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ADMINISTRATIONS et ASSOCIATIONS, interetS individuelS Vs interet collectif

La relation cheval cavalier

L’actualité du mois de septembre a été riche pour étayer le sujet ! Il est impossible de faire linéaire, simple et pédagogique, mais si vous prenez le temps d'associer les acteurs dynamiques aux autres, cela permet d'y voir plus clair :

 

2. La chaîne Santé du cheval

3. Hi(ppique) (E)quest(re) = Hiquest !

4. Economie : revue de presse

4b. Economie… Elevage du Cheval de Sport… SHF… Associations !

4c. Utilisation du fonds Eperon

5. De la culture des vaches à celle des chevaux et vis versa

6. Jouons la simplicité

7. Félicitations aux médailles de bronze en CCE

8. Un bel exemple que la Turquie

9. Du symbole à l’action : à encourager face aux inerties associatives et administratives !

9b. Une enquête bien menée…

9c. Mais un titre qui m’interpelle encore !

10. Signification du prix d’un cheval

11. « France Galop a t-il besoin d’un président ? »

12. De l’air frais sur les réseaux sociaux

13. La proximité avec sa clientèle, un enjeu dynamique pour le PMU

14. Conclusion & Assises de la filière équine

15. Actualité de « La relation cheval cavalier » : c’est (re)parti !

15b. Dopamine : Apprentissage & Passion - Cheval Magazine

16. Aides pédagogiques

17. Recommandés « La relation cheval cavalier »

18. Sorties & Spectacles

 

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2. La chaîne Santé du cheval

par Mérial (Tout public)

 

Equirencontres : VIDEOS

 

 

3. Hi(ppique) (E)quest(re) = Hiquest ! 

par Adeline Cancre (Tout public)

 

Si les milieux hippiques et équestres comportent des différences, ils montrent aussi de multiples conséquences économiques et objets de culture équestre communs, positifs ou négatifs, que je nomme aujourd’hui « hiquest ».  Au fil des mois, la liste s’enrichira car les cas sont légions :

 

OCTOBRE 2015

 

--- Hiquest sur l’esprit restrictif de nos Associations – Administrations, maisons-mères (hors Trot)

ex. Le PMU et France-Galop préfèrent statuer directement sur la restriction du nombre des courses plutôt que remettre en cause des paramètres au centre de 85 propositions observées par le journal Paris-Turf !

ex . Les éleveurs de chevaux de selle se sont vu supprimer les primes aux éleveurs alors la baisse des frais aurait du être prioritaire !

 

Il y a un certain consensus à faire bouger les lignes économiques des adhérents, mais jamais des maisons-mères…

 

+++ Hiquest sur la maturité des chevaux

En 2014, un bon article lut sur les réseaux sociaux expliquait la maturité des chevaux entre 6 et 7 ans et ceci, quelque soit la race. Lien non retrouvé !

 

Criquette Head-Maarek au sujet de Trêve confirme sur cette VIDEO : « … les chevaux arrivent à maturité vers 5, 6 voire 7 ans… »

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NB : Un cheval de course dit précoce montre de la vitesse à 2 ans sur des distances raccourcies. Un programme lui est réservé, plus particulièrement chez les anglo-saxons, et sa rentabilité est optimisé sur une année de course. Au fil des sélections et des générations, ce type de pur-sang présente un physique avec une musculature fort développée notamment au niveau des épaules… On parle de « dragsters ».
 

Quelle équivalence avec une carrière de cheval de Sport ? Cette fois-ci aucune, et d’ailleurs un choix assez aberrant du stud-book SF (copié sur une Allemagne extrêmement structurée et professionnelle), débattu sur les réseaux sociaux : préparation des mâles de Sport à 2 ans pour des débuts en compétition-formation à 4 ans ! Un cheval possède un capital santé, un capital saut, doit-il l’épuiser dès 2 ans (non mature et hors compétition) ou entre 6 à  8 ans en restant à son écoute et en renforçant ses capacités ? Hiquest !

 

 

- - - Hiquest sur le français non commerçant et la surestimation de son cheval : France Vs Etranger (par Adeline Cancre, Gérald Mossé…)

Le français montre souvent des difficultés à vendre ce qui lui tient à cœur, et plus particulièrement dans certaines régions. Il souhaite trop souvent le beurre, l’argent du beurre et la crémière ! Il veut gagner sur tous les plans. L’acheteur ne doit surtout pas lui faire de l’ombre en faisant une plus belle affaire que lui. Avec cet état d’esprit, il est simple de comprendre qu’il veuille garder son bon cheval et vendre celui qui lui occasionne des frais sans plaisir !! Ce type de commerce est nommé arnaque. C’est aussi, dans un marché globalisé, prendre les investisseurs étrangers pour des imbéciles ! La culture a la dent dure, c’était déjà un comportement dévastateur des années 80… les conséquences avaient été le développement commercial des élevages belges et hollandais…

A contrario, le vendeur commercial a à coeur de vendre ses bons sujets pour encourager son client à revenir car c’est le but du commerce : avoir des clients fidèles. Il « se coupe le bras » sur un élément qu’il pense ne pas correspondre à sa qualité de business, mais qui sera celui d’un autre.


Exemple : France Vs Australie

JDG : « Comme l’explique Gérald Mossé, il est plus facile pour les chevaux australiens de s’adapter aux courses de Hongkong. Et les grandes épreuves tombent bien dans le calendrier.

Les entraîneurs basés à Hongkong sont déjà à la recherche des chevaux pour le Derby en février-mars. À cette période, en Europe, les 3ans sont encore bien endormis dans leurs écuries. À l’heure des premières préparatoires pour nos classiques, les grandes écuries sont encore dans l’incertitude. Celui-là est-il un cheval de "Jockey Club" ou de Listed ? Et les petits propriétaires, après une victoire prometteuse, deviennent beaucoup trop gourmands. Se séparer avant coupd’un cheval de "Jockey Club", c’est comme vendre un rêve pour un peu d’argent. Pour qu’ils vendent, il leur faut beaucoup d’argent. C’est le grand jeu du marché. Le même cheval a une valeur X à un certain moment, et après un mois – même sans courir – son prix est de X moins Y. Ou encore, comme cela arrive avec les propriétaires de Hongkong, le cheval ne les intéresse plus parce qu’ils en ont trouvé un autre, peut-être moins bon, mais "achetable".

 

Des Français trop gourmands ?

Un courtier sage vous expliquera qu’il faut prendre le bon chèque quand il est sur la table. Pour s’en convaincre, il suffit de regarder la liste des 3ans achetés en perspective d’une carrière à Hongkong.Les propriétaires chinois ont “ramené” six poulains italiens : les gagnants de Groupe Hero Look et Mysterious Boy, les placés de Groupe Ginwar (Martino Alonso) et General Sherman (Teofilo), mais aussi un double gagnant en début de saison à Rome comme Verbinsky (Holy Roman Emperor), et Il Bagnino (King Charlemagne), qui avait remporté trois courses sans jamais mettre un pied à Capannelle ou à San Siro. Ils ont raté le gagnant du Derby Goldstream (Martino Alonso) parce qu’au bon moment – c’est-à-dire quand le chèque était sur la table – le poulain n’avait pas un rating suffisant. La crise en Italie rend les propriétaires plus “souples” au moment d’accepter une offre, mais des chevaux comme Il Bagnino (le maître nageur en italien), il y en a plein sur les plages françaises ! Lui était là au bon moment, même si, depuis son arrivée à Hongkong, il a trotté, fait des canters mais jamais nagé (le Hong Kong Jockey Club publie sur son site les entraînements de chaque cheval, et certains se cantonnent à de la nage…) ! D’autres français sont sur la liste des achats mais pour le moment, notre contribution à l’équipe européenne se chiffre à sept 3ans, plus l’espagnol El Topo (Caradak) qui a fait carrière dans l’Hexagone. Il faut leur souhaiter de faire aussi bien qu’un gris qui avait quitté la France avec une place de Listed et sous le nom Portus Blendium. Il a changé son identité en California Memory et a gagné à Sha Tin le Derby, deux fois le Hong Kong Cup et plus de 50 millions de dollars hongkongais (5.800.000 euros). Les victoires sont toujours la meilleure publicité.»

 

 

SEPTEMBRE 2015 

+++ Hiquest pour un Longchamp, « Cité européenne du cheval » (par Patrick Fellous, Président du Syndicat des Propriétaires au Galop)
« L’ambition du Nouveau Longchamp, ce doit être celle d'un véritable phare du Galop français dans le monde, et non pas la simple reconstruction d’un hippodrome. À cet égard, je lis que le dialogue est renoué de façon positive avec la mairie de Paris. Saisissons la balle au bond et faisons de ce projet un projet parisien qui participe au rayonnement de la ville. Comme nous le répétons depuis plusieurs mois, ce site doit rayonner autour du cheval – du cheval sous toutes ses formes, dans toutes ses utilisations, dans toutes les passions qu’il suscite et dans toute sa richesse : il faut que Longchamp devienne la Cité européenne du Cheval, et non un énième palais des congrès.»

 

- - - Hiquest des entrées dans la filière, le public et les investisseurs (par Adeline Cancre)
Depuis novembre 2011, j’identifie les problématiques et propose des solutions, notamment par les newsletters, d’un investissement moindre voire nul ! Le terrain, toutes filières équines confondues, m’encourage à poursuivre. J’y suis déterminée car j’enrichis mes connaissances malgré un environnement complexe et une inertie déconcertante…



- - - Hiquest des institutions hors Trot (par Adeline Cancre)

Les socioprofessionnels sont peu entendus (EXEMPLE) ou lorsque le feu a gagné le navire. Les  institutions passent beaucoup trop de temps à justifier les limites de leurs politiques, foncent la tête dans le mur avec des idées dépassées, multiplient les sauve-qui-peut… au lieu d’ajuster leurs décisions en fonction des échos du terrain. Il est vrai, pas toujours simple à suivre, mais n’est-ce pas du aussi à l’emploi d’un mode de communication autoritaire (qui présente plus souvent un déficit par une mauvaise réponse plutôt qu’un questionnement) ?

 

OU  - - - Hiquest de « l’arbre qui cache la forêt » ! (par Adeline Cancre)
Les institutions se félicitent du meilleur en écartant trop souvent les faiblesses stratégiques signalées par le terrain et les problématiques de fond. Pourtant, ce terrain finit toujours par avoir raison : « Ce qui était nécessaire hier ne l’est plus aujourd’hui et on ne l’a pas encore compris…Il faut aller plus loin dans l’économie circulaire. La mutation qui s’amorce sera longue car nos élites, gauche et droite confondues, n’ont pas été nourries et éduquées à l’ère de la rareté et de la vulnérabilité.

Diriez-vous que le regard des représentants du monde économique et des affaires est en train de changer ? Oui et les politiques n’ont même plus l’excuse de s’abriter derrière eux. Il suffit de voir six grandes compagnies pétrolières réclamer la fixation d’un prix du carboneIl y a donc des points d’accord et de convergence. Mais encore faut-il sortir des postures et que les politiques s’écartent des chemins battus… Nos démocraties ne sont pas, non plus, adaptées aux enjeux du long terme. Le futur n’est pas représenté dans nos institutions, et celles-ci sont très mal adaptées à la démocratie participative. Les procédures de concertation sont cousues de fil blanc. On n’écoute pas les experts.

Comment combler ce déficit démocratique… ? Il faut aussi une loi sur la démocratie participative… » dit Nicolas Hulot.

 

+++ Hiquest de l’élevage et du cheval d’obstacle (par Guillaume Macaire)
Très bonne interview de Guillaume Macaire qui rappelle les invariants du cheval d’obstacle.



+++  Hiquest de l’élevage et de la sélection d’un père confirmé (par Patricia Boutin)

Les phrases significatives sont soulignées et écrites en rouge.


 PATRICIA BOUTIN : « IMPORTANT DE COMMUNIQUER AVEC UN ENTRAÎNEUR »

Conseillère d’élevage d’Édouard de Rothschild, Patricia Boutin habite et travaille à New York. « Je travaille exclusivement pour le marché et les courses européennes. Ce n’est pas toujours facile d’être ainsi excentrée, mais je viens naturellement plusieurs fois par an en France et Europe. Cela peut néanmoins avoir des avantages de ne pas "être dans le bocal"et de travailler ainsi avec plus de recul et de sérénité. Mon travail avec Édouard de Rothschild est spécifique et différente de ce que je peux faire avec d’autres clients comme le haras des Monceaux par exemple. Édouard de Rothschild élève pour voir courir et gagner ses chevaux le plus longtemps possible. Il n’y a donc pas de contraintes ou conditions commerciales avec lui. Dans ce contexte, je privilégie toujours les étalons confirmés. Faire le choix d’un jeune étalon, c’est prendre un risque très important. Finalement, il n’y a qu’un étalon sur dix qui perce réellement.C’est pour cela que j’avais aussi conseillé Danehill Dancer à Édouard de Rothschild, pour Dievotchka. L’étalon étaitconfirmé à l’époque. J’adore aussi son père, Danehill (Danzig). Nous l’avons d’ailleurs beaucoup utilisé avec Édouard pour avoir Indian Danehill ou le malheureux Indian Jones [mortellement blessé dans le Grand Critérium, ndlr]. J’aimerais encore rehausser la qualité d’élevage de Meautry. Je préfère depuis toujours investir dans des lignées maternelles solides et de très bons… entraîneurs. C’est la politique d’Édouard de Rothschild. En terme de jumenterie, il faut toujours investir et renouveler son cheptel avec l’apport de nouveaux sangs. Tous les ans si possible, pour ne pas se laisser enfermer dans le schéma mère/fille/petite-fille/etc. Mais il faut aussi se dire qu’en élevage, tout n’est pas scientifique. Loin de là. Il y a beaucoup de feeling et d’intuition. »

Les observations d’André Fabre sont primordiales

La fille de François Boutin a croisé dans sa vie beaucoup de champions. Un grand champion est la réunion de la classe, du coeur et du mental. « Mon père aurait certainement dit que Miesque était la plus complètement exceptionnelle dans ces trois domaines. » Peu intéressée aux choses de l’entraînement qu’elle confesse ne pas toujours comprendre, Patricia Boutin met en avant l’importance de travailler avec un (bon) entraîneur. « Les retours de l’entraîneur sur les chevaux que vous élevez sont très importants. Il vous apporte des observations qui peuvent vous permettre de corriger tel ou tel défaut. André Fabre, en la matière, est le meilleur. Il communique beaucoup. Ses observations et remarques, parfois anodines, sont souvent très enrichissantes. Il parle aussi beaucoup d’élevage et je suis toujours à l’écoute de ses opinions sur la façon d’améliorer telle ou telle famille. »

 

Rappelons l’excellente Tribune de L’Eperon juillet 2015 accordée à Jean-Marc Lefèvre

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- - - Hiquest de l’éleveur  « artisan », majoritaire en France, et la commercialisation de sa production (par Jean Biraben et Adeline Cancre)
- Voici des paroles extraites du débat organisé le lendemain des ventes Arqana, dans son hall, par le Syndicat des Eleveurs de Sang en France. Vous pouvez entendre ces paroles au temps 2 41’ 44, un débat de grande qualité :

Jean Biraben : « Je voudrais qu’on revienne un peu sur les dernières ventes. On est dans l’arène en fait. Parce que je regardais à l’instant les résultats hier de la fameuse V2, qui est représentative du marché, je dirais du marché artisanal. Puisqu’il y a une industrie du cheval, il y aussi un artisanat du cheval. Dans l’agroalimentaire, dans le foie-gras chez moi, il y a aussi l’industrie et les artisans dont je fais partie et je me rends compte que ce marché là ne s’est pas très bien porté. Alors je ne sais pas si Eric Hoyeau viendra peut être nous faire un petit débrief. Ça m’inquiète quand même beaucoup parce qu’il y a près de 20% de moins de vendus et le prix moyen est de – 18 % ! ça dénote vraiment que c’est un marché qui intéresse le propriétaire et entraineur français, et apparemment il n’était pas présent donc ça mérite une réflexion. ».

