblesses stratégiques. Destructeurs, car eux seuls croient à leur tromperie en élaborant une désinformation. Ces faux audacieux rendent allergiques leurs entourages qui s’écartent et permettent de renforcer les cercles vicieux !

 

En voici un nouvel exemple, « NOTRE STRATÉGIE COMMENCE À PORTER SES FRUITS », bilan de J.C. Giletta, directeur général adjoint en charge de la communication, du marketing et du développement de France Galop. Il rappelle à bien des points les manipulations de Serge Lecomte, Pascal Marry et bien d'autres ! Vous pouvez retrouver l’article complet de ce bilan à la suite de la réponse de Patrick Fellous, président du Syndicat national des propriétaires de chevaux de course de galop, qui conforte malheureusement mon sentiment,et donc certainement 99 % des avis des socioprofessionnels. JCG a répondu à PF, je ne produis pas la réponse, car elle n’écarte pas les questions posées au point suivant : 8b

 

PATRICK FELLOUS : « ON BÂTIT UNE CATHÉDRALE SUR DU SABLE »

« Dans votre précédente édition de Jour de Galop, Jean-Christophe Giletta a dressé un bilan flatteur des actions de ses services. Ce satisfecit me gêne, car il ne correspond pas précisément à la réalité. De mon point de vue, nous sommes en train de bâtir une cathédrale sur des fondations en sable. Et cela doit tous nous inquiéter. N’attendez pas de moi du Giletta bashing, comme on en lit à longueur de journée sur les réseaux sociaux et comme on en entend sur les hippodromes. Je ne suis ni pour ni contre Jean-Christophe Giletta. En tant que président du Syndicat national des propriétaires de chevaux de courses de galop, j’ai toujours tenu un discours mesuré vis-à-vis de ses premières interventions, sans dogmatisme, parce que je suis comme la majorité : je préférerais le voir réussir plutôt qu’échouer, car s’il réussit, c’est le galop qui réussira, alors que s’il échoue, on se retrouvera avec un énième directeur du marketing parachuté de je ne sais où qui devra repartir de zéro. Comme beaucoup, il m’est arrivé de porter un jugement sans concessions sur le discours de Jean-Christophe Giletta, qui était parfois déconnecté des difficultés que rencontrent les courses, mais j’ai toujours dit qu’il fallait lui laisser sa chance. Le laisser travailler avant de le juger sur ses actes et sur ses résultats. J’ai longtemps conservé cette ligne "prudentielle", mais, aujourd’hui, je trouve qu’il va vraiment très vite dans l’attribution de ses propres lauriers. Et je suis certain que c’est aussi l’avis de nombre de vos lecteurs.

 

À la reconquête du grand public : question de vie ou de mort
Côté pile, il est évident que des choses ont évolué en bien depuis son arrivée fin 2012. Mais côté face, les changements ont pour l’instant eu un impact minime. Les efforts du marketing ont aujourd’hui trop de mal à se faire ressentir. Tout se fait de manière trop dispersée, sans vraie ligne directrice. J’ai vraiment l’impression qu’on empile des microactions sans s’attaquer aux fondamentaux. Comme je l’ai dit en introduction, nous sommes en train de bâtir une cathédrale sur du sable.

 

Alors, la vraie question qui se pose, c’est : comment agir différemment ?
Je veux dire : comment bâtir sur le dur ?  Pour moi, la réponse est claire : une base de fondations saines et solides, c’est la reconquête du grand public. Et comment le reconquérir ? En allant le chercher là où il est : dans les grands médias, notamment télévisés. Car ce que nous payons aujourd’hui, c’est notre erreur historique de ne pas avoir défendu les courses quand les médias généralistes ont commencé à leur tourner le dos, que ce soit France Télévisions, Le Figaro ou plusieurs radios nationales…

Pour reconquérir le grand public, il faut s’adresser aux médias de masse. Cela devrait être la priorité de nos institutions. Or, cela ne l’est pas. Jean-Christophe Giletta l’a encore confirmé dans son bilan paru dans Jour de Galop. Quelle erreur d’appréciation ! Quelle erreur d’analyse !

 

Aujourd’hui, je sais que les courses essaient de dégager un budget colossal de 80 millions d’euros pour le marketing commun des courses.Je n’ai même pas envie de débattre sur la manière dont nous allons trouver cet argent qui n’existe pas. Mais je pose cette simple question : 80 millions pour quoi faire ? Ma proposition repose sur le bon sens et sera plus efficace et moins chère : développons toutes nos actions de marketing  sur un socle solide.

Ce socle, c’est une présence quotidienne dans les trois grands médias télévisuels que sont TF1, France Télévisions et M6. À eux trois, ces groupes réunissent tous les soirs, sur leurs vingt chaînes, entre 10 et 15 millions de téléspectateurs. Ils sont donc incontournables pour faire connaître notre sport et les actions que nous menons. Pourquoi ne proposerions- nous pas à ces trois groupes de réintégrer les courses dans leur espace médiatique et d’information ? Aujourd’hui, il n’y a pas – ou très peu – de reportages sur les courses, les chevaux ou les jockeys dans leurs journaux télévisés. Donnons de l’argent à ces groupes. Beaucoup d’argent – 10 millions d’euros chacun par an – pour qu’ils traitent les courses comme les autres grands sports. Travaillons avec eux pour que le grand public (re)découvre nos vedettes et la beauté de notre sport. Il faut remettre les courses au coeur des sujets de société et ce sera possible grâce aux trois grands groupes de télévision français. C’est une question de vie ou de mort. Il faut que ces trois géants jouent le rôle d’agence de communication des courses. Avec notre appui et sous notre contrôle. Qu’on (ré)explique enfin les courses au grand public. J’ajouterais que la retransmission des courses n’est pas un contenu obligé sur ces chaînes. Aujourd’hui, on peut y accéder autrement, via Equidia ou Internet.