Loïc Malivet : « Il faut dire aussi sur le chiffre de l’année dernière qu’il était exceptionnel puisque qu’avec les ventes à l’amiable, on n’était pas très loin des 100 %. Jamais une vente au monde avait eu un  tel pourcentage de vendus. Bon c’est vrai, sortant de cette année là, il y a quelques invendus et il faut être très attentif car nos ventes d’octobre vont venir vite. Je sais lors de discussions avec Arqana qu’ils s’aperçoivent que le propriétariat français s’est quand même beaucoup effrité et on est toujours attentif à la prochaine vente bien-sûr ».

 

- Fait précédant les ventes Arqana : En conversation avec Hubert Honoré, il est approché pour un rendez-vous avec Ouest-France afin de répondre à la question : « Quel est l’apport des ventes Arqana pour l’éleveur ? »… Nous poursuivons et il me retourne, ne faudrait-il pas un jour envisager une autre question : « Quels sont les critères d’un élevage en adéquation avec la demande du marché ? ».
Depuis les ventes se sont déroulées et le lot n° 440 est devenu le top price de la vente V2 ( vente à laquelle fait référence Jean Biraben). Il a été élevé par Hubert Honoré. Oui c’est la bonne question et je vais mener l’enquête chez le pur-sang. On devrait pouvoir parler statistiques sur lequel un éleveur aurait intérêt à se remettre en question. A suivre…

Hubert Honoré, c'est lui :

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Pour les sports équestres, c’est un fait entendu, la filière du Cheval de Sport a été TOTALEMENT dévalorisée en une quinzaine d’années par le feu croisé des trois principales institutions : FFE, Stud-book SF et SHF (cela ne veut pas dire que la France ne produit plus de champions). Cela veut dire que ces institutions n'ont eu de cesse d'augmenter les chiffres pour prouver la crédibilité de leur politique commune. Je peux affirmer ce que je dis puisque je vivais avec Xavier Leredde dans les années 2000 et depuis, il n'a pas changé de filière par plaisir ! Par ailleurs, ce que j’ai appris ce dernier mois et l'actualité de la presse confirment que ce n’est pas fini puisque les institutions et les commissions se multiplient toujours pour vouloir remédier à cette descente aux enfers (alors que le prix des engagements explosent et le prix des allocations régressent notamment pour les jeunes chevaux). Pendant ce temps, l'Allemagne et le Bénélux continuent de prendre forcément le large, gagner des marchés, et nous pensons encore chez le Cheval de Sport à institutionnaliser la commercialisation des chevaux internationalisée, toutes filières confondues !!

L’UNIC est placé en concurrence, pour certainement disparaître rapidement, mais après qui s’occupera des autres marchés du Cheval plus spécifiques, celui des traditions ou des nouvelles disciplines ?
Ce n’est pas une histoire d’hommes, c'est simplement que notre "système"  a prouvé, plutôt dix fois qu'une, qu’il ne fonctionne pas (fin des HN - création et mort de la FIVAL) : Combien de millions d’euros ont déjà été dépensés depuis les années 2000 pour arriver à la situation d’aujourd’hui ?

A lire "l'état des lieux" de la SHF, l'avenir est tracé. C'est moins sûr lorsque Yvon Chauvin se prend pour Mark Zuckerberg avec 2000 fans (et que pendant cette période, le marché coréen du Cheval de sport a été gagné par les allemands ! Pourquoi ? Gagné) :

 

La réalité est autre (et déjà lissée) :

L'Eperon septembre 2015 page83

 

Le fond Eperon doit-il être utilisé à des fins commerciales par des soutiens institutionalisés ? Personnellement non, je trouve qu’il serait bien mieux investi au retour des primes aux éleveurs, pour les 6 ans et plus, qui obtiennent des résultats en compétition de niveau international (de 1* à 5*). C’est simple à mettre en place et récompenserait les éleveurs des chevaux qui représentent la France, catégories amateur et professionnelle confondues. Cet argent récompenserait directement la base, les éleveurs, cex qi ont trouvé le circuit de valorisation qui marche. Dans cette démarche, sles atres le trouveront...

 

NB : Pour info, le site SHF MARKET apporte peu de chose (écho d'étrangers) puisque sa base de données présente des listes de chevaux, à l'infini, contrairement à ce que proposait la/ma sélection bénévole "La relation cheval cavalier" en 2012 (quelles sont les raisons du succès du site de la FNAC ?). Approche à laquelle une totale indifférence m'a été portée alors qu'elle était gratuite et sélective ! C'est d'ailleurs la raison de mon changement d'orientation vers la sélection de centres équestres (+ de 1000 visités).

Une idée vulgarisée, comme tant d’autres dans les sports équestres, mais réduite au strict minimum et monopolisant les aides publiques (sans avoir remédier en plus à la problématique de la mise à jour des prix des équidés notamment, dans les catalogues). L'hiver 2014, Fences avait repris mon idée à l’identique en ajoutant une commission. Mais l’écho (du Rhône-Alpes) m’avait dit : « En effet, ils ont repris votre idée sauf que ce n’est pas l’équipe première qui fait les sélections et dans ce contexte, la sélection perd toute crédibilité ! ». Fences a-t-il réussi à ancrer ce concept, car bien sûr comptabiliser les frais et ajouter une commission changent la donne…

Faire de la politique à la Yvon Chauvin est le mal français et je pense que l'Europe y est particulièrement réfractaire. La France et ses institutions doivent apprendre à valoriser ses hommes et entreprises et développer des produits innovants en adéquation, en effet, avec la demande internationale  :

 

 

- - - Hiquest des buvettes hors de prix !

On pourrait monter les enchères entre les complexes de sauts d’obstacles et les hippodromes « parisiens ». Qui dit mieux : le café (servi dans un gobelet en carton) à 2E40 ? La canette (33 cl) à 3E90 ? Le Magnum à 3E50 ? 25 francs pour se désaltérer !
Après on nous dit : les cavaliers restent dans leurs camions et les parieurs lèvent le pied ! « Les tarifs sont les mêmes à l’étranger » : certainement et d’ailleurs les parieurs lèvent aussi le pied à l'étranger !!!
Par contre, à chaque fois que j’ai croisé des buvettes aux attentions populaires, le public consommait sans discontinuer…

 

NB – Hippodrome : Je ne reviens pas sur l’entrée payante, car le dimanche, elle le vaut bien (quoique Cabourg affiche complet à 3 euros). Cependant, demander 8 euros à 16h30 lorsque les courses de groupe sont passées me semble tromper le public en retard. Ne serait-il pas de bon ton d’offrir au moins une invitation ?

NB – CSO (NHS à St Lô) : Retenir des boxes, arriver le matin pour la compétition et les mettre à disposition le soir alors qu’ils sont vides, c'est l'accueil de St Lô réservé aux chevaux ayant fait plusieurs heures de camion. Des parkings à perpète (pour les personnes âgées). Aucune tribune pour les propriétaires et les cavaliers. Le looping de chevaux à la détente car la piste n’est pas lissée (ce qui était déjà le cas lors des finales régionales Poneys : la piste gorgée d’une pluie battante n’avait pas non plus été lissée de la journée comme la piste d'ailleurs inchangée (les couples pouvaient suivrent le tracé creusé), les photos le prouvent… On parle déjà du Normandie Horse Business Center, ça coûte rien de le dire quoique !

 


4. Economie : revue de presse

par Les Echos, Challenges… JDG (Professionnels… Tout public)

 

Revue de presse en relation avec les déboires et les succès des filières équines. Cette lecture peut vous donner des idées. Vous pourrez revenir au fil des jours sur les points suivants de cette lettre d’information :

 

Les Echos 31/08/15

- Henri de Castries, PDG d’AXA : « Un nouveau monde surgit de l’économie classique. Les indicateurs classiques sont obsolètes ?  Il me semble qu’ils mesurent mal, voire pas du tout les changements à l’oeuvre. Je ne crois pas un instant à la thèse des économistes qui disent que la productivité ne progresse presque plus. C’est juste qu’elle n’est pas correctement mesurée ! Nous assistons à une amélioration phénoménale de la qualité de certains services pour des coûts décroissants. ..

Le monde développé est-il entré dans une ère de croissance ralentie ? A l’intérieur de l’Europe, il y a des secteurs, des pays, des entreprises qui s’en sortent extraordinairement bien et d’autres qui sont des morts-vivants. La France est le reflet de cela: des modèles de réussite exceptionnelle d’un côté avec l’émergence d’entreprises nouvelles dans les services et les technologies (Iliad, BlaBlaCar…) et des pans entiers du vieux monde qui sont en train de s’écrouler. Ce qui se passe en ce moment dans l’agriculture où nous payons plusieurs décennies de refus de la modernisation, du progrès, de la concentration (sauf dans certaines branches comme les céréales) en est l’illustration typique…

La nouvelle économie va-t-elle faire disparaître plus d’emplois qu’elle n’en créera ? Nous devons créer un terreau favorable. C’est tout à fait possible car notre modèle économique et politique est le meilleur. Le monde de demain passe par la valorisation de l’initiative individuelle, la capacité à mutualiser le savoir et les talents, la capacité à travailler en équipe dans le respect de l’autre, etc. Ces valeurs sont celles de la démocratie politique, ce sont les valeurs fondamentales de l’Europe. A 500 millions d’habitants, nous avons à la fois la taille critique et les atouts pour réussir.

Et la France ? La France a même plus d’atouts que d’autres pour réussir dans le nouveau jeu. Notre sujet, ce ne sont pas les atouts mais la manière de les jouer.Il faut accepter le monde tel qu’il est. Les discours modernisateurs de Valls et de Macron sont utiles et positifs mais il faut qu’ils s’inscrivent dans une politique cohérente. Il faut du courage pour passer du discours aux actes et de la persistance pour ne pas faire des choses contradictoires… »

 

- Jean- Paul Bailly, président d’Entreprise & Personnel : « Pourquoi est-ce si complexe

de changer l’organisation du travail ? La conduite du changement est difficile car elle passe par une phase de diagnostic, d’écoute et d’accueil de contre-propositions.Il faut prendre le temps, travailler par groupe, échanger jusqu’à trouver la solution, sachant que le juge de paix, c’est le client. Et pourtant le changement, c’est l’essence, la normalité est de s’adapter car rien ne se déroule comme prévu… Or le devoir du dirigeant, c’est précisément d’anticiper ce mouvement.

Et quel est le devoir du manager ? Quel que soit le niveau de responsabilité, et y compris à l’intérieur du comex, ma préconisation de management se résume aux « 3 S » : sens-soutien-suivi. Donner du sens au travail des collaborateurs, expliquer le projet et la vision, créer les conditions de la réussite, enfin suivre avec exigence et bienveillance. Le manager ne doit pas faire preuve de naïveté mais d’intérêt pour le travail d’autrui. Le dialogue ne se limite pas à une discussion sur le reporting… ».

 

Les Echos 02/09/15

- Le 24 août 2015, Delphine Ernotte-Cunci a succédé à Rémy Pflimlin à la tête de France Télévisions… Mais les qualités qui ont fait sa force chez Orange la serviront-elles dans l’univers de la télé publique ? « Elle a une approche très concrète, et elle n’est pas prisonnière des jeux d’intérêts croisés fréquents dans le secteur », se réjouissent déjà certains. Pas si simple cependant. France Télévisions est une maison autrement plus complexe à faire bouger qu’Orange et surtout beaucoup plus politique.

 Convaincue de l’utilité d’un service public audiovisuel, résolue à le développer, la très cartésienne Delphine Ernotte- Cunci va devoir composer avec des ego souvent sur dimensionnés, des pressions detout bord, dont celles des producteurs français avides de commandes, un contexte social compliqué et un Etat-actionnaire souvent schizophrène, qui risque de lui mettre des bâtons dans les roues. Faisant fi de cette donne, elle a décidé de démarrer son mandat en annonçant la création d’une chaîne d’information en continu, un dossier miné... Le projet suscite déjà des controverses, mais elle ne semble pas s’en émouvoir. La nouvelle présidente de France Télévisions a dans sa tête la liberté de ceux qui n’imaginent pas briguer coûte que coûte un deuxième mandat à la tête du groupe public. »

 

Les Echos 07/09/15

- Peut-on « cibler » les bénéficiaires des baisses de charge ?

La question de la conditionnalité des mesures du pacte de responsabilité est récurrente. Elle va inévitablement ressurgir dans les prochaines semaines. Un tel « ciblage » des bénéficiaires est-il souhaitable ? Est- possible ? On comprendra aisément que, répondant non à la deuxième question, je me dispenserai de traiter la première !

La question de la faisabilité est double : technique, mais aussi juridique. Sur le premier aspect, nous avons une longue expérience des avantages fiscaux liés à une condition d’investissement ou d’emploi. Nous savons tous que ces mécanismes sont très complexes, et leur efficacité est douteuse, car ils créent surtout des effets d’aubaine, sans aider ceux qui en auraient besoin. Mais c’est surtout la faisabilité juridique qui pose question.

Implicitement mais nécessairement (selon l’expression consacrée en contentieux), poser la question d’un« ciblage » revient à considérer que la baisse envisagée est une faveur par rapport à la charge « normale ». En effet, si la baisse visait à revenir à une charge « normale », elle devrait bénéficier à toutes les entreprises, sans condition. Pour être constitutionnelle, une baisse ciblée devra donc s’appuyer sur une finalité « incitative » et déterminer des modalités cohérentes avec cette finalité. Mais alors, un autre obstacle se présentera sur la route : le droit européen. Celui-ci impose de ne pas interférer dans le libre choix du lieu d’activité au sein de l’Union. Un Etat membre ne peut déroger à ce principe que pour sauvegarder son droit d’imposer. Pour une mesure incitative, une condition d’emploi ou d’investissement devra donc être calculée au niveau global du territoire de l’Union européenne ! On peut donc présager que les velléités de « ciblage » ne se concrétiseront pas. Le drame est que la discussion aura quand même lieu et contribuera au climat d’incertitude qui pousse les entreprises à l’immobilisme. »

Ex : « 51.700 contrats de génération ont été signés, très loin des 500.000 initialement ambitionnés sur le quinquennat. »

 

Les Echos 11/09/15

- « La fin de l’accès automatique à la fac après le bac en débat

Aujourd’hui, seuls 5 %des bacs pro et 15 % des bacs techno obtiennent leur licence en trois ou quatre ans (50 % pour les bacs généraux)… ».

AC : La filière équine apprécierait les bacs pro !

 

- BRESIL : « On ne nous demande pas d’être populaires mais de réformer le pays »

 

- UBER : « Si vous êtes si vertueux, pourquoi avez-vous une si mauvaise image auprès des pouvoirs publics et autant d’ennemis ? Le succès de nos différents services montre plutôt que nous sommes très populaires : nous avons plus de 1 million d’utilisateurs en France. Ensuite, tout changement provoque des résistances.C’est à nous de faire un travail de pédagogie. Uber a la

réputation de ne pas être intéressé par le dialogue. Mais nous avons, au contraire, tout intérêt à discuter avec les autorités locales, pour les aider à moderniser leur cadre juridique. Les lois régulant le transport de personnes ont souvent vingt ans, quarante ans d’âge selon les pays. Elles ne sont pas du tout adaptées aux nouvelles technologies. Avec Uber, mais aussi d’autres acteurs VTC en France, les gens ont plus de choix pour se déplacer et plus de possibilités pour travailler. Mais si le cadre légal n’est pas modernisé, cela ne marchera pas.

Redoutez-vous l’action lancée par des chauffeurs en Californie pour être considérés comme des salariés d’Uber, et non plus des travailleurs indépendants ? Nous n’avons aucune inquiétude car notre dossier est extrêmement solide. Nos chauffeurs ont toute liberté pour fixer leurs horaires : certains travaillent à temps plein, mais la plupart nous utilisent comme revenu de complément en parallèle d’une autre activité, et ne se connectent que dix heures par semaine. Cette latitude est un des moteurs de la réussite d’Uber. A l’inverse, les compagnies de taxis, qui imposent les heures de travail à leurs chauffeurs, ont du souci à se faire… »

 

- IKEA : « Nous faisons évoluer l’expérience en magasin, où la relation avec les clients doit être moins transactionnelle. »

 

Les Echos  14/10/15

- Philippe Villin, banquier d’affaires : « Il faut un sursaut, sinon notre pays s’écroulera… La mère de toutes les réformes, c’est de s’attaquer au secteur public.Privatisons tout. L’Etat actionnaire est incapable»

 

- Didier Casas : « Il y a un problème de confiance et de cohérence dans la parole publique»

 

- « Patrons, exprimez-vous !

Le Code du travail, dont l’épaisseur est fort justement dénoncée, a suscité en quelques semaines une avalanche de livres et de rapports. Posés les uns sur les autres, ils vont finir par être aussi épais que lui… il est regrettable que les patrons eux-mêmes ne prennent pas la parole. Ils ont pourtant, dès lors que la conversation reste privée, de fortes convictions sur ce sujet, convictions qui ne sont pas sans conséquences sur leurs décisions d’investissement ou d’embauche. Chefs d’entreprise, sur la réforme du Code du travail et sur le dialogue social, exprimez-vous !

 

Les Echos 17/09/15

- « ÉDUCATION : YearUp, l’école de la deuxième chance made in America
 Fondée par un ex-entrepreneur de la tech en 2000, cette école remet sur les rails des jeunes défavorisés en leur trouvant un emploi qualifié. Grâce à sa méthode très stricte, elle affiche des résultats inédits. Les grandes entreprises, convaincues, y embauchent chaque année plusieurs milliers de diplômés… En moins d’un an, les jeunes repartent avec l’équivalent d’un diplôme bac +2, et 85 % d’entre eux sont embauchés à temps plein dans les quatre mois qui suivent la fin du cursus. »

AC : Lorsque notre filière équestre est incapable de former des enseignants professionnels de l’initiation en une année !

 

Les Echos 18/09/15

- « Hollande veut former au numérique 10.000 décrocheurs

« On craignait la création d’une nouvelle usine à gaz, confie Frédéric Bardeau, cofondateur de Simplon.co, qui forme des programmateurs. Or, ce qui est génial, c’est qu’on n’invente pas une nouvelle école, mais on capitalise ce qui existe sur le terrain. »

 

- «  Les sports de plein air rejouent le match en salle. De nombreuses activités d’extérieur, comme l’escalade et le football, s’affirment comme des sports urbains. En intérieur, ils touchent une nouvelle clientèle. »

- « Un nouveau spot de surf au cœur de Bordeaux : « La glisse est assez différente et constitue plutôt une sorte de mélange entre le skate, le “wake” et le snowboard. C’est en tout cas très ludique et n’importe quel individu un peu sportif peut maîtriser les mouvements et se mettre debout en moins d’une heure[en équilibre] » »

AC : L’enseignement y sera top et mènera à un développement rapide sur le dos des sports et des loisirs les moins bien enseignés.

 

- « La peur du déclin, une vieille histoire

Le déclin est pensé comme la conséquence de l’ascension des autres.On le voit aujourd’hui avec la montée de l’Asie face aux vieux pays occidentaux. Cette tendance, nous rappellent les historiens, est perçue de façon systématiquement négative plutôt que comme la chance de retrouver une prospérité écornée. »

- Remettre les jeunes au centre de la politique : « On achève bien les jeunes » par Bernard Spitz. « Un vibrant plaidoyer pour un renversement de nos pratiques, entièrement vouées au confort des « insiders »… Quelles que soient les circonstances politiques de cette élection[ la présidentielle de 2017,NDLR], notre grand dessein à cette occasion devra être de faire d’une Nouvelle Alliance entre générations notre nouvelle feuille de route contre le déclin... On pourrait ainsi au moins s’accorder pour rénover notre système éducatif ; pour flexibiliser le marché du travail et développer l’apprentissage en facilitant son accès aux jeunes ; pour introduire une part de capitalisation et retarder les départs à la retraite afin de rééquilibrer notre système de protection sociale ; et enfin pour favoriser l’engagement citoyen de la jeunesse dans la vie de la cité...».

 

Les Echos 21/09/15
-« Tous entrepreneurs ? Non, pas tous...
Le fulgurant succès d’Uberamis le feu à un débat né bien avant la société californienne de chauffeurs privés : celui de la fin du salariat. Faut-il enterrer le statut salarié, au prétexte qu’Uber emploie des centaines de milliers d’indépendants ? Le contrat de travail va-t-il rendre l’âme, parce qu’Airbnb pique du chiffre d’affaires aux hôteliers ou parce que l’impression 3D grignote une infime partie de la production des usines ? Il n’est pas sérieux d’imaginer que nous serons tous, à terme, entrepreneurs. Le Code du travail régira encore longtemps les relations entre des milliers d’employeurs et des millions d’employés. Ce qui est très sérieux, en revanche, c’est l’essor, partout dans le monde développé, du travail en free-lance. Il va prendre de plus en plus de place, mais à côté du modèle du salariat !

Cette montée en puissance s’explique à la fois par le besoin de souplesse des entreprises, mais aussi par les aspirations d’une partie des « travailleurs ». (Les mots manquent pour désigner ceux qui apportent leurs forces et leurs talents, sans se référer à leur statut.) En particulier, les nouvelles générations sont très tentées par un mode de travail plus autonome, avec des horaires moins normés, qui leur permette de n’être jugés que sur leurs résultats. Dans le rapport qu’il a remis à la ministre du Travail, Myriam El Khomri, le DRH d’Orange Bruno Mettling a donc eu raison d’inviter les pouvoirs publics et les partenaires sociaux à réfléchir à l’impact de la révolution numérique sur l’organisation du travail. De nouvelles questions se posent aux entreprises (lire notre enquête ci-contre), mais aussi au législateur. Le droit n’avancera jamais à la vitesse de la transformation digitale. Mais il faut maintenant qu’il se bouge. »

 

- « L’entreprise doit perdre la tentation de contrôler au profit de l’analyse du résultat attendu », suggère François Eyssette, le nouveau directeur du master RH de Sciences po.

- « Courage managérial

L‘injonction au courage des dirigeants vis-à-vis de leurs managers est fréquente. Mais en ont-ils eux-mêmes et comment évaluer le courage managérial ? Commençons par le définir. Font preuve de courage managérial ceux qui se mettent en risque personnel dans la perspective d’être utile au collectif. Celui qui se met en risque pour se faire valoir fait peut-être preuve de courage mais cela n’arien de managérial… Les managers courageux combinent souvent différents traits de personnalité. D’abord, un certain optimisme qui, associé à une confiance en eux, leur donnent l’audace d’oser et de risquer. Ensuite, une véritable humilité. Elle est indispensable pour accepter de se remettre en cause et se lancer en dehors de sa zone de confort. A ces traits de personnalité, s’ajoute une forte conscience de son rôle, c’est-à-dire de sa responsabilité, et de sa valeur ajoutée. Le courage est une vigilance permanente. Chacun d’entre nous oscille entre de petits renoncements et de petits pas en avant. Veillons à ce que les seconds prédominent.»

- « La gestion de projet, parent pauvre du management
La mise en oeuvre des projets dans l’entreprise se heurte encore souvent à des approches trop bureaucratiques… Un, la gestion de projetest restée le parent pauvre de la mesure de la performance; les indicateurs de réussite d’un projet relèvent souvent d’un référentiel et sont du même coup trop basiques (ponctualité, conformité, plus rarement satisfaction client). Deux, les entreprises traditionnelles demeurent attachées à un fonctionnement matriciel et à une logique de métiers. Cette vision très méthodologique ralentit la prise de décision et privent les entreprises d’agilité. « Il ne s’agit pas d’improviser mais de raccourcir la boucle d’expérimentation pour substituer à la planification stratégique une décision basée sur des tests et des retours rapides du terrain », explique Flavien Kulawik. Ces nouvelles pistes « d’implémentation », explorées ici et là, occasionnent notamment de nouveaux découpages de responsabilité. Telle entreprise a ainsi identifié cinq problèmes à résoudre et confié le pouvoir hiérarchique à cinq patrons de projet, chacun sélectionneur d’une équipe transverse. Au GIGN, la règle de commandement revient à « celui qui voit », basée sur une notion de pouvoir de décision total jusqu’à un prochain objectif limité et sécurisé permettant un recadrage. Le commandement de l’unité d’élite est arrivé à la conclusion qu’il fallait laisser une marge d’initiative sur le terrain pour avoir de bons éléments. » Sujet NL11/15

 

- « « Beaucoup de petites et moyennes entreprises ont le nez dans l’opérationnel et manquent de hauteur de vision, note David Luspot. Elles font appel à un directeur du marketing à temps partagé pour insuffler à la société une stratégie sur le long terme. » Il peut s’agir par exemple de détecter de nouvelles opportunités de marché et de positionner la marque, puis de lancer de nouveaux produits pour les aborder. « Nous travaillons aussi pour de grosses start-up, explique Fabrice Guérin, également directeur à temps partagé chez Atlays. » 

- « …Je redistribue environ 30% du bénéfice annuel d’Altrad aux salariés. Grâce à ce système, certains peuvent doubler leur salaire fixe. Cette part variable est définie en fonction de la performance fournie par chacun… »


- « La principale raison de la décision de Moody’s d’abaisser la note de la dette souveraine de la France à Aa2 est l’évidence croissante que la croissance économique française va rester faible sur le moyen terme, et le frein que cela va représenter pour tout retournement majeur du fardeau important de la dette de la France dans un avenir prévisible », a-t-elle indiqué. »

- Pour Matteo Renzi, c’est la mère de toutes les réformes pour remettre l’Italie en marche : « récompenser les bons fonctionnaires et punir les fainéants » en introduisant le concept de «méritocratie ». Les cadres dirigeants de la fonction publique pourront donc dorénavant être licenciés, leurs résultats seront évalués, leurs salaires plafonnés à 240.000 euros annuels. La prolongation au-delà de l’âge légal de départ à la retraite est supprimée et le recours au mi-temps accru pour favoriser le renouvellement générationnel. Autre révolution pour les fonctionnaires italiens, l’introduction de plus de mobilité géographique et l’incitation à changer d’administration. »

- « Faire des années 2015-2050 un véritable  « moment français » dans la mondialisation est possible. Notre jeunesse
est prête: les options «entrepreneuriat» sont les premiers choix, et de loin, de nos étudiantes et étudiants en école de commerce. Il suffit de voir leur engouement pour le volontariat international en entreprise pour comprendre que l’internationalisation ne leur fait pas peur. Les études de conjoncture le soulignent semestre après semestre : seules les PME exportatrices présentent des taux de croissance à la mesure des défis de notre économie et de notre société. En 2014, les entreprises de taille intermédiaire ont d’ailleurs atteint leurs objectifs à l’export, pour la première fois depuis 2010. Amplifier ce mouvement n’est possible qu’en renouvelant notre vision de l’« international ».

 

- « «BlaBlaCar n’a pas encore fait 10% de ce que je veux en faire. »Lui demander alors ce qu’il compte faire des 90% restants? « Nous avons un réseau de dix millions de personnes qui s’entraident. Avoir des produits, des outils pour que les gens s’entraident, c’est ça la vraie révolution. L’impact économique de ces interactions est énorme même s’il n’est pas, pour l’instant, comptabilité dans le PIB. » On n’en saura pas plus… Il aime à raconter l’histoire de ce Noël 2003, où, s’apprêtant à rejoindre sa famille, en Vendée, pour les fêtes, il n’a pas trouvé de place de train en ligne et sa soeur a dû passer le prendre à Paris le 24 décembre.

L’anecdote n’est pas sans rappeler celle du patron d’Uber, qui aurait eu l’idée de sa plate-forme de VTC sur un trottoir parisien, un jour où il ne trouvait pas de taxi… »

 

Les Echos 23/09/15

- « Jeux en ligne : l’inévitable consolidation

La vigilance s’impose d’autant plus que le mouvement de consolidation commence tout juste. Outre-Manche, 888 voudra probablement rebondir après son échec estival. En parallèle, le géant mondial du poker en ligne PokerStars – lui aussi actif en France – veut se déployer mondialement dans les paris sportifs sur Internet. Etonnamment, les pouvoirs publics continuent de manifester leur faible intérêt pour ce secteur sensible et fragile, qui concerne pourtant au premier chef nos deux institutions nationales que sont la Française des Jeux et le PMU. Les quelques mesures prévues dans le cadre du projet de loi numérique – entre autres celles sur le jeu excessif et la lutte contre l’illégalité – sont reportées et désormais annoncées dans la loi Macron II. »

 

Les Echos 20/09/15

- « Les « frais pour tenue de compte », un service longtemps gratuit, se propagent dans les banques. Une tendance qui traduit la volonté des établissements de compenser les pertes de revenus liées à la conjoncture et à la pression consumériste. Le danger : voir les clients fuir vers les banques en ligne qui cassent les prix. ».

 

Les Echos 30/09/15
- Lyon : « La Tony Parker Academy ne veut pas former uniquement des basketteurs professionnels mais aussi de jeunes diplômés qui pourront décrocher notamment un bachelor en économie du sport. »

AC : Belle future autre concurrence !

- « Le lycée, trop cher et médiocre, selon la Cour des comptes »

       


4b. Economie… Elevage du Cheval de Sport… SHF… Associations !

par Adeline Cancre via Les Echos  (Professionnels… Tout public)

 

Les Echos : « Agriculteurs, éditeurs, même combat !