 

Si personne ne sait ce que vous faites, à quoi sert d’agir ?
Voilà une stratégie différente, plus efficace et en réalité très complémentaire des actions menées par Jean-Christophe  Giletta. Une stratégie indispensable car, sans une présence dans les grands médias, vous pouvez faire votre révolution interne et améliorer le produit « courses », personne ne le saura. Et si personne ne le sait, c’est comme si vous n’aviez rien fait. Aujourd’hui, les actions de France Galop sont inaudibles. Prenez l’exemple du Prix de Diane Longines. Tout le monde s’accorde à dire que la communication a été réussie. C’est exact. Mais après ? Rien. Une fois la journée terminée, tout s’est arrêté et les courses sont retournées à leur anonymat. C’est pourquoi je dis que nous devons mener un travail de fond qui ne peut que passer par les grands groupes médias. Les choix ou projets de plan marketing qui ont été évoqués récemment sont, en soi, des erreurs. L’Équipe 21, c’est une plaisanterie pour notre image. Quant à l’hypothèse BFM TV, elle reste confinée  dans un cercle restreint. Qui connaît Trêve aujourd’hui "en ville", lors d’un dîner entre amis ? Personne. Ce n’est pas normal. J’écarte volontairement le football qui est hors concours, mais même en écartant le football, qui a pu éviter d’entendre parler du Tour de France, de Roland-Garros ou du Top 14 dans un dîner au cours des deux derniers mois ? Personne. Tous ces sports, tous ces événements ont fait le choix de la communication grand public. Le rugby a opté pour les grands médias il y a dix ans et en recueille aujourd’hui les fruits. Même l’improbable football féminin est en train de percer grâce aux mêmes médias. Le marketing des courses doit donc commencer par le début. Arrêtons de bâtir sur du sable et d’investir dans de l’éphémère. Pour conclure sur une métaphore gastronomique, je dirais que les courses hippiques ont d’excellents ingrédients, mais qu’il leur manque le matériel (casseroles, fours, etc.) et les hommes de l’art, les bons cuisiniers, pour passer du statut de "traiteur événementiel" à celui de chef étoilé qui reçoit dans ses murs. »

 

 

 

                               

BILAN de J-C GILETTA : « NOTRE STRATÉGIE COMMENCE À PORTER SES FRUITS »

Quelques heures avant le grand rendez-vous festif de la réunion du Grand Prix de Paris, et du succès public que l’on sait (13.250 personnes comptabilisées lors de la garden party, soit une hausse de 25 % sur 2014), Jean-Christophe Giletta, le directeur général adjoint en charge de la communication, du marketing et du développement de France Galop, a dressé un bilan d’étape sur les actions conduites sous la responsabilité de ses services au premier semestre 2015. Avec comme constat, « des résultats encourageants et une stratégie (qui vise à redonner de l’attractivité et de la valeur aux courses de galop) qui commence à porter ses fruits. »

 

Depuis son arrivée à France Galop, fin 2012, Jean-Christophe Giletta a cherché à redévelopper l’attractivité des courses, à redonner de la valeur au spectacle hippique et à faire rentrer le galop français, comme n’importe quel autre spectacle sportif, dans une logique marketing moderne. Au risque d’essuyer des critiques mais avec une logique basée sur les attentes des clients et sur leur motivation. Des études ont été réalisées en ce sens avec le C.S.A. (Institut d’études et deconseil), dès début 2013, et sont encore réalisées à l’occasion de chaque grand rendez-vous avec la junior entreprise H.E.C. Une approche à rebours de ce qui a longtemps eu cours dans l’univers hippique où l’on s’arc-boutait sur une culture des courses non solubles dans les démarches de production et/ou de services classiques.

 

Des revenus commerciaux 2015 en hausse de 12 %
La quête de la valeur lancée par Jean-Christophe Giletta semble commencer à porter ses fruits. Le directeur général adjoint de France Galop nous a détaillé ses motifs de satisfaction mais également les chantiers en souffrance. « Ce qui compte, ce sont les résultats, les chiffres et le taux de satisfaction. Et les premiers résultats de fréquentation et de revenus complémentaires pour la filière sont encourageants. Si nous n'avions pas mis en oeuvre cette politique, peut-être les données continueraient-elles de chuter.»

Avec un chiffre d’affaires de la billetterie en hausse de 12 % par rapport à 2014 et une augmentation similaire du chiffre d’affaires de la restauration, les indicateurs sont clairement orientés vers le haut. Au 18 juin, la prévision de ces revenus commerciaux annuels s’établit à 5,3 millions d’euros. En hausse de 12 % sur la période comparable de 2014 (4,7 M€). La tendance 2013 (3,7 M€), 2014, 2015 s’inscrit favorablement dans le plan de développement 2014-2018 qui avait fixé à 10 millions d’euros les recettes commerciales en 2018-2019. « On devrait assister à un effet d’entraînement et démultiplicateur des actions mises en places dans les prochaines années pour encore accroître ces revenus », nous a expliqué Jean-Christophe Giletta.

Dans ce panorama élogieux, seul le nombre d’entrées payantes sur les hippodromes gérés par France Galop est à la baisse. Les explications sont essentiellement techniques, nous a appris Jean-Christophe Giletta. « Cela correspond à deux décisions prises début 2015, liées à notre alignement avec LeTrot dans le cadre du marketing des courses. D’une part, les porteurs de cartes PMU entrent désormais gratuitement sur nos hippodromes – ils bénéficiaient d’un tarif réduit l’an dernier. D’autre part, la gratuité de l’entrée a été élargie jusqu’à 18 ans, alors qu’elle était valable jusqu’à 12 ans en 2014 sur nos hippodromes. Cette baisse du nombre d’entrées payantes se retrouve exactement dans la hausse constatée des entrées gratuites. Globalement, la fréquentation de nos hippodromes est stabilisée. »

 

Des offres à valeur ajoutée en hausse
Comment générer + 12 % de chiffre d’affaires avec un nombre d’entrées payantes en baisse ? Jean-Christophe Giletta explique cette "anomalie" chiffrée : « Grâce à la création d’offres à forte valeur ajoutée (tribunes privilégiées, services VIP, etc.) conformes à de nouvelles attentes identifiées, à des tarifs orientés vers le haut de la grille tarifaire pour ces places à valeur ajoutée. Le tout en conservant un prix d’entrée de base toujours très accessible pour le plus grand nombre et une politique d’invitation maîtrisée. »

 

Une billetterie qui monte en puissance
L’apport de la billetterie sur internet a plusieurs vertus, notamment celle d’assurer les ventes en amont de l’événement, indépendamment des éventuels aléas climatiques. Pour le dernier Prix de Diane Longines, près de 10.000 entrées ont été préachetées sur internet. Et, quelques heures avant la réunion du Grand Prix de Paris, 3.600 préachats avaient déjà été enregistrés. L’an dernier, près de 20.000 entrées avaient été vendues en amont pour le Qatar Prix de l’Arc de Triomphe.

 

LA RESTAURATION : SUR LA BONNE VOIE
L’entrée en scène de nouveaux prestataires, dont Casino Restauration, pour la restauration sur les hippodromes de France Galop, en début d’année 2014, n’a pas encore livré toutes les améliorations attendues. Selon Jean-Christophe Giletta, « l’offre est satisfaisante pour les propriétaires et a progressé du côté des espaces socioprofessionnels. En revanche, on constate encore une grande variabilité dans les points de restauration destinés au grand public. Il faut dire que la spécificité du service sur hippodrome – et de la difficulté à anticiper la demande – complique les choses. Globalement, je dirais que les prestations sont en progrès mais que ce n’est pas encore parfait. »

 

Des revenus TV à l’étranger en hausse
En affichant une augmentation de 58 % de vente de droits TV, ce poste de revenus interpelle. C’est le résultat d’une stratégie plus offensive de France Galop en la matière, nous a expliqué Jean-Christophe Giletta. « Nous vendons de plus en plus à l’étranger des packs qui comprennent une trentaine de courses de notre programme. Dans les pays du Golfe en particulier, où l’attractivité de nos courses est très forte, les demandes se sont multipliées avec, du coup, des tarifs que nous avons pu orienter à la hausse. »

 

BILAN CHIFFRÉ
Tant en termes de fréquentation que de satisfaction du client, les indicateurs seraient donc encourageants lors de ce premier semestre 2015. En détail, cela donne :
• un taux de satisfaction élevé (+ 80 %) des clients France Galop à l’occasion des grands prix ;
• un taux d’intention de retour élevé des clients sur les grands prix (+ 90 %).

Pour Jean-Christophe Giletta, « on a stabilisé nos différents indicateurs en matière de fréquentation lors de ce premier semestre. Il faut maintenant relancer la croissance. Ce qui est positif et très important, c’est que tous les développements sont financés par les revenus additionnels que nous avons créés [lire revenus commerciaux, ndlr]. »

 

LES OBJECTIFS DU PLAN DE DÉVELOPPEMENT 2014-2018
Redonner de l’attractivité aux courses de galop
Proposer un spectacle sportif plus lisible et plus facile à comprendre
Moderniser le parcours et l’expérience des clients sur l’hippodrome
Fidéliser et valoriser les propriétaires de chevaux de course
Créer de la valeur pour la filière (des revenus supplémentaires d’environ 10 millions d’euros)
Placer la satisfaction du client au coeur de la stratégie

 

 

 

8b. Des chiffres qui posent question 

par Adeline Cancre  (Monde du galop… Tout public)

 

Le bilan ci-dessus concluent par ces chiffres :

Entrée des hippodromes
- (émoticone sourire) Fréquentation globale : stable    !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
- (émoticone pas sourire) Entrées payantes :   - 12 %
(impact gratuité porteur carte PMU et moins de 18 ans)
- (émoticone pas sourire) Entrées gratuites :    + 11,5 %

Revenus commerciaux
- (émoticone sourire) CA commerciaux :   + 12 %
- (émoticone sourire) CA restauration :    + 12 %
- (émoticone sourire) CA vente droit TV :   + 58 %

Au 18 juin, les revenus commerciaux de 5,3 M d’euros sont en phase avec les objectifs 2015 (+ 12 % vs 2014). Pour mémoire : 4,7 M (2014) et 3,7 M (2013)

 

Ces chiffres m’amènent à poser des questions à JCG :

- Ces chiffres ne devraient-ils pas différencier les 6 évènements promus par France Galop des autres réunions délaissées ?
Nous constaterons certainement que les chiffres des entrées et commerciaux augmentent d’après le plan de France Galop c’est à dire à l’occasion des 6 évènements promus. Ce qui est normal puisque le spectacle y est magnifique, parfaitement orchestré (hors restauration) et que ces promotions sont excellemment menées.

 

- N’est-il pas l’heure de prendre conscience des réelles qualités et faiblesses de la filière française ?
Copier les anglo-saxons est ridicule car notre filière représente simplement leur complément !