On dit que le marketing, comme les humains, marche sur deux pieds : le volume (point 5) et la valeur (point 10). Chacun choisit son camp : faire du mass-market ou se concentrer sur un marché de « niche ». En réalité, la concentration de la distribution ne fait que des unijambistes. L’été a été dominé par les « manifs » des agriculteurs dont les fermes font faillite. L’automne annonce ses prix littéraires. Or, l’an dernier, 252 éditeurs ont mis la clef sous la porte. Moins nombreux, moins bruyants que les paysans, les éditeurs meurent en silence. Bonne éducation germanopratine oblige ! Dans les deux cas, la distribution des produits est très bien organisée. Pour cette raison, elle capte la plus belle partie de lavaleur des biens. La valeur n’existe plus pour le producteur de patates ou de livres. Ces deux métiers, si différents d’apparence, sont désormais obligés de réinventer des moyens directs d’atteindre leurs consommateurs. La grande coopérative d’élevage Terrena invente une nouvelle façon de produire avec son label « Nouvelle Agriculture » et des relations directes producteurs-consommateurs autour de ses Terrenales. L’éditeur François Bourin lance ses « Bourinales » pour créer des rencontres directes auteurs-lecteurs et institutionnalise ses « Twins », le traitement d’un même sujet sous deux angles différents, l’un plus savant, l’autre plus accessible. Désormais, la valeur ne dépend plus de la seule qualité des produits mais de la capacité des acteurs à retrouver un lien direct avec leurs consommateurs, sur le Net et en live. Les agriculteurs, éditeurs et autres types de producteurs doivent rechercher la relation directe, SEULE capable de justifier la valeur payée aux yeux des consommateurs. »

 

AC : L’élevage du Cheval de Sport français a été dévalorisé sur la base de critères identiques ! La revalorisation du métier d’éleveur nécessite de stopper le plus rapidement possible la nouvelle concentration de la distribution institutionnalisée. Par ailleurs, un français n’est pas un allemand, il surestime majoritairement la valeur de son cheval et si ce n’est pas le cas, la multiplication des commissions assurent le même résultat : le client repart écœuré d’être pris pour un imbécile ! 80 % des marchés sont perdus en France pour ces raisons et ce n’est pas faute d’investissements lourds à chaque évènement international digne de ce nom et la visite de clients étrangers…

Côté français, la maladie est la même que pour les courses, et pour cause elle en est l’origine ! Depuis 2008, l’amateurisme s’est réduit à une peau de chagrin du au changement des catégories en compétition effectué par la FFE. Changement qui a mené au déclassement des plus forts sur les plus faibles "invités" à rejoindre la catégorie Club (ouverte à TOUS, dès le Galop 2, proposant un panel d’épreuves de 40 cm à 1m10), Lamotte-Beuvron et ses courses à l’échalote ! Comment envisager un avenir positif du développement de l’équitation et de ses spectacles dans ces conditions !

Pourtant, aux Assises de la filière équine, Emmanuel Feltesse a dit que l’avenir des centres équestres était tourné vers la compétition après analyse de l’abandon significatif des petites filles  entre 5 à 8 ans. Personnellement, je me demanderai déjà pourquoi ces petites filles abandonnent si rapidement leur passion ? A suivre dans la newsletter de novembre.


Pendant que ces subventions existent encore (à la base du « SHF Market », du « Normandy Horse Invest in Excellence »…), il faudrait les ré-introduire à la source pour récompenser les éleveurs qui valorisent correctement leur production :des primes conséquentes versées aux éleveurs (UNIQUEMENT sur les chevaux à partir de 6 ans). Primes qui récompenseront le circuit international amateur et professionnel (incluant les épreuves CIR et la finale du circuit SHF afin de le consolider), très dynamique (car beaucoup de bons valorisateurs équins ont changé de métier à partir des années 2000 : Alain Hinard, Philippe Rossi… et tous les pôles équestres réunis). Elles amorceront enfin le cycle vertueux français. Pour ces conditions, les Courses ont raison de ne plus vouloir soutenir ce système improductif voire « mafieux ».

 

Les années qui viennent annoncent la disparition de ces associations budgétivores, à la manière des Haras Nationaux. Certains les regretteront sauf qu’elles se seront suicider en élaborant aussi des reconversions réductrices et obsolètes ! La SHF doit faire ce qu’elle sait faire, organiser en réduisant son train de vie et le prix de ses engagements. En effet, à force de prendre ses clients pour des vaches à lait, ils ne se déplacent plus ! C’est la raison principale de « l’évaporation du public » à la Grande Finale comme sur CERTAINS hippodromes.
Quand j’interroge sur l’intérêt du SHF Market, on me répond (dans le meilleur des cas mais assez couramment) : « ils se donnent du mal, c’est mieux que rien » ! Combien de milliers d’euros sont engloutis pour développer ce « mieux que rien » ? Combien rapporte un euro investi ? Alain Fortin, membre de la SHF confirme dans L’Eperon d’octobre  : « Le circuit de la SHF est bon. Concentrons nos efforts dessus. Quand les chevaux sont bien mis en valeur par les préparateurs professionnels, ils trouvent preneur sans l’aide des outils institutionnels ».

Partagez cette somme aux éleveurs qui font le job sera un accélérateur de motivation extraordinaire. En cinq minutes, on connaîtra le palmarès des meilleurs éleveurs et acteurs qui font le marché du cheval valorisé en France, des modèles à consulter, la dynamique sera orientée vers la compétence et le retour de la transmission gratuite de la culture équestre. En fait, tout le contraire que propose la filière équestre aujourd’hui !!!

 

Je n’ai rien inventé, c’est ce qui se faisait chez le Cheval de Sport et se poursuit dans les courses. Mais d’ailleurs quel organisme est responsable de la suppression de la prime aux éleveurs ? Est-ce du à la réduction des budgets ? Alors qui a préféré serrer la ceinture aux éleveurs qu’à son(ses) association(s) ?

 

NB : Pour augmenter les primes aux seuls éleveurs qui maîtrisent le circuit vertueux de la valorisation, l’encouragement devra se faire sur les chevaux à partir de l’âge de 6 ans c’est à dire lorsqu’ils ont trouvé leur place auprès de propriétaires satisfaits. Système d’encouragement en plus respectueux de la loi sur le bien-être du cheval sur lequel la filière pourrait communiquer. Les 2nd Assises de la filière équine nous ont appris l’urgence de développer  cette stratégie professionnelle, à la base de la passion et de l’économie, face au lobbying destructeurs des ONG à Bruxelles ou autres en France. Les associations et administrations doivent intégrer que le temps n’est plus à préserver des budgets, mais à garder sa place dans l’échiquier des nations et des loisirs.

 

A la suite de la Grande Semaine de l’Elevage de Fontainebleau 2015, un journal annonce « Fontainebleau sous le signe du commerce. Du jamais vu depuis 10 ans… ». De source sûre, « Le marché du 4 ans a repris car ces chevaux étaient simplement à leur prix. Pour les autres générations, le marché était semblable », et pourquoi changerait-il d’ailleurs ! La SHF a très bien fait son travail d’organisateur, il y avait bien des acheteurs étrangers mais cela ne suffit pas sur un marché mondialisé. La top qualité est plus recherchée que jamais, mais le tout-venant ne passera jamais nos frontières, et pour cause depuis nos voisins, devenus éleveurs, déstockent en France ! Cela me pose une autre question : profitons-nous aussi de la baisse d’euro (- 22% face a dollar en quelques mois) ? Aucun doute pour le Bénélux avec la reprise américaine !

 

Au sujet de notre mille-feuille associatif, regardons à quoi nous en sommes « réduits » : une association afin que nos maisons-mères et autres puissent se rencontrer ! Encore des cotisations et des frais imputés aux éleveurs !!!!! Des représentants sur la photo sourient mais il y a de quoi… maintenant ils savent à quoi leur argent sert (cf.point 9) !

La lettre SHF 6 sepptembre 2015

 

4c. Utilisation du fonds Eperon

par Adeline Cancre via Cheval Magazine (Tout public)

 

Les Courses ont raison de ne plus vouloir soutenir ce fonds Eperon improductif voire « mafieux » : « Avec le soutien du fonds Eperon (fonds d’encouragement aux projets équestres régionaux ou nationaux), la Fédération a réalisé avec Equidia 28 films de 3 minutes 30 sur les quatre premiers Galops. ». N’est-il pas à la FFE de payer la réalisation de ces vidéos, car c’est principalement les enseignants qui en ont besoin ? D’ailleurs, elles étaient jointes au colis de rentrée des centres équestres.

De plus, n’est-il pas aussi venu le jour à notre riche FFE d’offrir Equidia Life à son public ?

Cette FFE qui n’a qu’une idée en tête, s’enrichir sur le dos des passionnés pour développer Lamotte-Beuvron. TOUTE ENTREPRISE QUI PRATIQUE DE CETTE FACON FONCE LA TETE DANS LE MUR (cf. "Passion et Dopamine"). Les passionnés méritent un autre traitement… Seize intervenants aux « Assises de la filière équine – 2ème édition » sur les 22 présents ont soutenu l’attention à porter aux consommateurs pour développer une passion...

 

 

 

5. De la culture des vaches à celle des chevaux et vis versa

par L’Eperon & Adeline Cancre (Tout public)

 

« Florence Méa quitte l’IFCE… où elle était entrée en 2009, et occupait dernièrement le poste de directrice de l’appui à la filière et de la stratégie. Elle avait apporté sa contribution au projet SoGen de développement de la génomique équine (interview du 28 mai à retrouver sur leperon.fr). Florence Méa rejoint la DG de la performance économique et environnementale des entreprises (DGPE) au ministère de l’Agriculture pour des fonctions de chef de bureau des viandes et des productions animales spécialisées. »

Cette news m’a rappelé ces paroles : « Le sort des Haras Nationaux a été joué en 1981, l’année où les hommes de chevaux ont été remplacés par des hommes des vaches. ». Trente-cinq années sont passées et les allers-retours se poursuivent ! Florence Méa est une des six rédactrices du rapport Prospective 2030 (cf. point 9) !

 

Quelles ont été les conséquences de ce changement de culture ?

Nos connaissances et expériences déterminent nos actions et objectifs : la théorie précède l’action. Quand la théorie change, l’action change. Comment le changement s’est-il produit ?  En fonction des connaissances expérimentées :

 

Quel intérêt porte t-on à un cheval de Sport ? Lui faire mener une carrière sportive (amateur ou professionnel) ou de loisir en fonction de ses capacités physiques et mentales. Reproduire s’il présente les caractéristiques requises à l’amélioration de la race ou pour raisons affectives. La science reste inexacte :  les meilleurs sujets vont au Sport et les autres vendus « en se coupant la main » rejoignent le loisir. Dans un premier temps, ils sont valorisés pour acquérir éducation et maturité afin d’être commercialisé ou monté par son propriétaire. Nous parlons qualité : cadre, rayons, sang, force, trajectoire, équilibre, tempérament, personnalité, locomotion, respect… équitation, disponibilité : « Calme, en avant et droit ».

 

Quel intérêt porte t-on a une vache ? Reproduire, produire du lait ou/et passer à la casserole. Nous parlons quantité : litre, kilo et francs/euros.

 

Comment pensent les hommes « culture cheval », ils pensent qualité.

Comment pensent les hommes « culture vache », ils pensent quantité.

Exemple en 2002 : la FNC suggère à son assemblée annuelle, la prime aux juments allaitantes !!! De la casserole aux Jeux Olympiques, le champ est large !

 

Donc, en 1981, les hommes « culture vache » ont remplacé les hommes « culture cheval », le curseur a été déplacé de la qualité vers la quantité. Bien sûr, deux clans ont vite divisé l’horizon. Certains ont rejoint progressivement le courant « scientifique » (au détriment de la qualité de leurs élevages)…

 

De quoi souffre la filière du cheval en 2015 ? Elle souffre d’une surproduction associée à son inadaptation aux marchés c’est à dire d’un abus quantitatif du cheptel et d’une faiblesse humaine qualitative. Les hommes du pouvoir ont eu gain de cause sur les hommes d’expérience, et d’autant plus qu’ils ont trouvé du renfort sur la route grâce à la démocratisation du sport et à la popularisation, la « médiocrétisation » de l’équitation.

 

Le problème en 2015 est de savoir combien de temps il va encore falloir supporter la promotion du quantitatif en France. Paradoxalement, notre qualitatif s’exporte, ce qui prouve notre savoir-faire qualitatif à petite échelle… 

 

Les outils du quantitatif promus sans réserve par l’Administration et les Associations : BLUP, IAC, la grille de jugement du stud-book « SF » (un livre : le cheval coupé comme les quartiers d’une vache), les Galops, les formations regroupées, les médias à l’écoute des budgets publicitaires… associés à une médiocre méthodologie de l’initiation et formation des enseignants.

 

Voici l’histoire la plus courte qui explique la dévalorisation de la filière cheval en France. L’augmentation de la TVA est la cerise sur le gâteau car l’Administration associée aux représentants des Associations faisaient de la prospective (cf. point 9) !

 

L’IFCE nommé, par l’intervenant Florent Guhl (ministère de l’agriculture) à l’occasion des Assises de la filière équine, le rapporteur UNIQUE entre la filière cheval et les ministères ! Le maillon éclaté, faible qui (re)devient le maillon fort...

 

 

 

6. Jouons dans la simplicité

par JDG (Tout public)

 

UN JOCKEY CLUB EN INNOVATION PERPÉTUELLE

Les allocations en 2015-2016 à Hongkong bénéficieront d’une augmentation de 7,5 %, suite aux résultats excellents de la saison précédente. Les paris sur les 83 réunions ont encore dépassé le cap des 100 milliards de dollars hongkongais. Le chiffre précis est de 107,9 milliards (12,457 milliards d’euros), c’est-à-dire plus 5,8 % par rapport aux chiffres de 2013-2014.

Les dirigeants du Hong Kong Jockey Club ne se reposent pas sur leurs lauriers. En début de semaine, Richard Cheung, directeur de la clientèle et du marketing, a annoncé plusieurs initiatives, dont une très intéressante pour le développement des paris labellisée "composite Win". Dans certaines courses, les chevaux seront groupés pour réduire le champ à trois ou quatre chances simples. Les trois formules à l’étude sont :

- 3 pick 1: les deux favoris au jeu du matin seront associés en écurie alors qu’un deuxième groupe sera formé par les trois venant ensuite et un troisième regroupera tous les autres ;

- Winning trainer : les chevaux de trois entraîneurs seront regroupés en trois écuries différentes et tous les autres en une quatrième ;

- Winning region : dans les courses internationales, les chevaux de Hongkong, d’Europe et du Japon seront regroupés en trois écuries avec une quatrième constituée par les autres.

 

L’objectif est d’offrir une formule de jeu plus simple aux parieurs, souvent en difficulté face à des lots de 14 chevaux, avec beaucoup d’outsiders. C’est exactement le contraire de ce que l’on fait en France où le choix est d’aménager des lots nombreux.

 

AC : Pourquoi ? Car notre référence culturelle est différente. Les français restent trop souvent dans la pensée de Descartes qui disait simplifier la complexité en la divisant pour la réduire. Ce que nous savons faux depuis une trentaine d’années, elle la complexifie (cf. grille de jugement du stud-book « SF »)…
Les personnes emprunts de simplicité et de la marche en avant ont adopté la pensée systémique c’est à dire agrandir, élever le cadre, réfléchir d’une manière globale avec interdépendance des idées… approche à la base de possibles nouveaux  regroupements.

D’ailleurs, un « nouveau » pari vertical vient d’apparaître en France : « Géant ». Il contourne la problématique de la perte du nombre de partants. C’est une reprise qui vient de l’investissement privé qui a par réflexe de trouver les solutions en avançant…

 

 

7. Félicitations aux médailles de bronze en CCE 

via Adeline Cancre  (FFE, propriétaires…Tout public)

 

Moments que vous revivrez dans vos magazines préférés…

Cette VIDEO de l’homme du Cadre Noir m’a cependant inspirée :

 

Qu’apporte le Cadre Noir ?