 

- Que signifie l’augmentation de 12 % des entrées lorsque la tribune d’un hippodrome présente 100 personnes environ, professionnels compris ?

 

- Quelle corrélation entre la baisse des entrées payantes et l’augmentation des entrées gratuites : Les chiffres commerciaux auraient-ils été meilleurs sans l’impact de la gratuité de la carte PMU ? La fréquentation sur les hippodromes de France Galop aurait-elle encore baissé sans la carte gratuite du PMU (hors 6 événements promus) ?
Mon avis pencherait sans hésitation pour la seconde. En cela, les CA commerciaux n’auraient pas baissé, mais celui de la restauration bien sur. Pourquoi ? Parce que si on apprécie un moment, on consomme pour se faire plaisir dans la limite de son budget. Par ailleurs au sujet de la gratuité de la carte PMU, alors que je venais de payer mon abonnement « meeting de Deauville » tout le monde faisait référence à cette carte PMU. Personnellement, je ne parie pas mais si on mangeait correctement sur l’hippodrome de la Touques, autre chose que l’éternelle saucisse/frites et l’indigeste sandwich, j’y mangerai à chaque fois et si une boutique proposait des objets sympas, j’achèterai comme beaucoup ! En effet, les attentions font l’attractivité et son public…


Quelles sont les priorités stratégiques marketing de France Galop ?
- Développer le public et le propriétariat sur les hippodromes ou/et sur 6 évènements ?

- « Etre pris à remplir ces objectifs de salarié »  ou écouter les socioprofessionnels du Galop  et leurs apporter des solutions aux problèmes récurrents ? En marketing, l’approche aurait du être autre que détruire le travail satisfaisant précédent, quant à la communication deauvillaise décalée à l’extrême… Elle est justifiée « très sport… résolument moderne… cela correspond complètement à notre volonté de recentrer notre communication durant l’été sur les courses et le sport. Nos études nous montrent en effet clairement, que pendant cette période, et pour le meeting de Deauville en particulier, les gens viennent pour le sport et le niveau exceptionnel des courses. C’est aussi complémentaire de slogans plus orientés famille que nous lançons au printemps par exemple lors des Dimanches au galop… certainement un bon moyen d’apporter une visibilité nouvelle pour les néophytes.  » (cf. 8c).

 

Pourquoi le public réagit positivement lorsque qu’un hippodrome met les petits plats dans les grands ? Pourquoi avec les autres évènements, hormis les commentaires de courses, un silence de plomb pèse sur le lieu ?
Ce silence qui vous permet d’échanger avec votre voisin, entraîneur venu de l’est de la France. Il vous parle de l’ambiance à Hoerdt et à Wissembourg, des courses rurales et vous vous risquez à poser la question : Etes-vous impacté par la crise du propriétariat ?

« Bien sûr ! Un large public créé de petits propriétaires, mais la crise à nos frontières, c’est l’invasion et le déclassement des chevaux allemands. Les trotteurs ont réagit « en deux temps trois mouvements » en créant les courses européennes. Nous, nos propriétaires disparaissent sans aucune écoute et émotion de France Galop ! Il sera bientôt trop tard. ».
 

Et en parallèle, les  « petits » investisseurs désertent les ventes aux enchères Arqana, pourrions-nous convenir d’une réalité de cause à effet ?

 

La dévalorisation des filières françaises est explicite à la simple lecture des chiffres du tourisme mondial. Nous sommes les premiers en tout, mais nos filières et les entreprises se meurent et l'emploi se dégrade :


 

L'enjeu est décrit en 2014, rappelez-vous :

 

On m’a dit au sujet du football que les charges patronales de l’Olympique Lyonnais représentaient plus que celles de toute la Ligue 1 espagnole réunie…

 

 

 

8c. Faire de la pub pour les gens qui viennent !

par Adeline Cancre  (Tout public)

 

- C’est la première fois de ma vie que j’entends un homme de marketing (ou autre) justifier la création de sa communication dans l’objectif de faire venir les gens qui viennent :

« Nos études nous montrent en effet clairement, que pendant cette période, et pour le meeting de Deauville en particulier, les gens viennent pour le sport et le niveau exceptionnel des courses. C’est aussi complémentaire de slogans plus orientés famille que nous lançons au printemps par exemple lors des Dimanches au galop… » :

 

- «  …certainement un bon moyen d’apporter une visibilité nouvelle pour les néophytes.  »
En quoi montrer quatre « gueules », les bras fermés, peuvent apporter une visibilité nouvelle aux néophytes ? Joyeux me semble avoir une meilleure inspiration :

 

- « Notre volonté de recentrer notre communication durant l’été sur les courses et le sport. »

??????????????????????????

Si on en vient au besoin de démontrer que les courses soient un sport ! C'est un super SPORT et même un sport d’équipe, différent de la définition que lui donne le sport, mais pourtant à valeur hautement « collective » dans la diversité des genres et des métiers qu'il faudrait simplement penser à promouvoir...

 

Personnellement, je vois l’été et chaque jour pour convaincre de nouveaux publics et propriétaires à découvrir ce monde merveilleux autour des chevaux de courses, de sport, de loisir, de spectacles… dans un objectif de bien-être et d’une bonne santé humaine.