Une structure stable aux objectifs d’une dimension internationale, diversifiés et complémentaires. A ce sujet, j’encourage à lire le merveilleux livret écrit par un des directeurs de production du Cadre Noir, en vente à la boutique de l’ENE.

 

Que manque t-il à nos « jeunes loups » ?

La structure stable aux objectifs d’une dimension internationale, diversifiés et complémentaires. D’ailleurs, le duo Maxime Livio et son père a confirmé cette organisation verticale « Cadre noir »… auxquels j’associerai aujourd’hui P. Leprevost, K. Staut et P. Delaveau.

 

Un costume aux mesures de l’IFCE

Chaque expérience organise des compétences, les hommes de l’IFCE ont cette organisation dans la tête. Je pense qu’ils auraient ici un vrai rôle à jouer chez nos « jeunes loups » dans leurs établissements insuffisamment structurées* pour s’échapper sereinement à l’international. En ce sens, les hommes de l’IFCE (re)découvriraient également les qualités, les moyens et le rythme que drainent la compétition internationale.

L’encouragement serait donc adressé à la structure plutôt qu’au propriétaire. Ce propriétaire qui verrait d’un très bon œil cette aide, épauler leur cavalier et les(leurs) sujets d’avenir. Encouragement qui serait forcement personnalisé.

* Etablissement qui a réussi à élever un cheval au niveau international, ce qui représente un investissement colossal en France, mais infime face à la concurrence des écuries internationales auxquelles il va devoir se confronter.

 

 

8. Un bel exemple que la Turquie  

par JDG & Adeline Cancre (Tout public)

 

La filière cheval turque est riche d’enseignements pour la France... Encore une très belle interview menée par JDG :

 

« Le Jockey Club Turc, présidé par Yasin Kadri Ekinci, est l’entité qui gère à la fois le pari mutuel et les courses dans le pays. La structure est également impliquée dans l’élevage. Burak Konuk, directeur général adjoint du Jockey Club Turc, nous a présenté les activités de cet organisme et la place des courses hippiques en Turquie.

 

Jour de Galop. – À quelle époque et pour quelles raisons les courses turques se sont elles ouvertes ?

Burak Konuk. – La filière hippique turque a entamé son ouverture dans les années 1990. L’idée était d’ouvrir un circuit qui était fermé depuis longtemps, pour pouvoir commercialiser nos courses et notre élevage à l’étranger. Si l’on veut évoluer et exporter, il faut pouvoir se comparer aux autres. L’ouverture était donc nécessaire.

 

Comment le sport hippique est-il perçu dans la société turque ?

Pour beaucoup de gens, les courses sont malheureusement avant tout une question de jeu. Notre filière est plus associée au Pick 6 [qui est à la Turquie ce que le Quinté est à la France, ndlr] qu’à un sport. Mais nous essayons de faire évoluer les choses. Cette situation s’est en partie installée par notre faute. L’aspect sportif n’a pas été assez promu. Mais il y a tout de même une part non négligeable de Turcs qui perçoivent les courses comme un sport, avec une image prestigieuse.

 

De quelle manière tentez-vous de faire évoluer l’image des courses en Turquie ?

Nous agissons à plusieurs niveaux. Au-delà du jeu, nous essayons de mettre en avant l’aspect sportif des courses. Nous sommes également une activité sociale, un lieu de rencontre. Nous essayons de mettre en avant l’animal et sa sensibilité, pour nous différencier des jeux de hasard et autres loteries. Enfin nous essayons de faire prendre conscience de l’impact économique que génère la filière hippique.Plus de 100.000 personnes, en tenant compte des emplois directs et indirects, ont un travail grâce aux courses en Turquie. Les jeux de hasard n’ont pas ce potentiel de création d’emploi. Pour faire passer le message, nous invitons les médias turcs à venir découvrir les courses à l’étranger. Pour leur faire prendre conscience de la place de la filière turque à l’international mais également pour leur montrer que les courses sont appréciées en tant que sport à l’étranger.

 

La population turque est en majorité musulmane. Cet aspect religieux se concilie-t-il aisément avec le pari hippique ?

La Turquie est certainement le pays le plus "souple" du monde musulman. Cet aspect est ancré dans notre histoire. Nous sommes une république depuis près d’un siècle, et depuis très longtemps, notre pays est ouvert aux cultures étrangères. Il y a par exemple de nombreuses écoles étrangères en Turquie. En ce qui concerne le pari hippique lui-même, sa pratique est possible dans le cadre de la souplesse évoquée précédemment. C’est un peu comme pour l’alcool. La majorité de la population en consomme.

Enfin il faut souligner le fait que les chevaux font partie de la culture turque. Par exemple, Mustafa Kemal Atatürk [personnalité centrale de l’histoire turque moderne et fondateur de la république] était lui-même propriétaire de galopeurs et il se rendait aux courses avec ses invités de prestige. Précédemment, dans l’empire ottoman, les courses étaient une activité traditionnelle de la vie des turcs, partout dans le pays. Elles étaient organisées de manière informelle, pas sur un hippodrome tel que nous l’entendons aujourd’hui.

 

Quel est le profil des propriétaires de galopeurs en Turquie ?

Il y a d’une part une tradition hippique chez de nombreuses familles, souvent issues du milieu des affaires, avec des moyens importants. Certaines de ses familles ont participé à la création du Jockey Club Turc dans les années 1950. Il y a d’autre part de nombreux nouveaux propriétaires. Certains sont issus des classes ayant bénéficié de la croissance du pays. Ces nouveaux venus sont représentés à tous les niveaux. Enfin, du fait du très bon niveau des allocations, on trouve aussi desentraîneurs et des grooms chez les propriétaires de chevaux de course. D’une manière générale le nombre de propriétaires est en progression.

 

Il y a actuellement neuf hippodromes en fonctionnement en Turquie. L’objectif est d’en avoir vingt-cinq dans cinq ans. Pour quelles raisons votre pays lance-t-il cette ambitieuse série de constructions ?

Nous prenons exemple sur la France ! Par le passé, comme nous l’évoquions précédemment, il y a avait beaucoup de courses organisées de manière informelle dans le pays. La Turquie est très étendue, et pour reconstituer ce maillage, il est nécessaire d’avoir des hippodromes partout sur le territoire et pas uniquement dans les plus grandes agglomérations. C’est une condition importante si l’on veut développer notre sport dans tout le pays. Mais cela n’est pas suffisant. Les courses créent du lien social. C’est très important. À ce titre, nous avons également une ambition en termes de loisir. Dans certains hippodromes, comme à Istanbul, la structure vit en dehors des jours de courses, en accueillant un poney club et des activités sportives. Les espaces verts sont accessibles en permanence. Les citadins équestres. D’ailleurs le Jockey Club Turc accueille des événements en association avec le monde de l’équitation.

 

L’état et le Jockey Club Turc sont également impliqués dans l’élevage. Quel est le sens de cette implication ?

Nous avons mis en place des primes pour les éleveurs [qui correspondent à 25 % des allocations perçues par leurs élèves]. Mais cela va beaucoup plus loin. L’État a ses propres étalons et juments. Il vend sa production aux enchères. Le Jockey Club est propriétaire d’étalons pur-sang mais n’est pas impliqué dans la voie femelle. Par ailleurs, au niveau des importations, elles ne concernent que des chevaux d’élevage. Il y un niveau de performance requis pour les étalons. Les juments doivent également répondre à des règles qui prennent en compte la proximité des performances black types dans leur pedigree. Ces règles permettent de protéger l’élevage local, en termes de débouchés et d’amélioration. Dans le cas de pur-sang arabes, il y a aussi un objectif de préservation des courants de sang locaux.

 

Les pur-sang anglais et les pur-sang arabes concernent- ils les mêmes populations d’éleveurs et de propriétaires ?

Les éleveurs et les propriétaires de pur-sang anglais ne sont pas nécessairement distincts de ceux de pur-sang arabe. Ils ne sont pas non plus forcément plus riches. Pour certains, que l’on peut qualifier de puristes, le pur-sang anglais est le véritable cheval de course. Mais il arrive souvent que dans  une écurie, les pur-sang arabes financent les pur-sang anglais. En effet, en Turquie, les arabes sont souvent plus rentables, et ce d’autant plus qu’ils courent plus longtemps. Il y a une longue tradition d’élevage de chevaux arabes en Turquie. Elle date de l’empire ottoman. La préservation du cheval arabe est l’un des objectifs de l’État et du Jockey Club Turc. Environ 43 % des allocations sont consacrés aux épreuves pour pur-sang arabes. Il y a plus d’allocations pour les pur-sang arabes en Turquie que dans le reste du monde cumulé.en profitent pour venir pique-niquer en famille ou pour faire leur jogging. Il faut que l’hippodrome fasse partie de la vie des gens. Le fait qu’ils jouent ou non n’est pas une priorité. Le Jockey Club Turc est une organisation à but non lucratif. Notre objectif est avant tout de permettre la croissance de l’activité hippique, avec ses retombées positives et pas uniquement du jeu. Nous ne poussons pas les gens à jouer de manière exagérée, comme peuvent le faire les bookmakers dans certains pays.

 

Les autres activités liées au cheval, comme les sports équestres, sont-elles en croissance en Turquie ?

Actuellement nous assistons à la création de nombreux clubs hippiques en Turquie et de plus en plus de personnes s’intéressent au cheval. Je suis moi-même issu du monde des sports

 

Peut-on espérer revoir des chevaux turcs dans des courses à l’étranger ?

Par le passé, certains sont allés courir à l’étranger, à Dubaï par exemple. Mais ce n’est plus d’actualité. En Turquie, les allocations sont très intéressantes et presque toujours supérieures à celles des autres pays. Les bons chevaux courent donc en priorité dans le pays pour cette raison. Le fait que certains soient battus par des étrangers dans les courses internationales joue également [une course sur dix est ouverte au chevaux nés et élevés hors de Turquie]. De plus, les acteurs locaux n’ont pas l’habitude d’aller hors de nos frontières. Certains le voudraient mais ils ne sont pas habitués à cela. À titre personnel, je pense que cela serait profitable pour la filière. À terme, on devrait revoir des chevaux turcs à l’étranger mais cela va prendre du temps.

 

Le Jockey Club Turc est très actif à l’international. dans la plupart des grands événements hippiques internationaux, une délégation turque est présente. en parallèle des partenariats ont été signés avec l’Argentine, la Corée, Singapour, la France, l’Irlande, Chypre et le Maroc. Quels sont les objectifs de ces démarches ?

En observant ce qui fonctionne dans les différentes nations hippiques, nous souhaitons avant tout former les professionnels de la filière turque.Ces déplacements impliquent des industriels, des entraîneurs, des éleveurs, la presse et le personnel du Jockey Club. Il est important d’avoir conscience de la dimension internationale de ce sport. Pour pouvoir évoluer et s’améliorer, il faut comprendre ce qui fonctionne, ou pas, ailleurs. Lorsqu’ils rentrent en Turquie, les membres de ces délégations font circuler le message autour d’eux. En leur faisant découvrir les plus belles réussites du sport hippique à l’international, on fait comprendre aux représentants de la presse que les courses sont beaucoup plus qu’un simple support de paris.

 

Le gouvernement turc est-il un soutien actif pour la filière locale ?

Nous avons des relations étroites avec le ministère de l’Agriculture, qui a délégué une large partie de ses prérogatives au Jockey Club, mais d’une manière générale, le gouvernement ne nous aide pas particulièrement. Souvent, les élus connaissent peu de choses en ce qui concerne les courses. Peu ont conscience de l’aspect sportif et des retombées en termes d’emplois. Par exemple, les courses turques ont l’un des taux de T.V.A. les plus élevés au monde. Nous essayons de le faire baisser, en faisant valoir que cela permettrait de créer d’autres emplois. Mais nous n’y sommes pas encore arrivés et cela pose des problèmes. Du fait de ce taux élevé, on ne peut pas accepter de paris, venant de France ou d’un autre pays, sur nos courses.

 

Quelles sont les principales épreuves du programme turc ?

Le Gazi Derby, un Gr1 couru en l’honneur d'Atatürk, est l’épreuve la plus importante de la saison. C’est une épreuve réservée aux chevaux locaux. Elle a lieu le dernier dimanche de juin. Pour les pur-sang arabes, deux Grs1 réservés aux sujets nés en Turquie, le Republic of Turkey Stakes et l’Independance Race, sont les temps forts de l’année.

En parallèle du programme dédié aux chevaux turcs, il est important d’avoir des épreuves internationales. C’est l’un des objectifs du Festival international des courses d’Istanbul. Ces compétitions face à des chevaux étrangers sont sources de réflexions. Il y a quelques années, les concurrents turcs gagnaient plus de courses internationales au cours de ce meeting. Il faut donc chercher à comprendre le sens de cette évolution. Une des raisons vient de la densité du programme. Il y a beaucoup de courses attractives tout au long de l’année, et en fin de saison, il est difficile d’avoir tous les meilleurs chevaux en forme ou tout simplement présents.

 

Levent Sarikaya : « la qualité des pur-sang anglais élevés en Turquie doit encore évoluer »

Levent Sarıkaya, le président du Syndicat des éleveurs et des propriétaires de pur-sang anglais turcs, nous a livré ses impressions sur l’évolution de la filière nationale.

 

Jour de Galop. – Quelle est la situation de l’élevage de pursang anglais en Turquie ?

Levent Sarıkaya. – Ces dernières années, l’État, par l’intermédiaire du ministère de l’Agriculture, et le Jockey Club Turc ont acheté beaucoup d’étalons. On peut citer divine Light (Sunday Silence) ou Okawango (Kingmambo) qui viennent de France. Mais la qualité des pur-sang anglais élevés en Turquie doit encore évoluer et plusieurs obstacles freinent cette amélioration. L’un des principaux problèmes est la moindre différence entre les allocations des courses de Groupes et des épreuves de niveau inférieur. Deux victoires dans de bons handicaps permettent de récolter une somme équivalente à l’allocation prévue pour le lauréat d’un Gr3. Cela n’incite pas les gens à investir dans des chevaux de qualité. Par ailleurs, 43 % des allocations sont destinées aux pur-sang arabes. Les cinq chevaux les plus riches de l’histoire des courses turques sont des arabes. L’un d’entre eux a dépassé les quatre millions d’euros de gains. Il est certain que si l’ensemble de l’enveloppe était consacrée aux pur-sang anglais, cela participerait à leur amélioration.

 

Peut-on espérer voir des propriétaires et éleveurs turcs apparaître dans les programmes à l’étranger ?

C’est déjà en partie le cas. J’ai des chevaux en France et il y a des propriétaires turcs qui font courir en Grande-Bretagne. Nous réfléchissons à la création d’une écurie de groupe de propriétaires turcs ayant pour ambition de courir à l’étranger.

 

La filière hippique turque mise sur la formation et les médias

Jean-Pierre Deroubaix, consultant pour le Jockey Club Turc, nous a détaillé la liste des projets de la filière hippique en Turquie en ce qui concerne la formation et les médias.

 

Un plan de formation ambitieux

« En parallèle, le développement hippique de la Turquie passe par la formation des jeunes et des professionnels de la filière. Chaque année, une centaine de jeunes intègrent l’école des courses. Ils sont orientés vers un métier de la filière hippique en fonction de leur profil et de leurs aptitudes. Cette formation a aussi un objectif scolaire classique et elle se déroule en partenariat avec les écoles des courses de Newmarket, mais également avec l’Irlande et l’Australie. Les dix meilleurs jeunes de chaque promotion sont récompensés en allant de trois à six mois à l’étranger chez de grands professionnels. Il faut souligner l’effort d’ouverture des professionnels et officiels turcs. Ils ont pris conscience de l’intérêt d’observer ce qui se passe à l’étranger et ils voyagent beaucoup. »

 

Deux chaînes de télévision dédiées au cheval

« En ce moment même, Equidia chapote la formation des techniciens des deux chaînes de télévision turques dédiées aux courses.Une première chaîne, diffusée sur internet, permet de voir toutes les courses. Une deuxième traite du monde du cheval d’une manière plus générale, en accompagnant le sport hippique de reportages et de sports équestres. Des techniciens turcs sont par ailleurs venus se former pendant le meeting de Deauville aux côtés des équipes d’Equidia. » Il faut également souligner la grande qualité du site internet du Jockey Club Turc, qui propose de visionner gratuitement les courses quinze minutes après chaque arrivée. On peut également y consulter, gratuitement, les données issues du système Trakus (temps très détaillés, distance exacte parcourue par chaque cheval, vues aérienne, vues arrières…).

 

La filière turque en chiffres

En 2014, les courses hippiques turques ont été le support de 1,6 milliard d’euros d’enjeux, dont 89 millions d’euros en ligne. Les hippodromes du pays accueillent 726 journées de courses en 2015 (dont 125 à Istanbul). Cette année, 2.203 courses sont réservées aux pur-sang arabes et 2.679 aux pur-sang anglais. Les allocations et primes aux éleveurs à distribuer en 2015 représentent 113 millions d’euros.

 

Elevage et primes aux éleveurs

En 2013, le stud-book pur-sang anglais a enregistré 1.519 naissances et celui des pur-sang arabes 1.440 naissances. Dix millions d’euros vont être distribués en primes aux éleveurs de pur-sang anglais et 7 millions aux éleveurs de pursang arabes. Il n’y pas de trotteurs en Turquie.

 

Les allocations

Pour la période du 1er janvier au 31 août 2015, les allocations pour les courses de pur-sang anglais en 2015 s’élèvent à 55 millions d’euros. Cette somme est de 40 millions d’euros pour les pur-sang arabes. La plus petite allocation d’une course (pur-sang anglais et pur-sang arabe) est de 3.570 euros. L’allocation maximale pour une course de pur-sang anglais est de 401.000 euros et de 327.000 euros chez les pur-sang arabe. Afin de mesurer l’importance de ces sommes dans le contexte local, il faut savoir que le salaire mensuel minimum en Turquie est de 425 euros en 2015 (exprimé en brut, source : Eurostat).

 

Les étalons turcs en Europe

Au classement des étalons en Europe, selon les gains de leur production (statistiques au 31 août 2015, source : Weatherbys), on trouve huit sires stationnés en Turquie parmi les quarante premiers. Cette performance illustre bien l’importance des allocations et l’espérance de gains des chevaux basés dans ce pays. »

 

 

 

9. Du symbole à l’action : à encourager face aux inerties associatives et administratives !

par Adeline Cancre (Tout public)

 

Les conséquences de l’augmentation de la TVA sont décrits dans un rapport élaboré entre 2010 et 2012. En septembre 2015 s’affiche « un beau symbole d’union ». On avance doucement et espérons comme disent certains :

 

- Rapport du groupe de travail Prospective équine : Filière équine française horizon 2030

Rapport IFCE + INRA de 102 pages dont 63 sont consacrées à : « quatre scénarios qui tracent des physionomies très contrastées pour les mondes du cheval, en sachant toutefois que l’exercice des scénarios conduit à forcer le trait et accentuer les choses, au risque de la caricature, par rapport aux évolutions auxquelles on pourrait assister. »

Prospective qui reste à mes yeux coincée entre le besoin viscéral de recherches et des scénarii passéistes où la conjoncture détermine les choix de la société (p. 90 du PDF) :

« En conclusion, par rapport au panorama actuel des recherches, la prospective conforte en partie des orientations de la recherche publique déjà existantes, mais insuffisamment transférées ou appropriées [indices génomiques]. Mais elle souligne aussi la nécessité de modifier la hiérarchie actuelle des recherches : la montée en puissance des travaux dans les domaines économique, social, environnemental, ainsi que sur le comportement animal est indispensable. ».
Depuis 1 million d’euros a été attribué au projet So Gen. Etre juge et partie, rapporteur aux ministères, comporterait-il des avantages aux intéressés ?

 

Personnellement la conjoncture est, et les couches sociales auraient été mes axes de développement. En effet, il y aura toujours des plus défavorisés que d’autres et des favorisés qui veulent se faire plaisir. Les scénarii se seraient articulés autour d’actions : quelles actions interdépendantes sont à mener pour placer le cheval au centre de chaque couche sociale dans le but d’élever notre société (puisqu’il en requiert toutes les qualités et mieux que n’importe quel sport et loisir), à l’ère du numérique ?
 

Le numérique, l’oublié du duo IFCE-INRA, ce qui rend déjà obsolète ce rapport en 2015 ! Doit-on être rassuré lorsque c’est aussi le sort réservé à la France ficelée par ses administrations  : « Jamais on n’a autant parlé d’économie circulaire et pourtant jamais l’économie linéaire n’a été aussi prégnante » ! Les Echos

 

Cependant, les conséquences de l’augmentation de la TVA y sont décrites. Rapport réalisé entre 2010 et 2012 qui pose la question : comment 165 personnes très influentes dans toutes nos associations n’ont-elles pas changé l’orientation de ce rapport pour le dévier vers celui de la TVA ?

 

Autre sujet dit dépassé 
« Le nouveau Longchamp » a nécessité vingt années pour concilier l’ensemble des parties. Normal rien à dire. Certains le disent déjà dépassés, ce que je pense aussi : « Le projet mériterait d’être encore amélioré, pour être au niveau de ce qui se fait par ailleurs : musée du Quai Branly, Fondation Louis Vuitton, Stade des Lumières de l’Olympique lyonnais… Ils relèvent aussi qu’un projet de cette importance doit pouvoir servir à d’autres activités que les courses, s’il veut justifier son prix…».

 

Des chefs d’entreprise dynamiques, propriétaires, parlent d’un concept novateur : « La Cité Européenne du Cheval ». Bien sûr, rappelons-nous la Turquie où chez eux les propriétaires progressent… Il serait complémentaire à « Lamotte-Beuvron », à Fontainebleau… mais l’effet roi dans son château tomberait à l’eau :

L'Eperon - Juillet 2014 - 20 pages qui expliquent Lamotte-Beuvron...

 

- « Un beau symbole d’union »

Que représente le GESCA ? Le Groupement des Entreprises du Secteur Cheval en Agriculture : Trop d’associations tue l’association !

 

Etudions le choix du titre et des mots. « Symbole » : « Représentation figurée, imagée, concrète d’une notion abstraite. Signe conventionnel. ».

Le terme ne garantit pas l’efficacité ! Pourtant, les entreprises et les salariés ont plus que jamais besoin de résultats comme d’ailleurs l’Etat. « Un travail qui portera ses fruits à très  long terme » ! Un titre du genre « Une force d’union autour de la TVA » aurait laissé moins de doute sur l’ambition de cette journée…

 

« Un comité filière va être créé sur demande du Ministre de l’Agriculture ». Comment avec autant d’intermédiaires, cette inertie, est-il possible de penser pouvoir se confronter à la vitesse du numérique, des autres sports et des loisirs ? Espérons que ce nouveau comité s’appuie sur l’excellent rapport du Comité Stratégique des Courses : « Préserver une organisation institutionnelle unique au monde reposant sur la solidarité d’une filière intégrée. ».

 

 

- « On voit bien qu’on arrive à la fin du modèle associatif »

JDG en août a consacré un éditorial sur ce sujet et la maison-mère France Galop. Il insiste sur : « France galop a t-il besoin d’un  président ? » (cf. point à suivre).

 

Comme les intéressés se sentent rarement concernés, voici aussi  un mémoire (dont le jury a commenté : « On voit bien qu’on arrive à la fin du modèle associatif ») :  « Panorama des filières équines françaises et des enjeux structurels qui influe sur la production de chevaux de sport et la compétitivité de la nation. ». A réclamer par mail car le PDF est trop lourd !

 

 

En 2015, croyez-vous possible  « qu’on ne connaisse pas le nombre de chevaux exportés en France » ? Tout à fait, car sont comptés tous les chevaux qui sortent de nos frontières malgré qu’une bonne partie rentrent à la suite des compétitions internationales. Les chiffres à l’exportation sont faux et donc majorés ! Encore en 2014, on ne conservait pas le chiffre des fermetures de centres équestres… En fait, en France, on ne compte rien qui pourrait remettre en cause le modèle associatif déficient et pourtant ces chiffres obsolètes montrent la "pertinence" du système !

 

Face à nous, des entreprises procèdent avec « un reporting rapide et précis :

Chez Microsoft France, le reporting se fait directement via un tableau de bord interactif mis à disposition de tous les clients internes. Si la direction générale cherche, par exemple, à trouver le moteur de la croissance d’une filiale lors de la présentation du chiffre d’affaires en conseil d’administration, elle n’a qu’à double-cliquer pour connaître les départements et les activités en croissance. « Cela nous fait gagner du temps et évite de planifier des réunions pour répondre aux questions posées en réunion, comme c’était le cas par le passé », se félicite Mathilde Bluteau. » Les Echos.

 

Tout cela pour rappeler à certaines associations qu’il serait temps de focaliser sur des objectifs concrets qui valorisent les entreprises et les hommes, sinon la cooptation aux yeux doux et les élections non représentatives ont du mouron à se faire…

 

 

9b. Une enquête bien menée…

par Adeline Cancre   (Eleveurs… Tout public)

 

Des associations font aussi un travail remarquable comme le prouve cette enquête : « Syndicat des Eleveurs... sans sol : tiers état puissant mais trop silencieux » !

 

Enquête qui montre le désarroi des investisseurs extérieurs face à la complexité que représente l’élevage (et ce dans le monde entier). Eleveur est un métier.

 

 

9c. Mais un titre qui m’interpelle encore !

par Adeline Cancre   (Eleveurs… Tout public)

 

Le choix du titre de cette enquête « Syndicat des Eleveurs... sans sol : tiers état puissant mais trop silencieux »  m’inquiète. En effet, ce titre me laisse un goût amer « de diviser pour mieux régner ».Je lui aurais préféré : « Tentons de codifier le métier d’éleveur afin d’aider les nouveaux investisseurs et rendre solidaire l’ensemble des acteurs de l’élevage. ». 

 

Certainement que je m’inquiète pour rien, mais je vais quand même exposer mon affreux ressentiment pour l’avenir des courses. Et ce n’est pas les paroles de Guillaume Macaire aux Assises de la filière équine, et les applaudissements en retour, qui m’ont rassurés !!

 

Mon inquiétude en trois points :

 

1. Les professionnels du Galop ont été évincés par décret du collège « Eleveurs » car les projecteurs les identifient « Entraîneurs » ;
Le dossier de presse des 1ères Assises du Trot le confirme : « Le GAET [Groupement pour l’amélioration de l’élevage du Trotteur Français] demande depuis longtemps que les candidats se présentent dans le collège où ils ont leur activité principale. Il est d’ailleurs curieux de constater que la société mère du Galop a repris notre idée lors du dernier décret et obtenu qu’un titulaire de licence d’entraîneur ne puisse pas se présenter dans le collège des éleveurs et des propriétaires. Ainsi, la représentation des socioprofessionnels dans cette filière est-elle bien plus claire. ». Clarté qui ne me saute pas aux yeux ;

2. Notamment lorsqu’un grand professionnel du Trot me dit : « Comment pourrait-il en être autrement ? Ce serait incohérent d’écarter les éleveurs – entraîneurs du collège « Eleveurs ». ». Evidence, mais pourtant c’est bien ce qui est arrivé au galop ! Et quand je vois en parallèle se profiler l’ouverture temporaire du stud-book TF, sujet qu’on se passe comme une patate chaude. Je tremble mais j’ai probablement peur sans raison…

3. Ce titre électoraliste et l’approche des élections de France-Galop : Comment peut-on associer le terme de puissance à une simple majorité ?

 

Personnellement, la puissance n’a rien à voir avec la quantité : « A l’origine de toute réussite, il y a un risque, pas une rente » (Augustin de Romanet), ce que d’ailleurs les éleveurs hors-sol ont parfaitement compris (mais qui ne retire pas le fait qu’ils puissent être manipulés). Il devient simplement prioritaire de codifier la réussite de l’éleveur (avec sa particularité d’être une science inexacte et qui donc, avait/a beaucoup à perdre à être réduite en chiffre) dans le but de rendre les différentes catégories d’éleveurs solidaires. Cette priorité me semble en lien avec le point ci-dessous :
 

 

 

10. Signification du prix d’un cheval

par Adeline Cancre (Tout public)

 

A l’occasion des ventes aux enchères, les TOP-PRICES renforcent une image surfaite à notre sport. Pourtant, l’élevage équin est une « industrie » comme une autre où aucun produit ne peut être réduit à un prix. Ces prix ont aussi une signification, une histoire en fonction d’un marché.

Afin de donner de la lisibilité à cet exceptionnel et à nos élevages, il m’a semblé important de réfléchir à un modèle, avec ses variables, qui donnerait sens au prix d’un cheval. Un modèle qui explique son prix de vente et les années d’investissements qui ont précédées. Des valeurs qui indiquent, les points à replacer en perspective si la commercialisation n’est pas à la hauteur des ambitions. Rappelons que l’élevage est un terrain où passion, abnégation et intuition sont indispensables.

 

La valeur d’un cheval repose sur son âge, son sexe, sa santé, ses capacités physiques (cadre et locomotion) et mentales (personnalité et tempérament), ses performances (niveau et régularité), la qualité de sa souche basse (un père connu compensera très rarement les faiblesses d’une mère qui se distingue par sa seule gentillesse), son marché. C’est toutes ces qualités associées à une génétique sur plusieurs générations, exceptionnelles, qui font les top-prices (notamment chez le pur-sang de course plate) car :
- ces produits sont exceptionnellement proposés à la vente ;
- ces top-qualités représentent une somme d’investissements et de prises de risque considérables : le prix des saillies et l’entraînement des moins bons sujets, mais également, l’immobilisation de la mère, du haras,  des charges multiples… sur plusieurs générations. Le top-price permet à un grand élevage de perdurer et de poursuivre la sélection de la race. Ce que certains trouvent honteux, d’autres le nomment économie et prises de risque qui font un marché, une filière… Communiquer sur les valeurs d’un prix retransmettrait les fondamentaux de la culture équestre...

Le tableau ci-dessous représente les variables qui influent sur le prix d’un cheval. Un système de notation est nécessaire :
EXCEPTIONNEL = 0
TOP = 1
MOYEN = 2
BOF = 3

Le top-price a un score proche de  0. Ce sujet a été expertisé comme un joyau par un minimum de deux enchérisseurs, le sera t-il vraiment (ce sont ses seules performances en compétition qui valideront l’opération et optimiseront peut être son prix) ? Son prix est le risque pris par l’acquéreur pour poursuivre la sélection dans son élevage et renforcer sa notoriété. Et meilleur est cet élevage, plus grandes seront ses prises de risque. Rappelons-nous Augustin de Romanet dit : « A l’origine de toute réussite, il y a un risque, pas une rente ».