 

 

 

8d. On ne « trouve » pas des nouveaux parieurs, on fait des passionnés du cheval qui se rendent sur les hippodromes pour assister au plus beau des spectacles…

par Adeline Cancre  (Tout public)

 

… et ils parient pour le fun qui donne sens à revenir vivre ces émotions. Je n’invente rien, j’observe les pays anglo-saxons ! OUI nous avons un modèle économique envié du monde entier, mais NON à nos campagnes figées, incapables de communiquer la passion du cheval au public, NON à « en France comme en Angleterre » ! Car en développant notre modèle autour du PMU (et non autour DES CHEVAUX, DE LA POPULATION et de bookmakers) et depuis le règne du duo Serge Lecomte & Pascal Marry à la FFE, les filières équines sont considérées comme des vaches à lait, divisées par un canyon, les communautés parquées dans leurs réserves ! A ce jeu à plusieurs mains, les entrants se sont vus écartés de la culture équestre et hippique alors qu’elle manquait déjà… Chaque budget confié à une communication me semble devoir répondre à cette question : Transcende t-elle la passion de la relation au cheval ?

C'est un exemple banal... pris à la va vite... un mois pour faire mieux !

La Normandie a perdu son statut de référent du cheval, car le mille-feuille divisé de culture normande a créé la situation... Le Calvados en 2015 souhaite t-il agir différemment, relancer la Normandie et la filière cheval ? Il en a TOUS les moyens… et en préservant ses budgets.

 

L’article suivant a lui tout seul montre l’indifférence (voire la haine) que s’inflige la filière. Comment peut-on parler de jeunesse et de féminisation de la filière sans parler de l’apport d’un rapprochement de la filière hippique et équestre ? Oui c’est impossible à faire en France, mais en commençant par le département du Calvados, c’est possible :

 

ANALYSE TRIMESTRIELLE DU MARCHÉ DES JEUX EN LIGNE EN FRANCE DE L’ARJEL
DEUXIèME TRIMESTRE 2015

« LES JEUNES, PLUS QUE JAMAIS LE DÉFI DES COURSES
L’Arjel a publié ce mardi son analyse trimestrielle du marché des jeux en ligne en France, au deuxième trimestre 2015. Les paris hippiques sont en baisse par rapport au deuxième trimestre 2014. La baisse est régulière depuis quelques semestres, mais certainement pas irrémédiable. Ce qui ressort de ce rapport est que, plus que jamais, le défi pour les courses hippiques consiste à trouver de nouveaux parieurs, particulièrement chez les jeunes(moins de 35 ans).

 

Le deuxième semestre dans la continuité du premier semestre 2015
Il n’y a pas vraiment de surprise dans ce rapport de l’Arjel. Le deuxième semestre 2015 (T2 2015) s’inscrit dans la continuité du premier semestre : paris sportifs en hausse, baisse sur le pari hippique et, toujours, chute libre en ce qui concerne le poker. Par rapport au deuxième semestre 2014 (T2 2014), les paris sportifs ont enregistré une hausse de 18 % à 338 millions d’euros. Une hausse due à un nombre plus important de comptes joueurs actifs (CJA : compte d’une personne ayant au moins joué une fois dans la période donnée) ainsi qu’à un taux retour joueur (TJR) en hausse de deux points, et entraînant donc un recyclage plus élevé. Il faut noter que le football et le tennis représentent 82 % des paris sportifs et, fait important, le T2 2015 est plus fort que le T2 2014 alors que ce dernier avait été porté par la Coupe du monde de football.

Côté paris hippiques, la baisse, selon l’Arjel, « semble s’accélérer à nouveau alors que le montant des mises enregistrées était presque stable entre le T1 2014 et le T1 2015 (- 1 %). » Au T2 2015, par rapport au T2 2014, la baisse sur le montant des mises enregistrées est de 3 %, pour un total de 248 millions d’euros. En conséquence, le produit brut des jeux (PBJ) recule lui aussi de 3 %, de 61 millions à 64 millions.

Un autre élément est notable, suite à cette baisse : l’écart entre les enjeux générés en paris hippiques et ceux en paris sportifs se creuse fortement au T2 2015 : 36 % en 2015 contre 12 % en 2014. Concernant les CJA, ils sont en légère baisse dans les paris hippiques au T2 2015 (- 1 %). Pour l’Arjel, la baisse des paris hippiques s’explique donc par la baisse du nombre de joueurs et une réduction du budget allouée à l’activité. À noter que cette baisse intervient malgré l’augmentation du nombre de courses au T2 2015 par rapport au T2 2014 : 4.105 (2.055 de trot, 2.050 de galop, parmi lesquelles 575 à l’étranger) contre 4.008.

 

Le taux retour joueurs (TJR) reste faible
Concernant le TRJ dans les paris hippiques – ce qui est reversé aux joueurs après prélèvements des différentes taxes – au T2 2015, il reste le plus faible des jeux en ligne, à 75,2 % avant bonus et 77,5 % après bonus.En comparaison, il est de 81,5 % et de 83,6 % pour les paris sportifs, et reste très élevé au poker à 97 %. L’ajustement du TRJ permet, notamment, de maintenir les engagements vis-à-vis de la filière hippique, mais cela peut donc impacter sur le recyclage chez les parieurs. Notons que le TRJ au T2 2015 est stable par rapport au T2 2014 (+ 0,1 %). Si le TRJ est moindre dans les courses hippiques, on peut en revanche souligner qu’on peut trouver, dans les paris hippiques, des rapports tout de même nettement supérieurs et donc bien plus rémunérateurs que ceux des paris sportifs.

 

La baisse des enjeux s’explique aussi par la baisse des CJA. Au T2 2015, on enregistre une baisse de 1 %, à 137.000 comptes, par rapport au T2 2014 (138.000 CJA). Une légère chute qui pourrait être endiguée en trouvant, par exemple, un nouveau public. Il faut noter que, au T2 2015 par rapport au T2 2014, l’ensemble des jeux en ligne enregistrent une baisse de leur nombre de CJA. En ce qui concerne les paris sportifs, la comparaison n’est pas pertinente puisque la Coupe du monde de football 2014 a bien évidemment eu une importance majeure sur les CJA. Pour les paris hippiques, la baisse est faible, mais régulière. La chute la plus inquiétante sur les CJA concerne le poker, dans la continuité de ce qui est observé depuis quelques années.