 

PS : Certains pourraient voir dans ce tableau une volonté de créer un nième indice, diable non ! Il permet juste de croiser des variables pour espérer ou expliquer un prix par rapport au marché. En rien, il est notion de placer une hiérarchie entre les chevaux ou les différents marchés.

 

Au sujet des ventes exceptionnelles, il faut savoir que l'OES retire leurs chiffres d'affaires à l'échantillon des "éleveurs diversifiés" pour soit disant donner des conseils aux éleveurs sur la production des chevaux de selle : " Les prix de vente présentés dans les graphiques 1 et 2 ont été recueillis entre 2007 et 2012 dans les 9 élevages qui ont fourni les données pour la réalisation de la synthèse. Un peu moins de 300 transactions ont été retenues. Les ventes conservées ici sont celles comprises entre 500 € et 100 000 €, les ventes à caractère exceptionnel ont été exclues car ayant un impact trop fort sur les prix moyens de l’échantillon.". On marche sur la tête avec l'expérience qualité "production - gestion " IFCE !

 

Votre critique est la bienvenue…

 

 

11. « France Galop a t-il besoin d’un président ? »

par Mayeul Caire – www.jourdegalop.com et Adeline Cancre (Tout public)

 

Interview de Philippe Germond, un an après son départ du PMU, CLIQUEZ ICI

 

« France Galop a-t-il besoin d’un président ? Les membres du Comité ne devraient-ils pas être tirés au sort, plutôt que cooptés ou élus ? France Galop doit-il rester une association ? Les deux sociétés-mères doivent-elles être une démocratie ou devenir une monarchie ? Les élus des Syndicats sont-ils vraiment représentatifs du corps socioprofessionnel qu’ils sont censés représenter ?

 

Tout le monde se demande qui sera le prochain président de France Galop. On nous parle de trois candidats : Jean d'Indy, Loïc Malivet et Édouard de Rothschild. Mais, pour des raisons différentes, aucun des trois prétendants potentiels ne veut ou ne peut sortir du bois aujourd'hui. L'un a commencé de compter ses voix et le compte n'y est pas – donc il hésite à prendre le départ si c’est pour finir non placé ; l'autre connaît si bien les dossiers qu'il est en train de se convaincre que les quatre prochaines années ressemblent à un cadeau empoisonné pour le futur président – pas faux ; le dernier ne se déclarera pas avant le jour de l'élection car il spécule sur le retrait de ses adversaires – seul en piste, il sera élu. Ajoutons à cela qu'une candidature "extérieure" semble de plus en plus incertaine. Et plus le temps passera, plus elle sera improbable. On a prononcé les noms de David de Rothschild (mais il n'ira pas pour de nombreuses raisons, familiales d'abord et professionnelles ensuite), de Daniel Augereau (qui peut être élu mais pourra difficilement attaquer directement comme président) et d'Hervé Morin (mais la campagne des Régionales en Normandie n'est-elle pas chronophage ?).

Pour toutes ces raisons, la campagne pour la présidence n'a pas commencé. Et ne commencera peut-être jamais. Faut-il s'en inquiéter ? Nous aimerions pouvoir juger les candidats sur leurs programmes. Insolemment, j'ai envie de dire que l'absence de campagne est un bienfait. Dans son dernier livre, l'historien Pierre Rosanvallon fait cette remarque pleine de bon sens : la concurrence profite au consommateur (baisse des prix) ; mais elle nuit à l’électeur… à cause de l’inflation de promesses (non tenues) qu’elle suscite. Pour les courses, c’est donc peut-être une chance de ne pas avoir de campagne électorale.

Pauvres électeurs que nous sommes, nous voici abandonnés à notre sort par ceux qui nous gouvernent... Je plaisante bien sûr. Et dans cette même veine semi-humoristique, puisque les candidats n'ont pas encore l'intention de nous apporter des réponses, je me suis posé quelques questions idiotes.

 

Question 1 : les membres du Comité ne devraient- ils pas être tirés au sort, plutôt que

cooptés ou élus ?

Réponse : pourquoi pas ? Si cela vous semble absurde, songez aux jurys d'assises. On ne peut pas dire que les jurés d'assises n’aient pas à prendre des décisions importantes.

Quel jugement est le plus difficile ? La vie d’un homme (aux assises) ou le déplacement d’une course B de Longchamp à Chantilly ? La réponse est évidente. Le tirage au sort a ses vertus. Il assure un renouvellement naturel des élus et évite certains travers de la politique normale (clientélisme, inflation des promesses, cumul des mandats, élus qui s'accrochent à leur mandat trop longtemps, etc).

 

Question 2 : France Galop doit-il rester une association ?

Réponse : être une association n’est pas une fatalité. France Galop pourrait devenir, comme le PMU, une entreprise. Mais le statut "association-entreprise", qui est le vrai état de fait actuel, n’est pas si mal… à condition de cumuler les avantages du privé (énergie, ambition) et du public (indépendance et sens de l’intérêt général), plutôt que d’associer les mauvais travers des deux systèmes (salaires élevés et fonctionnarisation).

 

Question 3 : les élus des Syndicats sont-ils vraiment représentatifs du corps socioprofessionnel qu’ils sont censés représenter ?

Réponse : oui et non. Représentatifs, ils le sont, puisqu'ils ont généralement reçu un mandat local (ceux qui seront élus, au sein des grands syndicats, sont le plus souvent les présidents des associations régionales). Mais c’est précisément cela qui cloche un tantinet. Tant que la logique de constitution des listes sera régionale, ces syndicats auront un problème de représentativité.Les syndicats doivent envoyer les meilleurs de leurs membres au Comité ; pas ceux qui représentent telle ou telle zone géographique. Si les têtes de listes régionales sont les meilleurs, tout va bien ; si ce n'est pas le cas, attention les dégâts.

 

Question 4 : France Galop a-t-il besoin d’un président ?

Réponse : on a le droit de dire non. Je ne dis pas qu’il ne faut pas de président ; je dis que France Galop peut vivre sans président. L’Institution fonctionnait très bien lorsque le directeur général faisait aussi office de président.

 

Question 5 : les deux sociétés-mères doivent-elles être une démocratie ou devenir une monarchie ?

Réponse : drôle de question me direz-vous ! Enfin pas si iconoclaste que cela, puisque l'Union européenne compte encore sept monarchies... Je ne veux pas rouvrir le débat qui empoisonne la France depuis qu’un certain 21 janvier 1793, une poignée d’énervés ont tranché la tête d’un roi qui valait mieux que sa caricature… Sans que cela soit perceptible à l’époque, cet assassinat allait couper notre pays en deux, pour toujours. Contentons-nous de poser cette question : quand les courses au galop françaises ont-elles été les plus heureuses pour la dernière fois ? Sous Jean-Luc Lagardère. Pouvoir républicain ou monarchique ? Plutôt monarchique.

Je me demande si France Galop n'a pas besoin d’un pouvoir fort, au lieu du pouvoir dilué et régionalisé que nous propose la dernière réforme des statuts.La France est Jacobine dans son âme et Girondine seulement par défaut ou par accident. France Galop étant comme la France, elle gagnerait à combattre le Girondisme et à redevenir Jacobine. La France aime être gouvernée par un puissant, même si elle s'en défend et se plaint tout le temps, comme les batraciens du génial La Fontaine dans Les Grenouilles qui demandent un roi :

 

« Les grenouilles se lassant

De l'état démocratique,

Par leurs clameurs firent tant

Que Jupin [Jupiter] les soumit au pouvoir monarchique.

Il leur tomba du ciel un roi tout pacifique :

Ce roi fit toutefois un tel bruit en tombant,

Que la gent marécageuse,

Gent fort sotte et fort peureuse,

S'alla cacher sous les eaux,

Dans les joncs, les roseaux,

Dans les trous du marécage,

Sans oser de longtemps regarder au visage

Celui qu'elles croyaient être un géant nouveau.

Or c'était un soliveau*,

De qui la gravité fit peur à la première

Qui, de le voir s'aventurant,

Osa bien quitter sa tanière.

Elle approcha, mais en tremblant;

Une autre la suivit, une autre en fit autant:

Il en vint une fourmilière ;

Et leur troupe à la fin se rendit familière

Jusqu'à sauter sur l'épaule du roi.

Le bon sire le souffre et se tient toujours coi.

Jupin en a bientôt la cervelle rompue :

«Donnez-nous, dit ce peuple, un roi qui se remue.»

Le monarque des dieux leur envoie une grue,

Qui les croque, qui les tue,

Qui les gobe à son plaisir ;

Et grenouilles de se plaindre.

Et Jupin de leur dire : « Eh quoi ? votre désir

A ses lois croit-il nous astreindre ?

Vous [auriez] dû premièrement

Garder votre gouvernement ;

Mais, ne l'ayant pas fait, il vous devait suffire

Que votre premier roi fut débonnaire et doux

De celui-ci contentez-vous,

De peur d'en rencontrer un pire. »

* Homme dépourvu d'autorité, ne sachant pas se faire respecter.

 

 

AC : Qu’importe un roi, un président… mais un homme qui a réussi dans les affaires ET au pays des chevaux, une personnalité qui a démontré la capacité d’entendre les problématiques du terrain dans l’objectif de les traiter pour l’ intérêt collectif donc par transversalité : « Telle entreprise a ainsi identifié cinq problèmes à résoudre et confié le pouvoir hiérarchique à cinq patrons de projet, chacun sélectionneur d’une équipe transverse » Les Echos.

 

 

 

 

12. De l’air frais sur les réseaux sociaux

par Jean-Philippe Massieu via JDG (L’avenir des courses, c’est l’avenir du cheval en France : Tout public)

 

A lire par tous les passionnés du cheval qui pensent que sans la solidarité des courses, l’avenir des sports équestres serait pire :

Manifeste en version « points essentiels » est à lire sur le SITE.
 

« MANIFESTE POUR LA PÉRENNITÉ DES COURSES HIPPIQUES

Le « Groupe de réflexion et d’action pour la pérennité des courses hippiques » vient de faire son apparition sur les réseaux sociaux. Ce Mouvement, « se voulant apolitique, avec pour seul but l’intérêt collectif à relancer cette filière porteuse de 70.000 emplois », a été fondé par une douzaine d’acteurs de la filière, de tous profils et de tous horizons. Son porte-parole est Jean-Philippe Massieu, vice-président de Cherbourg, bénévole sur les hippodromes depuis l’âge de quatorze ans et éleveur. Il est assisté par trois coordinateurs, Thierry Besnard (éleveur-étalonnier), Christian Le Barbey (courtier-éleveur, bénévole) et Samuel Cornilleau (salarié responsable d’élevage).

 

Jean-Philippe Massieu nous a envoyé cette tribune libre qui explique les fondements de ce groupe de réflexion. « Les élections, au Galop comme au Trot, arrivent à grandes foulées : la clôture des candidatures au trot est même fixée à ce lundi 28 septembre. Que ce soit au Trot ou au Galop, ces élections doivent être une opportunité pour faire entrer notre filière hippique dans l’ère du renouveau. Il ne s’agitpas de sombrer dans le catastrophisme (nos allocations restent de très loin les plus élevées d’Europe), mais bien de galvaniser les forces vives de notre filière hippique. Car nous ne pouvons plus nous contenter d’attentistes, il nous faut des attaquants ultra-motivés par les défis que nous devons relever.

Nous tous (éleveurs, propriétaires, entraîneurs, jockeys, drivers, apprentis et salariés des écuries, bénévoles d’hippodromes ou encore turfistes passionnés qui sommes les cinq maillons tous autant indispensables) qui nous reconnaissons dans ce manifeste exigeons ainsi que tous les candidats à ces élections, mais aussi les cooptés et les représentants des fédérations régionales ne se présentent que :

- s’ils ont conscience de l’urgence à mener nombre de grands chantiers ;

- s’ils prouvent une hauteur de vue nécessaire à l’intérêt général ;

- s’ils s’engagent à une volonté de transparence des comptes ;

- s’ils prouvent un vrai esprit d’entreprise et une véritable volonté d’évolution pour fidéliser notre clientèle existante et conquérir une nouvelle clientèle afin de relancer le chiffre d’affaires du PMU (synonyme de maintien ou même de hausse du niveau des allocations et des primes à l’éleveur) et faire que nos courses hippiques redeviennent un sport-spectacle populaire dans lequel toute personne de tout milieu et de tout âge ait envie d’investir. Pour parvenir à ces objectifs, nous estimons que les candidats, les cooptés et représentants de fédérations régionales devront :

 

- Reprendre la main sur notre organisme collecteur de paris qu’est le PMU : en réalisant des économies de fonctionnement, en recentrant l’offre de jeu sur notre cœur de métier (les paris hippiques qui se doivent de rester un jeu intelligent), en réformant le jeu phare le Quinté+ et sa "tirelire" qui est en perte de vitesse (enlever un des bonus pour éviter des rapports miséreux et supprimer le hasard du "numéro plus" qui a écoeuré de nombreux turfistes. Pour conserver le système de tirelire, il suffirait de faire trouver le 6e et le 7e de la course pour former ce "numéro plus" qui irait alors de 0102 à 1817. Statistiquement, la tirelire tomberait plus souvent et pourrait motiver les turfistes à rejouer au Quinté+) ; en supprimant les courses ayant lieu aux antipodes

(qui s’apparentent, ni plus ni moins, à de la loterie et cannibalisent nos courses françaises par des prises d’antenne tardives, négatives en matière d’images et de paris nationaux) ; en ne conservant que les courses dans nos pays voisins ayant besoin de relance et amenant un vivier

important de parieurs potentiels au PMU et d’investisseurs (Allemagne, Belgique, Pays-Bas, Suisse, Baléares) ; en positionnant nos courses françaises Premium dans des créneaux

respectables pour soulager les cadences infernales des écuries, de leurs personnels et aussi des bénévoles des hippodromes, tout en respectant également les créneaux favorables aux enjeux (même si nous avons conscience que cet objectif n’est pas forcément simple à atteindre) ; en faisant éventuellement renaître un jeu vertical, mais seulement sur les réunions 1 de week-ends et jours fériés, pour faire comprendre au grand public qu’il n’existe pas qu’une seule

course par jour et lui faire découvrir des champions.

 

- Négocier avec nos ministères de tutelle pour gommer (au pire amoindrir) la distorsion de concurrence entre le PMU (porteuse de 70.000 emplois !) et la FDJ selon ces deux constats : la première est que notre budget communication est quatre fois moins élevé que celui de notre

concurrent ; la seconde est que les tenanciers de points de vente en dur ne touchent qu’au maximum 2,4 % de leurs ventes PMU alors qu’ils touchent 5 % de leurs ventes FDJ. Nos représentants devront négocier sans que le retour aux parieurs diminue, mais plutôt augmente, sachant que ce retour aux parieurs est plus important chez nos concurrents de paris en ligne.

 

- Ne pas se résigner à baisser le nombre de courses ou les allocations, mais, à l’inverse, engager une politique volontariste de conquête de nouveaux clients parieurs et/ou propriétaires qui, à l’origine, sont les mêmes personnes.

 

- Actionner de toute urgence le marketing commun,

dont nous attendons toujours les premières réalisations concrètes, par une communication axée sur nos champions (chevaux et hommes), l’émotion, la beauté, l’adrénaline, la convivialité.

 

- Redéployer ce marketing (axé sur l’émotion, la beauté, l’adrénaline) par tous les vecteurs grand public : réseaux sociaux, chaînes principales de télévision (même pour quelques minutes, comme auparavant, grâce à la Minute hippique sur TF1), journaux et magazines généralistes ou

dédiés à d’autres secteurs (sport, décoration, jardin, voile, golf, jeunes) afin de faire découvrir les courses à d’autres classes sociales et classes d’âges.

 

- Améliorer le parcours-client sur nos 240 hippodromes français qui sont, selon nous, les véritables portes d’entrée pour conquérir une nouvelle clientèle. Nous avons la chance d’avoir le plus grand maillage territorial au monde. Préservons-le, mais donnons des moyens techniques et humains à toutes ces sociétés de courses pour bien communiquer, bien théâtraliser les courses et bien accueillir les clients qui, ne l’oublions pas, sont tous de potentiels futurs turfistes, propriétaires, éleveurs, salariés ou bénévoles. Autant que possible, il faudrait que les hippodromes diffusent le son et les images d’Equidia (actuellement, les turfistes restant dans leur canapé ont plus d’informations que ceux faisant l’effort de se déplacer ; c’est totalement illogique). Au lieu de gaspiller de l’argent sur la publicité des paris sportifs et pokers, il faudrait notamment consacrer un budget à la mise en place sur chaque hippodrome de stands « Jouez,

c’est facile » comme le font (bien) les sociétés mères.

 

- Faire prendre conscience à tous les professionnels et aux salariés des différents organismes de soigner les relations clients avec les propriétaires et les turfistes et, par conséquent, les médias (voir l’instauration de conférences de presse express avant et après les grandes épreuves, "débriefing" en fin de réunion de courses).

 

- Réaménager intelligemment le calendrier qui devra notamment protéger (et, mieux, créer de l’émulation) les jours de ventes publiques (dont les résultats sont des baromètres importants pour la filière) et les jours de concours de sélection. Les grands prix et courses de sélection ne devront avoir lieu que les week-ends et jours fériés. Les réunions Premium de semaine en province devront, au maximum, être organisées dans des créneaux où le public pourra se déplacer : en semi-nocturnes, nocturnes et/ou pendant les périodes de vacances scolaires des zones concernées.

 

Nous savons pertinemment que beaucoup d’autres dossiers sont à régler, mais les axes précités nous semblent être les leviers les plus stratégiques à actionner pour qu’en découle le renouveau. Nous serons vigilants à ce que chaque candidat, chaque coopté et chaque représentant de fédération régionale se positionnent sur ces axes principaux de

rénovation qui ne visent que l’intérêt général d’une filière que nous aimons passionnément et que nous voulons hisser de nouveau vers le haut.

 

Pour rejoindre ce groupe sur Facebook.

 


13. La proximité avec sa clientèle, un enjeu dynamique pour le PMU

par Adeline Cancre (Tout public)

 

Le PMU en contact direct avec sa clientèle, les enjeux sont à la hausse, CLIQUEZ ICI

 

 

14. Conclusion & Assises de la filière équine

par Adeline Cancre & Ouest-France (Tout public)

 

Nous sommes à la croisée des chemins, on perçoit de petits mouvements. Sont-ils orientés enfin vers la bonne cause ? C’est la question ! Les médias, les réseaux sociaux et les courageux ont un grand rôle à jouer car « Le vrai problème est que l’homme politique ne sait pas gérer la critique qui l’assaille. Elle accuse ses défauts plutôt qu’elle ne le pousse à les corriger. Perdu dans le souci de plaire et de se sauver lui-même, il oublie l’intérêt général au profit de la petite politique, il oublie l’écoute. Il oublie la seule chose pour laquelle au fond il a été choisi : il oublie de faire. » Cécile Cornudet – Les Echos.

 

Message spécifique adressé aux modérateurs, aux journalistes…

Souvent en France, les petits et les grands finissent par s’opposer. A ce moment, il est essentiel de prendre conscience du rôle dissimulé de l’associatif/administratif, responsable d’avoir organisé ce jeu. Responsable de la distribution d'un jeu de cartes qui dévalorisent les entreprises où les joueurs finissent par se taper dessus pour vivre ou survivre (avec les cartes en main). En espérant que mon message soit clair, c'est votre mission de recadrer ces passionnés exténués vers le bon débat afin que la situation avance pour l'intérêt collectif...

 

Assises de la filière équine - Deuxième édition

Mardi 29 septembre de 9h à 18h30 ont eu lieu à Caen la 2ème édition des Assises de la filière équine. Il est 20h et je place le point final à cette conclusion :

1. Félicitations à Ouest France d’avoir organisé un tel événement avec cette qualité d’intervenants autour de 4 tables rondes internationales. Des internationaux intrigués de notre "Tout ça pour ça" : Tout cet argent pour un tel résultat. Des réponses sulfureuses à notre monde intitutionalisé !

 2. Quatre tables rondes qui démontrent les défaillances françaises, A L’IDENTIQUE des propos de cette newsletter :
- L’inertie et l’inadaptation des administrations et des maisons-mères face à leurs missions de valorisation des hommes et des entreprises (hors Trot) ;
- La confusion entre qualité (spectacles, professionnels…) et quantité (structuration, budget…) ;
- La filière hippique qui brûle ses ailes à soutenir une filière équestre, championne du monde de la désinformation ;
- Le maillon faible IFCE, et pourtant rapporteur UNIQUE entre les filières équines et les ministères français ;
- Le bon ajustement du PMU mais qui a besoin d’argent pour financer ses bonnes idées. Le plus simple est de réduire le nombre d’allocations et donc de courses plutôt que de stopper le fonds Eperon et de demander le financement d’Equidia Life à la FFE. Les fonds Eperon qui financent quoi ? Le SHF-Market, les pôles équestres qui sont des organisateurs d’évènements (il va bientôt y avoir plus de pôles que de chevaux et surtout de pédagogues), des vidéos pour la FFE… rien à voir avec les besoins de qualité, professionnalisme et pédagogie clamés par 16 des 22 intervenants de ces 2nd Assises !
- Un comportement symptomatique, le départ d’un politique lorsque le prochain intervenant "efficace" l’insupporte ;
- Un échantillon des centres équestres scandaleusement* faux (surface moyenne : 17 ha).
*Si j’ai pensé au début à une possible erreur de Equicer, une tentative de manipulation du monde des courses me semble plus réaliste à la suite de la justification donnée par Jean de Chevigny, directeur du fonds Eperon et pdg de la société France Cheval (!) : « Il ne parlait pas des centres équestres car leurs clients sont diversifiés » (mais le power point indiquait : « Centres équestres ») et d’une désinformation récurrente d’Emmanuel Feltesse !

- L'enjeu de la filière cheval (dans le monde), urgence démontrée lors de la 4ème table ronde : « Fin  de vie, trouver des solutions communes ». L’enjeu est majeur car dans l’état actuel des choses, il place le lobbying du cheval « animal de compagnie » en position forte à Bruxelles et ce malgré sa totale incohérence. En effet, même si les hommes de chevaux savent qu’il n’en deviendra jamais un, les lois gouvernent la Terre. D’ailleurs, tant mieux pour le bien-être du cheval et de son cavalier. Le plaisir doit être partagé par tous entre professionnalisme et transmission optimum de la culture équestre : acheter un équidé doit être réalisé en considération, entre autres, des coûts de sa fin de vie…

 

Les Lemarchand, trottistes, bien au fait de la réalité d’un échantillon de centres équestres. Le problème est que tout le monde est au fait sauf les protagonistes qui filent « Calme, en avant et droit » dans leurs bottes ! Des protagonistes qui ont bon rôle puisqu’ ils organisent d’un côté, un hold-up aux courses et de l’autre, une ponction continuelle au monde équestre…

 

L’intégralité des tables rondes est désormais disponible en ligne sur le site des Assises, dans la rubrique replay 2015 

JDG : "Organisée le 29 septembre dernier à Caen, à l’initiative du quotidien régional Ouest
France, la deuxième édition des Assises de la filière équine a produit de nombreux et riches échanges sur différentes facettes des filières du cheval.

Une satisfaction massive des participants

Conduite par téléphone à l’issue du séminaire, pendant la semaine du 1er au 8 octobre, l’enquête de satisfaction sur les Assises de la filière équine a collecté 148 réponses soit 45 % des 329 personnes sollicitées. Les scores feraient rougir n’importe quel autocrate du monde avec des taux de satisfaction globaux de 99 % (sur l’organisation et l’accueil) et 97 % (sur les contenus des tables rondes). Les trois points forts de ces Assises ont été pour les auditeurs : la transversalité des sujets, l’intervention de Guillaume Macaire et les comparaisons France/étranger. 90 % des répondants ont expliqué être venus pour « s’informer sur la filière équine en général (son actualité, ses enjeux) ». 91 % ont jugé « excellents ou bons » les choix des sujets et 82 % « excellente ou bonne » la qualité des débats. Voici donc des éléments d’évaluation qui encouragent évidemment à la tenue d’une nouvelle édition de ces Assises."

 

 

 

15. Actualité de « La relation cheval cavalier » : c’est (re)parti !

par Adeline Cancre (Tout public)

 

Un second site WEB est en construction. Il aura pour mission de donner de la visibilité aux évènements français de la filière cheval, du loisir au sport via la culture.

 

 

15b. Cheval Magazine : Dopamine...

par Christa Lesté-Lasserre & Adeline Cancre via Cheval Magazine  (Tout public)

 

Ce site orientera aussi ses visiteurs vers des sélections notamment de magazines. Si ce sont les magazines qui se porteront candidat à participer à cette sélection, j’étais à la recherche d’une bonne presse généraliste.  Cheval magazine gagne emballée sa qualification grâce à sa présentation soignée et son choix éditorial sorti des sentiers battus.

 

Exemple : Dopamine, l’hormone de l’apprentissage…

« Sans dopamine, un cheval n’apprendrait rien. C’est en effet cette hormone secrétée dans le cerveau qui joue un rôle central dans l’apprentissage [du plaisir]. Mais c’est aussi celle qui est responsable des tics ou de la déprime [par déplaisir].

 

Processus physiologique et émotionnel hérité par l’humain qui explique aussi pourquoi la SHF et sa Grande Finale, France-Galop et ses hippodromes parisiens, la FFE et Lamotte-Beuvron… sont ou foncent la tête dans le mur ! En effet, soit l’intention et l’attention portées à ses clients démontrent sur un long terme un projet d’intérêt collectif (apprentissage par le plaisir), soit le plaisir sur un court terme se transforme en déplaisir par ambivalence voire incohérence entre les paroles et la réalité !

 

Autre sujet passionnant « Faut-il passer ses Galops ? » qui devrait mener à la question : Pourquoi des enseignants offrent les Galops ? Car « l’homme est bon » et que chacun aurait plaisir à le faire justement…

 

Revenons à notre dopamine : Cheval Magazine octobre 2015

 

 

 

16. Aides pédagogiques (-/+) 

par Adeline Cancre (Tout public)

 

Développper l’association fût  l’occasion de rédiger de nombreux écrits :

 

L’origine de l’association, la modélisation de l’équitation en 18 apprentissages : « Pour le cavalier en recherche de perfectionnement dans l’intention de situer l’origine des problématiques ».

 

Une AIDE PEDAGOGIQUE gratuite

 

Le contrôle des fondamentaux « classiques » chez le débutant :

- 2 à 3 cours particuliers (1/2 h)

- 6 cours collectifs (1 h) – Téléchargement gratuit

 

 

17. Recommandés par « La relation cheval cavalier » (++)

par Adeline Cancre (Tout public)

 

Stages recommandés « avec cheval et exceptionnellement sans »

EQUESTRIAN COLLEGE, choisissez un référent de qualité et rencontrez-le régulièrement.

 

Stages recommandés « sans cheval »

Voici notre sélection de CENTRES EQUESTRES.

 

Rappelez-vous toujours que de tenir à cheval est (très… trop) facile, mais que la pratique de l’équitation est une démarche d’écoute, d’ajustements de position et de répétitions JUSTES (comme dans toute démarche d’apprentissage) à organiser auprès de personnes compétentes. Ce sont les raisons pour lesquelles il est important de choisir un centre équestre ou/et ses enseignants, en considérant une somme de critères, qui vous feront progresser grâce aux préliminaires de contrôle d’une position neutre (la condition obligatoire pour découvrir la véritable indépendance des aides). Leurs explications et les exercices seront simples (ce qui permet de comprendre le cheminement), structurants et adaptés à votre niveau. Mais les répétitions pour l’ajustement de LA position sont déterminantes comme valeur pédagogique de progression et de satisfaction. Cela pourrait sembler une perte de temps, mais elle est INCONTOURNABLE…

 

 

Chevaux et poneys à vendre

C’est l’Homme qui fait le Cheval donc, si vous cherchez un cheval ou un poney à acheter, il semble profitable de contacter directement les valorisateurs de chevaux et poneys. Ces hommes et femmes sont sympas, pas forcement de véritables commerçants, mais des travailleurs qui savent de quoi ils parlent, c’est l’essentiel lorsque l’on souhaite investir.

 

 

 

18. Sorties & Spectacles

- « Thierry Fontaine sera exposé au Centre Pompidou, à Paris, du 7 au 19 octobre 2015, dans la Galerie de photographies.
Il s’agit du nouvel espace consacré à la photographie et gratuitement accessible au public du Centre Pompidou. Depuis six ans, le PMU s’engage en faveur de la création photographique contemporaine et donne carte blanche à des photographes pour porter leur regard sur l’univers des jeux. Les oeuvres de l’artiste feront également l’objet d’une publication intitulée : "Les joueurs".

 

- CORINNE DUPEYRAT, ARTISTE AU SERVICE DU CHEVAL

JDG : « Corinne Dupeyrat, artiste normande, dessine aux crayons de couleurs, pastels et fusains des portraits de chevaux de course parmi ses portraits animaliers. Passionnée d’équitation et diplômée en architecture intérieure, après une brillante carrière dans ce domaine, elle a souhaité renouer avec le monde du cheval. Elle réalise à la demande des portraits de chevaux de course dont celui de Trêve pour Criquette Head et Le Havre pour le haras de la Cauvinière. Ses oeuvres animalières seront prochainement exposées au Colombier de Manneville-sur-Risle, dans l’Eure, lors des Journées européennes du patrimoine, les 19 et 20 septembre. À cette occasion, Corinne Dupeyrat proposera également une initiation gratuite au dessin au crayon de couleur, de 14 à 16 heures. Il sera aussi possible d’admirer son travail lors du Salon d’Automne, du 15 au 18 octobre, sur l’Avenue des Champs Élysées à Paris, puis à Art en Capitale, du 24 au 30 novembre au Grand Palais. Pour plus d’informations son SITE.

 

- LE CONGRÈS ANNUEL DE L’INSTITUT DU DROIT ÉQUIN

JDG : « L’hippodrome de Vincennes accueillera le Congrès annuel de l’Institut du droit équin, le vendredi 23 octobre 2015, de 13 à 19 heures. Le congrès abordera le thème de "l’entreprise hippique : faire les bons choix". Le congrès se clôturera autour d’un dîner dans le restaurant panoramique de l’hippodrome de Vincennes.

 

Programme prévisionnel

La création de l’entreprise hippique (13 h 20) : Alain Pignolet
La gestion de l’entreprise hippique (15 h 40) : Florence de Freminville

La résolution des difficultés financières de l’entreprise hippique (17 h 20) : Blanche de Granvilliers »

 

- Agenda des hippodromes, CSO, CCE… toutes disciplines

 

- Cirque Medrano en France : Tournée 

 

- Zingaro en France : Tournée

 

COVOITURAGE

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