La baisse des CJA a logiquement un impact sur les mises hebdomadaires. Dans la continuité de 2014, elles sont en légère baisse au T2 2015, avec une chute plus marquée sur le mois de mai. En avril, les mises hebdomadaires sont en baisse de 2 % (19,5 millions d’euros), de 7 % au mois de mai (19,1 millions d’euros) et de 1 % au mois de juin (18,4 millions d’euros). En comparaison, les mises hebdomadaires dans les paris sportifs ont augmenté de 38 % en avril (30,1 millions), de 57 % en avril (27 millions) et ont baissé de 29 % en juin (22 millions d’euros), ce qui est logique en raison de la Coupe du monde 2014.

 

Quels profils, quels parieurs ?
On constate donc une légère baisse des CJA sur les paris hippiques. Cependant, il est intéressant d’étudier quels sont les profils spécifiques de ces CJA. Il y en a quatre :
- CJA sur les trois activités : paris hippiques, sportifs et poker
- CJA sur le sport et l’hippisme
- CJA sur le poker et l’hippisme
- CJA sur l’hippisme uniquement

Le nombre du pourcentage de CJA jouant sur les trois activités est en baisse de 65 %. Rappelons que si les CJA pour les paris sportifs sont en hausse, ceux des paris hippiques sont en légère baisse et ceux pour le poker enregistrent une chute assez importante

Les CJA interagissant sur les paris hippiques et le poker sont en baisse de 50 %. Les CJA pour les paris hippiques et les paris sportifs sont en baisse de 27 %. L’Arjel souligne que l’activité hippique tend donc à rester une activité de spécialistes, le nombre de CJA consacrés uniquement à l’hippisme étant lui en hausse de 1 % au T2 2015 par rapport au T2 2014. La diversification des parieurs hippiques est donc un des enjeux à relever d’où, certainement, la question déjà soulevée et réfléchie de l’adaptation de certains types de paris sportifs sur les paris hippiques.

 

La jeunesse, un public à conquérir
Le principal problème des courses hippiques, en France comme en Angleterre [NON : le résultat est le même mais l’origine est diamétralement opposée et dans ces conditions, le traitement ne peut être le même] comme l’ont souligné les différentes études menées par les bookmakers, est que nous peinons à attirer les jeunes parieurs. Sur l’ensemble des activités, les CJA chez les 18-24 ans baissent de 18 %, et de 15 % chez les 25-34 ans. Mais, dans les paris sportifs et le poker, la part des moins de 35 ans reste de loin la plus importante : ils représentent ainsi 66 % des joueurs pour les paris sportifs au T2 2015 et 58 % pour le poker. Le profil du parieur hippique détonne : les plus de 35 ans représentent 79 % des parieurs (+ 2 % par rapport au T2 2014). Les parts des 55-64 ans ont d’ailleurs augmenté de 1 % et ceux des plus de 65 ans de 2 %. Les 18-24 ans représentent 5 % des CJA hippiques (- 1 % par rapport au T2 2014) et les 25-34 ans 16 % (- 1 % par rapport au T2 2014). Au T2 2015, le vieillissement de la population des parieurs hippiques se prolonge donc et, plus que jamais, attirer les plus jeunes dans l’univers des courses hippiques s’annonce comme notre plus grand défi, d’où la nécessité d’investir leurs différents terrains de jeu et de communication [Les centres équestres ?].

 

Et les femmes ?
Le milieu professionnel hippique ne cesse de se féminiser, c’est un fait [Les centres équestres] . Côté parieurs, les femmes sont encore  très minoritaires mais, comme constaté lors des précédents semestres, elles sont bien plus présentes dans les paris hippiques que dans les paris sportifs ou poker. Ainsi, parmi les CJA de paris hippiques au T2 2015, 17,2 % sont détenus par des femmes. Pour les paris sportifs, ce  chiffre est de 7,8 % et, pour le poker, de 11,5 %. Au T2 2015, pour les trois activités, on a cependant constaté de la part des femmes dans les jeux en ligne : - 1,7 % pour les paris hippiques, - 1% pour le poker et - 0,7 % pour les  paris sportifs. Le point le plus inquiétant concernant les femmes dans le rapport de l’Arjel est que le nombre de CJA en paris hippiques détenus par des femmes diminue de 6.000 CJA, ce qui, selon l’Arjel, représente 75 % de la perte globale de l’activité hippique. À nouveau, il y a là un public à (re)conquérir, d’autant plus que l’Arjel souligne que le vieillissement constaté de la population de parieurs hippiques est encore plus important chez les femmes…

 

Question de technologie…
Avec l’ouverture des paris en ligne, de plus en plus d’opérateurs proposent désormais des applications sur Smartphone et tablettes, principalement sur Androïd et IOS. Il faut en effet souligner, sur ce point-là, que les utilisateurs des Windows Phone, par exemple, ont encore bien peu d’applications  à disposition. Le marché des Smartphones et – surtout – des tablettes est encore amené à se développer et cette piste est donc intéressante.

Au T2 2015, 35 % des connections des CJA en paris hippiques ont eu lieu sur mobiles et tablettes. En comparaison, pour les paris sportifs, ce chiffre monte à 47 %. Cependant, il est assez facile d’expliquer cette différence : il n’y a pas de live betting sur les courses hippiques et la population de parieurs est plus âgée pour l’hippisme que pour le sport. Cependant, l’Arjel a constaté que 51 % des CJA appartenant à des 18-24 ans pour les courses sont connectés via mobiles ou tablettes. Ce chiffre est de 50 % pour les 25-34 ans et diminue ensuite brusquement pour les autres catégories d’âge (37 % pour les 35-54 ans, 26 % pour les 55-64 ans et 19 % pour les plus de 65 ans). À nouveau, il y a peut-être une piste à creuser avec encore plus d’attention du côté des nouvelles technologies pour attirer un nouveau public aux courses. »

 

 

 

8e. Meeting des courses dans le Calvados

par Adeline Cancre (Tout public)

 

Hippodrome de CABOURG

 

 

Hippodrome de CLAIREFONTAINE

 

 

 

Hippodrome de DEAUVIILE-LA TOUQUES 

 

 

 9. L’actualité de « La relation cheval  cavalier » : Intégrer les jeunes grâce au cheval sans investissement  public dans les infrastructures !

par Adeline Cancre  (Tout public)

 

Cette newsletter a pour but de convaincre l’intérêt des parties hippiques et équestres, privées et publiques, à se rapprocher dans le département du Calvados puis progressivement en Normandie (le temps de poursuivre l’audit de tous les centres équestres). Au point 8, Patrick Fellous fait référence à la partie haute de l’iceberg, je pense ici à sa partie basse car les municipalités revendiquent le sport comme source d’intégration. Bien sur, l’investissement public fait cogiter, mais justement le cheval offre l’opportunité d’investissements privés (et « Des chevaux guérisseurs »). En effet, Jean-Marc Vittori note dans Les échos du 20/07/15 : « …C’est encore pire dans les collectivités locales, où une réforme tronquée du découpage administratif risque de gonfler plus encore des dépenses qui paraissaient déjà incontrôlables. Pour ramener la confiance fiscale, il faut d’abord mieux gérer les affaires publiques. »

 

Voici une autre bonne raison de collaboration dans le département du Calvados, car les municipalités expriment un besoin qui tombe à point, et la filière équine est un produit du terroir.
 

L’article ci-dessous note : « Tous les projets sportifs ne sont pas des réussites ». En équitation, c’est aussi le cas si un club n’est pas un professionnel de l’initiation, du perfectionnement et de l’encadrement. La réponse « C’est un club de plage » ne devrait pas exister bien au contraire…

 

Par culture, le Calvados présente encore un ratio de 70 % de compétences (oui je radote !), ratio qui ne demanderait qu’à s’élever si l’environnement était propice à y trouver un intérêt :

 

 

 

 

10. « Les chevaux guérisseurs » 

par INREES via Dominique Gutierrez (Tout public)

 

Mes trois tours de France m’ont fait rencontrer des personnes remarquables. Ils lisent la newsletter et voient mes intérêts et mes limites à parler d’un sujet. Alors ils m’adressent un complément d’information que j’ai plaisir à vous transmettre : « Les chevaux guérisseurs ».

 

Oui le cheval, c’est aussi autre chose que les centres équestres et les hippodromes, c’est aussi le monde du bien-être, de la santé et de l’entreprise, et encore d’innombrables autres raisons de pousser les portes des premiers cités. Aucun autre sport n’offre autant de bénéfices pour l’humain et pour en plus des investissements majoritairement privés.

 

 

Le dernier livre de Linda Kohanov « Comme les chevaux… ensemble et puissants, une approche humaniste pour développer son intelligence sociale, son leadership et son potentiel créatif ». Un livre pour les hommes de chevaux, de marketing, lu bien être, de la santé… ouvrage remarquable et accessible à tous.

 

 

11. Petites phrases stressantes de Lamotte-Beuvron

par Facebook (Tout public)

 

Alors que les performances reposent sur la stabilité des émotions, on relève souvent ce genre de petites phrases dans les post des réseaux sociaux, contre-productives, qui rassurent l’entourage mais qui réduisent à néant les efforts des plus émotifs… malheureusement extrêmement majoritaires dans la culture « Lamotte-Beuvron ».

 

En fait, parler du risque l’induit ; utiliser la négation renforce l’action ; dévaloriser le résultat et décréter le sans faute sont des actions d’auto assurance mais contre-productives :
- « Allez les filles on ne lâche rien pour les seconds tours ! »
- « La pression risque de monter chez nos pilotes ! »
- « Je me répète je crois toujours en toi pas de pression pour demain mais j'arrive jeudi. »
- « ……sans faute dans le temps sur son cross il ne peut que remonter dans le classement »
- « Oh la la je n'en reviens pas surtout …….. Aucune pression ce n'est que du bonheur !!!!!!! je crois en toi !!!!!! Super motivation !!!!!!! »
- On veut du sans faute ! »

 

 

 

12. Formation… Apprentissage 

par Les échos  (Institutions… Tout public)

 

Confirmé dans les filières équines :

 

 

Millimètre par millimètre tout est possible : « Pourquoi je suis certain de réussir » 

 

 

 

13. Conclusion - JEU

par Adeline Cancre  (Filières équines… Tout public)

 

Cette revue de presse a été remaniée des centaines de fois (et même après sa correction !), car l’actualité a été quotidienne et à la hauteur de ma conviction qu’une approche tranversale dans chaque filière est indispensable en France. Bien-sûr aussi dans les filières équines. Ce rapport de 2010 d’excellente facture le formule explicitement, mais préconise l’institutionnalisation qui nous le savons en 2015 n’a rempli nullement ses objectifs (FIVAL). En effet, chaque institution supplémentaire ne fait qu’alourdir les charges et renforcer ou/et créer de nouveaux clans. Croire qu’une nouvelle institution fera mieux que les précédentes, croire encore au mille-feuille semble tout bonnement dépassé car le reste du monde s'adapte à la loi :

 

Les échos du 28/07/15 :

- « Lait : l’Allemagne dénonce les aides françaises. Les industriels allemands du lait ont adressé un courrier à la commission européenne dénonçant les mesures prises en France pour soutenir l’industrie du lait…  Si les éleveurs ont des raisons de se plaindre. Ils paient aujourd’hui une incroyable imprévoyance : celle de ne pas s’être préparés à la fin annoncée des quotas laitiers… Il y a 16 ans… C’est le cap qu’il faut changer. C’est en France que la baisse du lait a été la plus faibles… mais nos concurrents, eux, ont su transformer leur organisation. ». Tout est dit quoique : « Plus de 50 000 chômeurs en six mois…  15 000 postes créés en intérim au premier semestre… Plus de 4 % de sans abri depuis 2012… »

 

Il faut faire le job, en transversalité, avec les forces en présence. Je reste disponible, neutre, bénévole… avec un franc parler que montre les personnes qui n’ont qu’un but, transformer les faiblesses en force.

 

Concluons en classant différentes communications

(envoyer votre réponse dans l’ordre de vos préférences du + au -) :

 

                     Com 1                                            Com  2

 

                                                      

                              Com 3                                            Com  4

    

                          

 

            Com 5                                                        Com 6

    

    

 

                  Com 7                                                Com 8

       

 

Com 9

 

 

 

 

14. Nouveau label pour le Pur Sang Arabe

par ACA (Eleveurs… Tous publics)

 

La France et ses labels, pourquoi ?

Nouveau label pour le Pur Sang Arabe : « Bon et beau »  

 


15. Aides pédagogiques (-/+) 

par Adeline Cancre (Tout public)

 

Développper l’association fût  l’occasion de rédiger de nombreux écrits :

 

L’origine de l’association, la modélisation de l’équitation en 18 apprentissages : « Pour le cavalier en recherche de perfectionnement dans l’intention de situer l’origine des problématiques ».

 

Une AIDE PEDAGOGIQUE gratuite

 

Le contrôle des fondamentaux « classiques » chez le débutant :

- 2 à 3 cours particuliers (1/2 h)

- 6 cours collectifs (1 h) – Téléchargement gratuit

 

 

16. Recommandés par « La relation cheval cavalier » (++)

par Adeline Cancre (Tout public)

 

Stages recommandés « avec cheval et exceptionnellement sans »

EQUESTRIAN COLLEGE, choisissez un référent de qualité et rencontrez-le régulièrement.

 

Stages recommandés « sans cheval »

Voici notre sélection de CENTRES EQUESTRES.

 

Rappelez-vous toujours que de tenir à cheval est (très… trop) facile, mais que la pratique de l’équitation est une démarche d’écoute, d’ajustements de position et de répétitions JUSTES (comme dans toute démarche d’apprentissage) à organiser auprès de personnes compétentes. Ce sont les raisons pour lesquelles il est important de choisir un centre équestre ou/et ses enseignants, en considérant une somme de critères, qui vous feront progresser grâce aux préliminaires de contrôle d’une position neutre (la condition obligatoire pour découvrir la véritable indépendance des aides). Leurs explications et les exercices seront simples (ce qui permet de comprendre le cheminement), structurants et adaptés à votre niveau. Mais les répétitions pour l’ajustement de LA position sont déterminantes comme valeur pédagogique de progression et de satisfaction. Cela pourrait sembler une perte de temps, mais elle est INCONTOURNABLE…

 

Formations et formateurs BPJEPS recommandées

La qualité du tuteur fait la qualité du futur enseignant.

 

Formations « Cavaliers pros »  recommandées

Observez les cavaliers du cru précédent, le moule est bon ou mauvais ! Si le groupe présentent des comportements non homogènes, poursuivez votre route.

 

Chevaux et poneys à vendre

C’est l’Homme qui fait le Cheval donc, si vous cherchez un cheval ou un poney à acheter, il semble profitable de contacter directement les valorisateurs de chevaux et poneys. Ces hommes et femmes sont sympas, pas forcement de véritables commerçants, mais des travailleurs qui savent de quoi ils parlent, c’est l’essentiel lorsque l’on souhaite investir.

 

 

 

17. Sorties & Spectacles

 

- LE CONGRÈS ANNUEL DE L’INSTITUT DU DROIT ÉQUIN

JDG : « L’hippodrome de Vincennes accueillera le Congrès annuel de l’Institut du droit équin, le vendredi 23 octobre 2015, de 13 à 19 heures. Le congrès abordera le thème de "l’entreprise hippique : faire les bons choix". Le congrès se clôturera autour d’un dîner dans le restaurant panoramique de l’hippodrome de Vincennes.

 

Programme prévisionnel

La création de l’entreprise hippique (13 h 20) : Alain Pignolet
La gestion de l’entreprise hippique (15 h 40) : Florence de Freminville

La résolution des difficultés financières de l’entreprise hippique (17 h 20) : Blanche de Granvilliers »

 

 

 

 

- Lucien Gruss en spectacle

 

- Equitation & Cirque pour enfant & adulte
 

- Agenda des hippodromes, CSO, CCE… toutes disciplines

 

- Cirque Medrano en France : Tournée 

 

- Zingaro en France : Tournée

 

COVOITURAGE

Le premier site du covoiturage du cheval et du passionné ! Cliquez sur j'aime, Partagez et donnez un coup de main a cette initiative du Sport Eco Responsable" Et surtout partagez vos frais de transports.

 

 

 

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